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El Jadida: Des kilomètres de pistes poussiéreuses pour peu d'électeurs

Par L'Economiste | Edition N°:1598 Le 10/09/2003 | Partager

. Les candidats peinent à toucher une population dispersée dans le monde rural. Dans certains villages, on craint les accrochages et jets de pierresEn milieu rural, il faut parcourir des kilomètres de pistes pour arriver aux douars. Ce qui ne rend pas la tâche facile pour mener la campagne électorale. C'est du moins l'avis du candidat Mehdi El Fatemy, pharmacien, tête de liste de l'USFP dans la circonscription de Moulay Abdellah (à une dizaine de kilomètres au sud d'El Jadida). Le territoire de cette commune s'étend sur une superficie de 20 km2 pour plus de 25.000 habitants dont 18.814 électeurs. Ces derniers sont dispersés un peu partout. Dans cette commune, 15 listes avec 25 candidats pour chacune sont en lice. Pour organiser la sortie du candidat de l'USFP, un premier rassemblement s'effectue au siège du parti au village. Au total, 7 véhicules sont mobilisés pour transporter les quelque 60 personnes au douar Ouled Brahim à 15 km. C'est un village de pêcheurs, composé surtout de marins avec des femmes et des enfants qui collectent des algues. Nouveau règlement oblige, les voitures doivent partir séparément. Les sympathisants se révèlent particulièrement disciplinés avec des casquettes, badges et t-shirts de couleur blanche et portant l'emblème du parti. La prudence est de rigueur, car dans les villages sont constamment redoutés les accrochages et les jets de pierres. La campagne n'est pas de tout repos pour Mehdi El Fatemy. Déjà le matin, il fallait faire une tournée à Sidi Bouzid pour essayer de convaincre ses 378 électeurs. D'autres visites ont eu lieu aux douars M'Nadla, Fahs, Batiwa et Lakwasem. Les candidats se présentent comme des “fils du bled” d'abord. Ils se font ensuite un devoir d'expliquer le vote par listes mais surtout d'exhorter les électeurs à se présenter aux urnes le 12 septembre. Les candidats et le comité de soutien se frayent un chemin à travers les pistes pour joindre des maisons éparses. Invitation des habitants pour prendre du thé et du pain avec son goût particulier de campagne. C'est la fête pour les enfants qui ramassent les tracts et suivent le comité de soutien au moment du porte-à-porte. Les petits locaux aménagés en un semblant d'épicerie sont importants. “Il faut absolument convaincre l'épicier influent de par son ascendance économique sur les villageois”, pensent les militants du parti. Des habitants reçoivent les candidats de l'USFP avec bienveillance. Nous sommes vos partisans, déclarent quelques-uns. C'est parce qu'on a besoin de jeunes instruits pour gérer la commune, soulèvent d'autres. Le précédent Conseil était en grande partie composé d'analphabètes, poursuivent-ils. Des pères de familles jouent aux cartes sous une hutte. Désabusés par les précédentes élections, ils n'expriment pas vraiment leurs intentions de vote. 20h, El Fatemy et son équipe remontent dans leurs véhicules pour aller au douar M'aachat tenter de convaincre les 312 électeurs. Après quelques kilomètres de piste, un vieil homme du village indique aux candidats les ruines d'une mosquée. Cette dernière a été détruite avec la promesse de la reconstruire en plus grand. Mais au grand dam des villageois, la promesse n'a jamais été tenue. Au terme de la tournée, les choses semblent acquises pour les candidats de l'USFP dans la commune. Mais dans le monde rural, il ne faut crier victoire qu'après le 12 septembre, fait remarquer El Fatemy. Vers 22h, le candidat et son comité retournent à leur QG à Moulay Abdellah. Au siège, autre difficulté à surmonter: partager les tâches entre les chauffeurs des voitures pour emmener chaque membre du comité chez lui à son douar. La tournée n'est pas finie pour autant car El Fatemy a d'autres rendez-vous pour la soirée. Au programme du lendemain, une tournée à Moulay Abdellah-village et Sidi Bouzid. De notre correspondant, Mohamed RAMDANI

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