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    Economie

    Commerce mondial
    Année record pour les pays en voie de développement

    Par L'Economiste | Edition N°:2824 Le 21/07/2008 | Partager

    . Une croissance de 17%. 5.000 milliards de dollars d’exportations en 2007Les pays en développement ont fortement participé à la croissance du commerce mondial durant l’année 2007. Leurs exportations de marchandises ont progressé de 16% pour atteindre 5.000 milliards de dollars, et leurs importations de 18%, ce qui s’est traduit par un excédent total de 450 milliards de dollars, souligne le dernier rapport de l’OMC sur le commerce mondial. La part des pays en développement a atteint 34%, un record historique. Cette performance a été possible grâce surtout à la hausse des prix des produits de base. Les pays les moins avancés ont vu leurs exportations de marchandises augmenter au cours des 7 dernières années, plus 16% en 2007, pour s’établir à 120 milliards de dollars. Pour leur part, les importations de marchandises des pays en développement ont progressé de 17%, un peu plus que le commerce mondial. Pour cette période, le Maroc a enregistré un petit 2%. Le rapport soulève des différences entre ces pays en ce qui concerne la composition de leur commerce par produit, leurs résultats individuels et leur taille relative. C’est pourquoi leur regroupement en tant que pays en développement est moins significatif pour l’analyse des échanges.Le rapport souligne que la croissance des régions en développement a été près de 3 fois supérieure à celle des régions développées, de 7% environ. Le Maroc a été moins performant que ses voisins. Face à la croissance soutenue dans certains pays sud-méditerranéens tels que l’Egypte et la Tunisie qui ont vu leur croissance atteindre 6% en 2007, le Royaume affichait 2,5%. Au terme de cette année, la contribution de ces pays à la croissance de la production mondiale a dépassé 40%. «Cette croissance vigoureuse ne devrait pas faire oublier qu’il y a des différences considérables entre les pays de ce groupe», prévient le rapport. La hausse des prix des matières premières a certes amélioré les perspectives de certains exportateurs des pays en développement, mais elle a aussi eu de graves répercussions sur les pays importateurs, comme c’est le cas bien évidemment du Maroc. Cependant, c’est la contraction de la demande dans les pays développés qui a ramené la croissance mondiale de 3,7 à 3,4%, soit à peu près le taux moyen enregistré au cours des 10 dernières années. D’après le rapport, la croissance réelle des exportations de marchandises a été de 5,5% en 2007, 3 points de moins qu’en 2006. La croissance du commerce réel a dépassé celle de la production mondiale de 2 points de pourcentage. Elle est restée très variable selon les régions. L’Amérique du Sud et Centrale et la Communauté des Etats indépendants (CEI) ont accru leurs importations réelles de marchandises d’environ 20% en 2007, 3 fois plus que la moyenne mondiale. Les exportations de l’Amérique du Sud et Centrale ont augmenté de 5%, et celles de la CEI de 6%. L’Afrique et le Moyen-Orient ont été les grands bénéficiaires de l’évolution des prix relatifs au cours des trois dernières années. Les produits miniers représentant plus de la moitié de leurs exportations de marchandises. Ils ont ainsi augmenté leurs importations d’environ 12%.Les exportations réelles de marchandises de l’Amérique du Nord ont un peu moins augmenté que le commerce mondial, mais elles ont progressé deux fois plus vite que les importations. Cette différence peut être attribuée en grande partie aux États-Unis, dont les importations n’ont que légèrement augmenté en volume (1%), tandis que leurs exportations ont progressé de 7% en 2007. En Europe, les résultats du commerce ont été quelque peu atypiques en 2007. Il y a eu une légère décélération de la croissance économique (de 0,1 point), et une forte baisse du taux de croissance des exportations et des importations (3,5 points). En Asie, la croissance des exportations a été de 11,5% en valeur réelle, dépassant à nouveau largement celle des importations de la région (8,5%). La durée de la phase d’expansion mondiale et la vigueur de l’activité économique en dehors des régions industrialisées ont contribué à renchérir encore les combustibles et ont poussé à la hausse les taux d’inflation intérieure. Fin de 2007, la hausse des prix à la consommation dans les pays développés et dans les pays en développement était plus rapide qu’en début d’année, à environ 1 et 2 points respectivement. Comme le commerce mondial réagit fortement aux variations de l’activité économique, une décélération plus forte que prévu de la croissance économique mondiale pourrait réduire beaucoup plus la croissance du commerce mondial, qui pourrait tomber bien en-dessous des 4,5% prévus, souligne le rapport. La Banque mondiale affirme, pour sa part, que la croissance des pays en développement devrait se maintenir face à la flambée des cours des denrées alimentaires et de l’énergie.


    Semaine décisive

    Un accord de libéralisation du commerce mondial injecterait 50 à 100 milliards de dollars par an dans l’économie mondiale, a estimé, la semaine dernière, Pascal Lamy, directeur général de l’OMC, en appelant les pays membres à un compromis, cette semaine à Genève. Evoquant plusieurs études sur le sujet, Lamy a indiqué que l’impact de la baisse des droits de douane sur les échanges de marchandises agricoles et industrielles «tournerait au minimum autour de 50 milliards de dollars par an sur la base des flux commerciaux actuels». Si l’on projette la croissance du commerce mondial des années récentes, le gain annuel grimperait à 100 milliards dans 10 ans, a-t-il ajouté. Les 2/3 de ces gains bénéficieraient aux pays développés et un tiers aux pays émergents. Saad Souleymane BOUHMADI

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