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Politique

Communales - Dernier jour
Karim Ghellab, tête de liste (Istiqlal) à Casablanca-Sbata joue sur sa jeunesse

Par L'Economiste | Edition N°:1599 Le 11/09/2003 | Partager

. L'actuel ministre des Transports critique la gestion communale Constat. Le plus vieux parti politique table sur la jeunesse de ses têtes de liste. Et elles sont nombreuses. A la circonscription de Sbata, le plus jeune des ministres, 37 ans, est en campagne. A la place des traditionnels tracts, Karim Ghellab, ministre des Transports, innove et distribue des dépliants à son effigie. Au-dessus, on distingue la balance, symbole du parti, et un credo: «croire en l'avenir». La symbolique n'est pas fortuite. Ghellab veut passer un message à ses 70.000 électeurs potentiels: «L'avenir appartient à une nouvelle génération de jeunes militants à qui le changement tient vraiment à cœur». Le quartier Sbata est une réelle bombe à retardement où le changement équivaut, pour la population, à exaucer des vœux pieux. Longtemps abusée, elle est difficile à convaincre. Le jeune Ghellab fait de l'ombre au ministre et cherche à gagner en crédibilité et surtout en sympathie auprès des jeunes. 18h, une réunion avec les femmes du quartier se termine. Ghellab apporte une dernière explication: «La page des communes démissionnaires va être tournée grâce à la nouvelle loi». Rétrospective. Tête de liste Istiqlal, il rappelle que la loi de 1976 sur la gestion communale «a été jusqu'ici détournée par des responsables communaux qui croyaient que la commune leur appartenait». Simple tee-shirt au symbole du parti, Ghellab discute avec les femmes qui l'appellent «mon fils». Il rit avec quelques jeunes qui l'interpellent par son prénom. Ces derniers s'impatientent d'avoir une photo avec ce ministre qui a presque leur âge, les mêmes allures et parle un langage qu'ils connaissent. «Les jeunes sont contents, ils ont tellement souffert», dit avec émotion cette femme, hôte du meeting. Une note mélancolique dans une ambiance bon enfant, mais qui rappelle toutes les attentes tues durant un bref moment de joie. Retour à la réalité. Le candidat explique qu'il faut aller voter en groupe. « Aujourd'hui, vous êtes avec nous dans le même bain. Vous portez le souci de choisir la personne qui saura le mieux défendre vos intérêts». Les femmes expriment leurs bonnes intentions en évoquant le traditionnel adage du repas partagé, gage d'engagement. La stratégie de campagne adoptée par Ghellab s'appuie sur des cercles de rencontres réduits. «Là où un réel débat avec les gens est possible. Ce sont pratiquement des réunions de travail où, ensemble, on diagnostique les besoins», explique Ghellab. Une approche qui met les électeurs en confiance. «Ils doivent penser: ces gens-là sont déjà en train de travailler», ajoute Ghellab qui s'apprête à aller dans la quatrième et dernière réunion de la journée. Dans la matinée de ce lundi 8 septembre, le tête de liste a fait du porte-à-porte, 3 heures durant, à Derb Lhjar (Sbata). Physiquement, le rythme est très éprouvant. «Mais on ne sent pas la journée passer». Ghellab qui peut aujourd'hui se vanter d'un parcours assez riche pour son jeune âge, a-t-il eu le temps de s'intéresser à un pauvre quartier? «J'ai eu l'occasion au sein du parti d'avoir des relations privilégiées avec les militants dans la section de Sbata et de Salmia. «Les gens du quartier me connaissent pour avoir déjà travaillé avec eux». Ghellab se définit comme un «passionné de Casablanca». Sa jeunesse lui confère une sorte de symbiose avec une population jeune, nombreuse et en âge de voter. Pour lui, «le succès est beaucoup plus passionnant à mettre en œuvre à Casablanca». Une ville à l'activité abondante. Qu'il faut «canaliser, fédérer et orienter». C'est ainsi que l'actuel ministre conçoit le rôle du gestionnaire. Son ambition: «Faire de la ville une grande capitale méditerranéenne». Ghellab se considère «plus crédible que ses concurrents quand il parle du long terme». Les priorités qu'il met en avant dans sa campagne s'inscrivent dans cette même approche: un développement de proximité qui fait de l'emploi, l'amélioration des services communaux et sociaux, une gageure pour des lendemains meilleurs. Son défi aura été de «prendre un quartier qui a beaucoup de difficulté et en faire un arrondissement modèle et moderne à Casablanca». Or aujourd'hui, ajoute Ghellab, «la gestion communale est un frein au développement alors qu'elle aurait dû être une source de motivation et jouer un rôle moteur». Ghellab ne déroge pas à la règle. Comme plusieurs autres candidats que L'Economiste a rencontrés, il croit que «le rôle direct de la Commune est d'aller vers des concessions». Mais pas n'importe comment. «Le niveau d'évaluation et de surveillance reste insuffisant. Ce sont des contrats compliqués qui demandent une expertise qu'on n'a pas encore», nuance-t-il. Avec la nouvelle loi sur les communes, il est confiant: «On a désormais des attributions claires. Les communes devront mieux gérer leurs ressources du moment où l'autorité n'agira qu'en leur assurant l'assistance nécessaire». Mostafa BENTAK

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