×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie Internationale

    Commerce mondial: L’OMC redouble de prudence

    Par L'Economiste | Edition N°:3504 Le 08/04/2011 | Partager
    Les échanges internationaux vont ralentir en 2011
    Printemps arabe, situation au Japon, flambée des matières premières… un impact encore inquantifiable

    «Après l'augmentation sans précédent de 14,5% du volume des exportations en 2010, la croissance du commerce mondial devrait revenir à un niveau plus modeste de 6,5% en 2011», selon le DG de l'OMC, Pascal Lamy

    Le commerce mondial devrait nettement ralentir cette année. Après une augmentation de 14,5% du volume des exportations en 2010, la croissance du commerce mondial devrait revenir à un niveau plus modeste de 6,5% en 2011, selon l'Organisation mondiale du commerce (OMC).
    Les chiffres montrent que le commerce a aidé le monde à échapper à la récession en 2010, de l’avis du DG de l’OMC, Pascal Lamy. Mais, les séquelles de la crise financière sont toujours là. Le chômage élevé dans les économies développées et les plans de rigueur en Europe continueront d’alimenter les pressions protectionnistes.
    Le système commercial international a subi avec succès le choc de la crise. Le rebond historique, une année après une chute sans précédent de 12%, a permis aux échanges mondiaux de retrouver leurs niveaux d'avant crise. Ils ont été largement portés par une croissance marquée du volume des exportations des économies en développement (+16,7%), en particulier asiatiques, tels la Chine et le Japon alors que les exportations des pays développés ont augmenté de 12,9%.
    La Chine a consolidé sa place de premier exportateur mondial (contribuant à 10,4% des échanges mondiaux) devant les Etats-Unis qui ont ravi cette année le deuxième rang à l'Allemagne désormais reléguée à la troisième place. Ces bonnes nouvelles ne doivent pas faire oublier que la tendance à long terme d'avant la crise n'a toujours pas été retrouvée et ne devrait pas l'être avant un moment. D'où le ralentissement à 6,5% de la croissance des échanges prévue cette année, basée sur un PIB mondial de 3,1%. Toute la planète devrait être affectée même si les pays en développement devraient l'être moins (+9,5%) que les économies industrialisées (+4,5%).
    Selon l’OMC, l'impact sur la croissance mondiale et le commerce des catastrophes au Japon (tremblement de terre, tsunami et accident nucléaire), des soulèvements populaires dans des pays producteurs de pétrole au Moyen-Orient ou encore de la hausse des produits alimentaires restent à l'heure actuelle difficilement quantifiables. Ces événements ont accru l'incertitude économique au niveau mondial, faisant pencher la balance des risques vers une détérioration.
    Pour le patron de l’OMC, le tableau n'est pas si noir car le système commercial a passé le test de la crise en dépit d'un accord sur une plus grande libéralisation des échanges prévue par le cycle de Doha qui se fait toujours attendre.

    F. Z. T.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc