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    Economie

    Commerce mondial
    Malgré le hoquet bancaire, les services s’envolent

    Par L'Economiste | Edition N°:2824 Le 21/07/2008 | Partager

    . Hausse de 18%, 3.300 milliards de dollars. L’embellie touche la plupart des régionsDE nouvelles formes de commerce et de nouvelles données boostent la productivité. Pour mener à bien les transactions internationales sur les marchandises, les industries de services (transports, assurances et services financiers) fournissent les intrants nécessaires, indique le rapport 2008 de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). En 2007, les exportations mondiales de services commerciaux ont augmenté de 18% pour s’établir à 3.300 milliards de dollars. Les importations, elles, ont enregistré 3.060 milliards de dollars. «Le commerce des services a augmenté considérablement mais son importance est encore mal comprise en raison du manque de données», soulignent les auteurs du rapport. «Cette accélération est due en grande partie à l’évolution des taux de change et aussi, dans certains cas, à la hausse du coût des carburants, est-il expliqué. Au Maroc, rappelons-le, la valeur ajoutée des services serait en amélioration de 5,3%, «à un rythme moins rapide qu’en 2007», selon les derniers chiffres du HCP (www.leconomiste.com). Sur les trois grandes catégories de services commerciaux: transports, voyages et autres services, c’est ce dernier volet qui a connu la croissance la plus rapide au cours des sept dernières années (19%). Il représente actuellement presque la moitié des exportations totales de services. Globalement, l’embellie touche la plupart des régions. En Europe, les exportations et les importations de services commerciaux ont enregistré, respectivement, une hausse de 19 et 17%. Ce qui a consolidé la position dominante de la région dans le commerce mondial des services. Dans la Communauté d’Etats indépendants, la croissance a été la plus forte, bien qu’elle détienne toujours la plus petite part du commerce mondial des services. D’autre part, les échanges de services commerciaux de l’Asie ont progressé un peu plus que le total mondial. En Amérique du Nord, la croissance en dollars a été la plus faible de toutes les régions en 2007. Bien que les exportations aient progressé plus que l’année précédente, la croissance annuelle a été inférieure à celle du commerce mondial pour la septième année consécutive. Les importations de services des États- Unis ont progressé de 9%, ce qui est l’une des plus faibles augmentations enregistrées pour les 30 nations commerçantes mentionnées par le rapport. Leurs exportations de services ont augmenté de 14%, contribuant à un accroissement de 120 milliards de dollars de l’excédent du commerce des services des États-Unis. Le Brésil, principal exportateur et importateur de services de la région, a aussi été l’un des plus dynamiques, enregistrant une augmentation d’environ un quart de ses exportations et de ses importations. Du côté de l’Afrique, les exportations correspondent à 84 milliards de dollars (soit 21%), tandis que les importations ont atteint 97 milliards (soit 19%). Les exportations au Moyen-Orient ont atteint 79 milliards de dollars (15%), une performance moindre par rapport aux importations, qui s’élèvent à 125 milliards. Répondant à une demande des pays riches, une conférence d’une journée est prévue durant cette semaine à Genève pour permettre aux pays concernés de «signaler» quels sont les secteurs (télécommunications, services, finance...) qu’ils sont prêts à ouvrir davantage à la concurrence étrangère.


    La délocalisation s’amplifie

    LE commerce et la mondialisation ont assuré une plus grande prospérité à des centaines de millions de personnes et une plus grande stabilité entre les pays, selon l’OMC. Les faits montrent que la délocalisation est un phénomène qui va en s’amplifiant, favorisé par la diminution des coûts absolus du commerce des biens et des services, et par les progrès des technologies de télécommunication. Le rapport a tenté de déterminer si les pays ont tiré parti de leur avantage comparatif et s’ils ont réalisé des économies d’échelle en accédant à des marchés plus vastes. L’intérêt est d’organiser leurs industries de manière plus efficiente et de profiter de la diffusion des technologies. Fatim-Zahra TOHRY

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