×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Politique

Communales - Dernier jour
Casablanca: Allure de fête pour la tournée d'El Abbassi

Par L'Economiste | Edition N°:1599 Le 11/09/2003 | Partager

. Tambour battant, le président sortant de la CUC en campagne dans l'ancienne Médina. Une marche de trois heures pour tenter de rallier les nombreux électeurs de ce quartier Saâd El Abbassi, maire sortant de Casablanca, en campagne. L'événement se passe de tout commentaire. C'était une fête grandiose. Plus de trois cents personnes étaient au rendez-vous lors d'une tournée. Femmes, hommes, vieux, jeunes et moins jeunes… tous ont participé à la manifestation. Tête de liste du RNI, El Abbassi voulait faire une sortie originale. Cette dernière donne l'image d'une marche pour une cause nationale tant par l'ampleur que par l'émotion. Point de rencontre: Rue Chenier, en face de Hayatt Regency à 18h30. Les organisateurs serrent les rangs et donnent les dernières consignes. Une demi-heure après, c'est le coup d'envoi. Castagnettes, tambours, tam-tam et trompettes… une tournée bien rythmée. Musique populaire, chants et youyous des femmes attirent les gens. La fête continue. L'effervescence est à son comble. Et l'ambiance donne l'envie de prendre part à la marche. Le cortège investit la place Mohammed V. Les automobilistes sont contraints de s'arrêter pendant un moment. Puis une petite halte au boulevard El Hensali, question de se décider de la direction à prendre. Tout le monde attend le signe de Saâd El Abbassi, au milieu du cortège. Le candidat demande à ses militants d'entrer en ancienne Médina par la porte donnant sur la rue “commandant provot”. Le cortège s'étire pour permettre aux gens d'accéder à la rue étroite avec youyous, chants et slogans. Les animateurs de la tournée sont vêtus de t-shirts avec le logo du parti et casquettes au même emblème. S'ils soutiennent leur candidat, ils adoptent aussi un ton agressif contre les autres concurrents. Le groupe arrive à Bab Rekha, lieu où se trouve la maison de Doublali (tête de liste du Parti National Démocrate et concurrent d'El Abbassi). C'est une grande maison traditionnelle à l'architecture ancestrale au coeur de l'ancienne Médina. Le cortège marque un arrêt. Les supporters de Doublali jettent par les fenêtres les tracts portant le symbole de la main. De leur côté, les fans d'El Abbassi envoient dans le ciel les prospectus imprimés au logo de la colombe. L'équipe du président de la CUC clame avec effervescence: “Sans contrepartie, c'est de plein grès qu'on le soutient”.Le groupe quitte les lieux. La foule dense serpente les ruelles de la Médina. El Abbassi, serein, souriant, salue les gens. De temps à autres, quelques personnes traversent la foule pour lui serrer la main. “Que Dieu vous récompense et vous donne longue vie”, leur répond-il. Les 32 candidats du RNI étaient présents mais éclipsés. La taille imposante de la tête de liste et sa grande médiatisation y étaient pour beaucoup. “Je vous suis très favorable. Vos commentaires à 2M ou à la RTM sont écoutés par les téléspectateurs qui les comprennent facilement”, lui témoigne un habitant de la Médina.L'ambiance de fête se poursuit. Les rangs du cortège se gonflent de plus en plus. Empruntant Derb Gnaoua, rues El Hilal Ahmer, de Safi, d'El Jadida, la foule s'arrête à Sidi Allal El Kiraouani près de Arsat Zerktouni. Les supporters du PSD faisaient leur campagne de l'autre côté. El Abbassi intervient pour calmer les esprits et assurer un croisement sans heurt des deux groupes. Sidi Fath, Bab Jdid, Bousbir, … aucune place n'est épargnée. Trois heures de marche pour séduire les électeurs. Ce n'était pas une partie de plaisir pour les candidats. Ces derniers savent bien que le vote des habitants de l'ancienne Médina est déterminant. “Mais aucun ne peut espérer une majorité confortable. On sera tous contraint à des alliances”, commente El Abbassi. Ce dernier n'hésite pas à défendre ses réalisations. Le réaménagement des grandes artères casablancaises, le lancement de la gestion déléguée du transport urbain et de la privatisation de la collecte des ordures sont autant de dossiers qu'il a relancés, dit-il.


Série de reportages

L'Economiste a publié depuis le démarrage de la campagne électorale, une série de reportages sur les candidats en tournée. Il s'agit de têtes de listes comme Yasmina Badou (PI), Nouzha Sqali (PPS), Zoubida Bouyad (USFP), Mohamed Sajid (UC), Ali Benkirane (RNI), Fatma Oumail (PJD), Mouiz Benaceur (CNI), et autres… Ali JAFRY

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc