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Casablanca: Mohamed Sajid dans les bidonvilles

Par L'Economiste | Edition N°:1598 Le 10/09/2003 | Partager

. Au quartier chic Californie, la majorité des inscrits sont des bidonvillois “Il n'y a pas de recette-miracle et il ne peut y en avoir”. Mohamed Sajid, tête de liste de l'Union Constitutionnelle (UC) aux élections du Conseil d'arrondissement d'Aïn Chock, en est convaincu. Ce qu'il faut, dit-il, c'est d'abord l'implication du citoyen dans les affaires de sa commune. Un citoyen qui reste en dehors de la gestion locale ne peut être d'aucune utilité pour son arrondissement, souligne Mohamed Sajid.Le candidat a définitivement et clairement opté pour une démarche participative où l'habitant joue de tout son poids. Partant de son expérience en tant que président d'une petite commune de la région de Taroudant, Mohamed Sajid explique qu'il faut surtout avoir à l'esprit que l'Etat ne peut tout donner. C'est au citoyen de provoquer la réaction des autorités centrales en proposant, en prenant l'initiative, en initiant des projets structurants. Pour sa part, l'élu se doit d'être au fait du service public. Il est élu pour représenter les citoyens et veiller à la bonne marche des affaires administratives de l'arrondissement.A Douar Kharbouch, un bidonville en plein quartier Californie, la tête de liste de l'UC explique sa démarche et répète à ses interlocuteurs que “sans leur aide rien ne pourrait se faire”. “C'est vous qui vivez les problèmes et c'est à vous de tirer la sonnette d'alarme. Pour notre part, en tant qu'élus, nous ne pouvons qu'essayer, dans la mesure du possible, d'y trouver des solutions”, leur dit-il. En d'autres termes, Mohamed Sajid invite les citoyens à “se prendre en charge”. Le reste est une “question de volonté”. A ce propos, il cite l'exemple de la petite commune non loin de Taroudant dont il présidait le conseil. Une commune où plus de 500 kilomètres de routes et d'autres infrastructures ont été réalisés en des temps records grâce à cette démarche participative des citoyens. “Nous avons les moyens de nous développer rapidement. Notre pays, dit-il, a les atouts qu'il faut. Mais nous manquons d'une réelle et ferme volonté, d'abord locale, car c'est par le développement local que l'on peut atteindre le développement national et global”, poursuit Sajid.Optimiste? Il l'est certainement quand il affirme que le cas de la petite commune de la région de Taroudant peut “être transposé à Casablanca”, notamment en matière de lutte contre l'habitat insalubre et les bidonvilles. Il explique ainsi qu'un citoyen qui s'installe dans un bidonville paie généralement sa baraque au-delà de 50.000 DH. C'est le coût moyen pour ne pas dire le plus bas. “Ce citoyen ne peut-il pas avancer cette somme sous forme de participation à l'acquisition d'un logement décent?”. Le candidat Sajid répond à sa propre question par l'affirmative. “Oui, le bidonvillois n'aspire qu'à en sortir pour habiter un appartement et profiter de tout le confort des logements modernes”. Il cite, à cet égard, l'exemple du recasement des bidonvillois de la zone industrielle de Sidi Bernoussi. Une association des opérateurs a été initiée par Sajid pour mener l'opération réussie grâce à la démarche participative des investisseurs. “Chacun a mis la main à la poche. Ne peut-on pas faire la même chose pour éradiquer les bidonvilles et douars des quartiers Anfa et Californie?”, s'interroge le candidat de l'UC, industriel de son état.Des bidonvilles, il en a visité dans son arrondissement. Douar Kharbouch, douar Lakhouadra, douar Laâtour. Des points noirs dans le beau quartier Californie. Ce sont aussi des centaines d'électeurs qui peuvent faire la différence au cours d'une consultation électorale. C'est que les habitants des bidonvilles constituent la majorité des inscrits sur les listes électorales. Un électorat que “certains entretiennent à longueur de mandat”.Dans sa tournée, Mohamed Sajid écoute attentivement les gens qu'il rencontre, parfois leur pose quelques questions et souvent leur rappelle qu'aucune solution “ne peut être trouvée sans leur participation effective”. Insalubrité, assainissement liquide, chômage, éclairage public, voirie… Autant donc de problèmes pour lesquels les habitants réclament des solutions urgentes. Alors, “que l'on ne me dise pas qu'il y a des communes qui dégagent des excédents budgétaires”, souligne le candidat. “C'est une aberration et la preuve d'une mauvaise gestion. Comment peut-on dégager un excédent alors que les rues sont défoncées, les trottoirs manquent de carrelage, l'éclairage public insuffisant...?”. Privilégiant la proximité, le candidat de l'UC avoue qu'il préfère volontiers le terrain plutôt que de rester cantonné derrière un bureau. “La gestion des affaires de la commune a besoin de pragmatisme et de rigueur. Le reste n'est qu'une question d'organisation et de bonne volonté”, souligne Mohamed Sajid. L'homme se veut efficace, travailleur, conscient de ce qui l'attend et n'hésite pas à le répéter à ses interlocuteurs. A souligner qu'il faut beaucoup de persévérance et de savoir-faire pour retenir leur attention. Ils sont chaque jour visités par de nombreux candidats qui adoptent les mêmes discours, leur font les mêmes promesses. Mohamed Sajid, lui, les écoute et débat avec eux de leurs problèmes. “Je ne vous ferai aucune promesse que je ne pourrai tenir. Pour moi, la tâche sera lourde, vu que les problèmes se sont accumulés au fil des années. Mais ensemble, nous pourrons réussir le pari de vous sortir de votre situation”. C'est vrai qu'il n'y a pas de recette miracle. Le candidat en est conscient. Jamal Eddine HERRADI

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