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Casablanca-Anfa: Une journée de campagne avec Yasmina Baddou

Par L'Economiste | Edition N°:1593 Le 03/09/2003 | Partager

. Trois meetings en 120 minutes et des kilomètres à pied. Une campagne menée tambour battantYouyous, dattes et lait. L'accueil réservé par les électeurs des quartiers pauvres d'Anfa à Yasmina Baddou, tête de liste (PI) au Conseil d'arrondissement, se passe de tout commentaire. Assurément, la candidate a les faveurs de l'électorat. Mais, comme elle l'affirme elle-même, entre les intentions et le vote effectif, des surprises peuvent survenir. A Douar Lamkhaznia, La Marine ou Bourgogne, des dizaines d'habitants sont là pour l'accueillir et l'acclamer. Ce sont ces mêmes électeurs qui l'ont élu, en septembre 2002, à la Chambre des représentants. Le 12 septembre 2003, elle espère qu'ils soient un peu plus nombreux, car elle compte également sur le vote des jeunes, particulièrement celui de ceux nouvellement inscrits sur les listes électorales à leur 18 ans.Le verbe amène, le ton enthousiaste et le langage ouvert et clair. La candidate choisi bien ses mots, mais ne les mâche pas. Elle martèle sans cesse, à l'intention de son auditoire, son engagement à rendre la vie plus agréable dans ces quartiers, y construire des terrains de sport, aménager des espaces verts, lutter contre l'insalubrité et la pollution, «s'occuper« des problèmes de l'assainissement solide, ouvrir des centres d'accueil pour les personnes âgées, pour les femmes en difficulté... Tout cela, «dans la mesure du possible«, répète-t-elle. Car, «je ne peux vous faire des promesses que je ne pourrais tenir«.Yasmina Baddou avait commencé très tôt sa journée. Un aller-retour à Tétouan, puis une réunion de travail avant d'entamer en début de soirée son programme de campagne.18h. Au siège régional du Parti de l'Istiqlal, sis Avenue de Bourgogne, les militants affluent. L'ambiance est bon enfant et les responsables de la campagne s'activent dans un dernier effort avant l'arrivée de la candidate tête de liste. Tout est fin prêt pour assurer à sa tournée dans certains quartiers un maximum de succès.18h30. La candidate arrivée directement de Tétouan pointe du nez et presse les militants pour que tout le monde se rende illico presto au lieu du meeting. «Il ne faut pas laisser attendre, ces dames«, nous confie-t-elle. «C'est à une réunion avec des femmes de Douar Lamkhaznia (quartier Al Hank) que nous nous rendons«. Les problèmes dans ce quartier sont identiques à ceux de beaucoup d'autres de Casablanca. L'assainissement solide, l'habitat anarchique et insalubre, la voirie, les espaces verts, les terrains de sports et aires de jeux, l'emploi... Autant de questions que la candidate Yasmina Baddou débat avec les populations. A leur écoute, dit-elle, je me rends compte de l'acuité des problèmes et de leur urgence. Alors que l'on nous dit qu'il y a des excédents budgétaires. L'argent des budgets communaux ne pouvait-il être dépensé dans l'asphaltage des rues, le carrelage des trottoirs, l'aménagement d'espaces de jeux, de jardins? La rencontre avec les femmes de ce quartier, dont une habitante se présente aux élections dans la même liste que Yasmina Baddou, est édifiante. Certes, la tête de liste connaît les problèmes de ce quartier qui fait partie de la circonscription électorale d'Anfa où elle a été élue à la Chambre des représentants. Seulement, dit-elle, je ne peux à partir de l'hémicycle essayer de résoudre les problèmes qui se posent dans certains quartiers. “Mais en siégeant au Conseil d'arrondissement ou de la ville, on touche mieux ces problèmes et on peut aisément réfléchir aux solutions adéquates”. C'est là le véritable travail, la réelle mission de l'élu communal. Il vit avec et dans la proximité des problèmes locaux, et par conséquent, ne peut se cacher derrière sa méconnaissance de tous les désagréments provoqués par l'habitat insalubre, l'amoncellement des ordures, l'absence d'espaces verts...Le meeting prend fin par des promesses et des voeux de victoire et de succès. Les populations tiennent à témoigner leur soutien à Yasmina Baddou. On crie son nom, on la rassure, on prie pour qu'elle gagne. 19h 30. Autre lieu, autre meeting. Non loin de Douar Lamkhaznia, un autre «quartier«, avec tout son lot de problèmes. «La Marine«, comme on l'appelle, ne s'était pas bien préparé au meeting. Un quelconque et insignifiant malentendu a chamboulé le programme de campagne. Mais qu'à cela ne tienne, «puisqu'on est là, allons voir nos concitoyens de ce quartier«, décide la candidate. La distance qui sépare les deux lieux de meeting n'est pas négligeable. Elle fut parcourue à pied. Les militants scandent les slogans du Parti de l'Istiqlal. On reste correct. Poli même. Ni obscénités, ni indécence. Une campagne électorale est également une leçon de savoir-vivre et de savoir-faire. Une sorte d'école où tout le monde reçoit la même leçon de courage, d'éducation, de militantisme et aussi d'abnégation. Ici, ce ne sont pas les personnes qui sont mises en évidence, à l'avant de la scène. Mais toute «l'équipe«, toutes les composantes de la liste. 20h. Le cortège quitte le bord de mer et les quartiers «Lamkhaznia et La Marine«. Destination Bourgogne. Yasmina Baddou doit y tenir une autre réunion. De nombreuses femmes y sont présentes. Des hommes aussi dont beaucoup de jeunes. Le discours de la tête de liste a légèrement changé. Dans ce quartier, les priorités ne sont pas forcément les mêmes que dans les deux autres. On parle plutôt chômage et emploi, jeunesse et terrains de sport, espaces verts et promenades pour les femmes... Le débat est ouvert. On discute, on fait part de ses récriminations. La candidate-tête de liste écoute attentivement avant de répondre après une profonde réflexion. Elle ne fait pas de promesses. Honnête, elle affirme qu'elle fera tout ce qui lui serait possible pour élever le niveau de vie des habitants, pour leur permettre de vivre décemment dans leur quartier, pour les faire bénéficier de leurs droits inaliénables aux soins de santé, à des rues propres, au travail et au logement décent.21h. La journée de la candidate s'achève sur l'examen du programme de campagne pour le lendemain.Jamal EDDINE HERRADI

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