×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Politique

Communales - Dernier jour
Les chantiers d'Alioua pour Casablanca

Par L'Economiste | Edition N°:1599 Le 11/09/2003 | Partager

. Un plan stratégique à long terme pour que la métropole ne ressemble plus à Beyrouth de l'après-guerre. Il compte mettre en place un Conseil consultatif intégrant les opérateurs de la ville. Autre action, faire du lobbying auprès de Rabat «Casablanca n'est pas une ville, mais un collage de bouts de ville». Dans la bouche de Khalid Alioua, candidat tête de liste de l'USFP à Anfa, le constat tombe comme un couperet, en même temps qu'il suggère le projet de chantier à venir. Le député de la même circonscription qui vise aussi la mairie de la capitale économique ne mâche pas ses mots. Casablanca a été victime de l'éclatement de la ville, d'une politique dite de zoning ayant assigné à certaines communes des fonctions de dortoir, industrielles ou d'affaires et à d'autres des fonctions résidentielles. En tout cas, avec une feuille de route précise sous le bras, le ministre-candidat sait où il va: Casablanca a besoin d'un plan stratégique.Il veut revoir le plan d'aménagement urbain pour revenir aux principes fondamentaux que sont la planification et l'art urbain. D'abord un point de départ: “Combien de temps a été perdu depuis l'annonce par feu SM Hassan II du début de la restructuration urbaine de Casablanca en partant de l'avenue royale et la mosquée Hassan II! Si vous y allez, vous allez découvrir un site qui ressemble beaucoup plus à Beyrouth au lendemain de la guerre qu'à une avenue qui devait inaugurer Casablanca comme la perle de l'Atlantique”.Ce diagnostic froid posé, le candidat à la mairie décline la priorité de ce chantier autour duquel il compte tisser la trame urbaine de Casablanca. De là, il pourra s'attaquer, comme il le dit, aux autres grands dossiers: habitat, ordures, assainissement liquide, transport, circulation, pollution… Reste la question du financement de ces travaux d'Hercule qu'Alioua compte lancer tous azimuts s'il engrangeait la confiance de la population et de ses pairs. Bien sûr, les ressources propres de la ville ne suffisent pas. Casablanca ne collecte pas toutes ses ressources en matière de taxes locales à cause du racket auquel se livrent des agents corrompus ou du fait, simplement, de la paresse de l'appareil chargé de lever ces impôts. Ces ressources propres peuvent être améliorées, mais cela ne suffit pas. Il faut donc pratiquer le out sourcing, en allant chercher les ressources à l'extérieur. Il s'agit d'identifier les différents projets qui peuvent donner lieu à un partenariat basé sur la règle du win-win. La gouvernance locale version Alioua est claire sur le papier. Il veut “rassembler autour de projets majeurs qui engagent la collectivité sur plusieurs années”. Pour le mettre en musique, il lui faudra d'abord gagner la bataille de la mairie en mettant les grands électeurs de son côté lors de l'élection du président du conseil de la ville. Et l'élection, au lendemain du 12 septembre, d'un bureau à l'image de la coalition gouvernementale ne lui déplairait certainement pas. “Je ne pense pas qu'un maire ou président du conseil puisse, seul, s'occuper convenablement d'un plan à long terme. Nous devons parvenir à générer la synergie entre les différentes composantes de la société casablancaise pour un plan, non pas d'une couleur politique mais celui de la ville, pour que demain, quel que soit le pouvoir local, il sera lié par ses objectifs et sa méthode de travail ''. Certes, le Conseil de demain sera élu pour six ans. Mais, il est impératif, plaide Khalid Alioua, de présenter aux citoyens un plan pour obtenir leur adhésion et à l'Etat un projet de contractualisation d'objectifs. Pour cela, il ouvre des pistes: “l'Etat s'intéresse à Casablanca avec beaucoup de présence. L'idéal est que le pouvoir local devienne aussi un relais de l'action de l'Etat sur le terrain”. Alioua compte aussi prendre son bâton de pèlerin pour faire le tour des bailleurs de fonds nationaux et étrangers en vue d'aboutir à des tours de tables sur de grands dossiers et pouvoir lancer un programme de grands travaux. “Mon idée est de plancher, dès les premiers mois, sur la mise en forme d'un plan stratégique”. Comment? Il préconise une démarche qui repose sur deux piliers: le pouvoir élu ne pourra fonctionner qu'en s'appuyant sur celui des autres institutions et opérateurs de la ville. “J'ai l'intention, si je bénéficie de l'appui de la population de Casablanca et de ses élus, de proposer la création d'un Conseil consultatif, constitué d'opérateurs de différents secteurs pour essayer de concevoir ensemble ce plan stratégique, mais aussi de déléguer des pouvoirs à la fois aux élus et à des conseillers qui sont prêts à s'investir dans l'action de reconstruction”. Reste l'incontournable nerf de la guerre: l'argent. Sur ce registre, Il se propose d'aller chercher les ressources financières, d'expertise et même faire du lobbying pour défendre Casablanca auprès du pouvoir central. Mohamed CHAOUI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc