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    Economie

    Commerce extérieur : Trafic portuaire: Plus de 40 millions de tonnes en 1996

    Par L'Economiste | Edition N°:269 Le 27/02/1997 | Partager

    En volume, les exportations augmentent de près de 3%, mais les importations chutent de 8%, avec un trafic portuaire qui évolue très peu depuis quelques années. Les chiffres 1996 traduisent une relance, mais ce n'es pas encore l'euphorie.


    Le trafic portuaire de marchandises s'est inscrit à la baisse en 1996. La hausse des exportations n'aura pas permis de compenser la chute des importations. L'indicateur est d'autant plus important que 95% des échanges avec l'extérieur s'effectuent par voie maritime.
    Globalement, le trafic recule de 3,1% à plus de 42,5 millions de tonnes. Depuis quelques années d'ailleurs, le trafic stagne autour de 40 millions de tonnes.
    La baisse de 1996 provient principalement des importations (-8%) qui ont représenté 22,1 millions de tonnes. Par mode de conditionnement, ce sont surtout les vracs liquides qui reculent de plus de 15%. Les vracs solides régressent aussi mais dans une plus faible proportion (6,2%).

    Chute du trafic conteneurisé

    Par produits, ce sont surtout les hydrocarbures et les céréales qui ont contribué à la chute des importations.
    A l'import, en effet, les produits pétroliers régressent de 14% à plus de 7 millions de tonnes. Cette baisse est due essentiellement au renchérissement du prix du pétrole sur le marché international en 1996. Le cours moyen du baril s'est apprécié de 29%, poussant l'ONE, grand consommateur, à se tourner vers le charbon qui connaît une augmentation de près de 9%.
    Les achats de céréales dégringolent de près de 24% à 2,7 millions de tonnes, suite aux excellents résultats de la campagne agricole, soit plus de 100 millions de quintaux. Autre produit qui tire les importations vers le bas: le soufre. Les entrées sont de 2,6 millions de tonnes et ont diminué de près de 6%.
    En revanche, les approvisionnements en engrais augmentent de 38% à 270.000 tonnes.
    Quant au trafic dit conventionnel, c'est-à-dire marchandises transportées par conteneurs ou RORO, il stagne et chute même pour le trafic conteneurisé.
    A l'importation, ce trafic s'établit aux alentours de 2,2 millions de tonnes dont près de 1,4 million de tonnes en conteneurs.

    A l'export, le RORO connaît une hausse de 9,7%. Cette augmentation résulte notamment des exportations du secteur textile, dont près de 60% transitent par le port de Tanger.
    D'une façon générale, les exportations toutes marchandises confondues connaissent une hausse de 2,9%, confortant ainsi les indicateurs du commerce extérieur. Arrive en tête le phosphate avec plus de 10 millions de tonnes, en progression de 9% par rapport à 1995. Il est suivi de l'acide phosphorique, pourtant en régression de près de 6% à près de 3 millions de tonnes. En troisième position, les engrais voient leurs exportations augmenter d'environ 10% à 1,8 million de tonnes.
    Quant au trafic conventionnel à l'export, il avoisine 1,7 million de tonnes, en augmentation de 5,6%. Les marchandises diverses exportées ont totalisé 1,1 million de tonnes, en hausse de 11,8% sur un an.
    Finalement, en volume, les échanges extérieurs auront été marqués par les exportations de phosphate et les importations de pétrole.

    Fatima MOSSADEQ

    Evolution contrastée des exportations textiles

    Le secteur textile a réalisé en 1996 des performances mitigées.
    Dans l'ensemble, les exportations du secteur ont progressé à un rythme plus élevé que celui des exportations globales, soit 10,4% contre 6,6%. En volume, les ventes à l'extérieur se sont élevées à un peu plus de 9 milliards de Dirhams, contre 8,9 milliards en 1995. Malgré cette hausse, la part du textile dans les exportations globales a baissé de 22,3 à 21%.
    Quant aux importations, elles ont reculé de 4,6%. De 4,1 milliards de Dirhams en 1995, elles se sont établies à 3,9 milliards en 1996, réalisant une économie de 192 millions de Dirhams.
    Les exportations doivent beaucoup aux bons résultats des articles de bonneterie qui ont augmenté leurs livraisons à l'étranger de 10,6%, passant de 2,8 à 3,1 milliards de Dirhams. La mauvaise performance est à imputer aux vêtements confectionnés dont les exportations ont reculé de 6,1%, à 3,4 milliards de Dirhams.
    Par ailleurs, l'année 1996 a confirmé l'augmentation de la part de la sous-traitance dans les exportations du secteur. Alors qu'elle était de 10% en 1990, elle est passée à 25% en 1993 puis à 36,5% en 1996, selon les données fournies par l'Association Marocaine du Textile et de l'Habillement (Amith), relatives aux neuf premiers mois de 1996. En revanche les exportations de produits finis ont dû subir une baisse de 1%.

    Les exportations par suite d'admissions temporaires sans paiement se sont élevées à 2,9 milliards de Dirhams pour les articles confectionnés et 600 millions de Dirhams pour la bonneterie.
    Les AT ont bénéficié également aux tissus synthétiques (9,5 millions de Dirhams), aux tissus de coton et au linge de maison. Le textile de base (couvertures, ameublement et tissus synthétiques) a amélioré ses performances de 51%, mais porte sur de faibles quantités.
    Pour l'Amith, ces chiffres confirment «la stagnation ou le recul de l'activité dans l'ensemble de la filière» causés par une évolution défavorable de la consommation des ménages dans l'Union Européenne. Selon l'Amith, trois éléments sont responsables de cette faible évolution. D'abord, il n'y a pas eu de grands montages de projets d'investissement, ensuite, le coût de l'énergie, la note d'électricité ayant augmenté de 40% pour un volume égal de production. Enfin, le matériel qui était exonéré est soumis à un droit de 2,5%. En plus souligne l'Association, le matériel est décortiqué et ses composantes peuvent être taxées de 10 à 80%.

    Hakim ARIF.

    Produits agricoles: 5,5 milliards de DH à l'export

    Production, exportations, investissements... En dépit de quelques postes déficitaires, la branche des produits agricoles et alimentaires affiche de bons résultats dans la balance commerciale. Ainsi, en 1996, et selon les données de l'Office des Changes, cette branche enregistre sur la balance commerciale près de 16 milliards de DH contre 14 milliards en 1995, soit une augmentation de 15%. Les produits agricoles représentent à eux seuls 5,5 milliards de DH contre 4,68 en 1995.
    En tonnage, et lors de la précédente campagne, les exportations de primeurs ont atteint 248.000 tonnes, en retrait de 16% par rapport à 1994/95. Cette baisse est essentiellement due au recul des exportations de la pomme de terre du fait des inondations.
    Les fortes pluies de décembre et janvier ont également compromis la production et l'exportation de ce produit. Pour ce qui est de la tomate, les exportations pour 1995/96 ont été satisfaisantes et ont porté sur 160.000 tonnes environ, dont seulement 130.000 tonnes réalisées sur le contingent Union Européenne (145.000 tonnes). Si les tonnages à l'export sont pour cette saison en hausse, les résultats commerciaux sont, selon les professionnels, "catastrophiques".

    Sur les marchés européens, la tomate est constamment cotée à un niveau inférieur au prix d'entrée. D'octobre 1996 au 11 février 1997 (sauf le mois de décembre), l'origine Maroc a été assujettie 33 fois au paiement des droits additionnels variant entre 0,968 et 3,872 Ecus par 100 kg dédouanés et a subi 12 fois l'équivalent tarifaire maximum de 36 Ecus. Pour ce qui est de la campagne 95/96 des agrumes, le chiffre d'affaires à l'export a atteint 2,4 milliards de DH, en hausse de 41%.
    De son côté, le chiffre d'affaires à l'export des produits agricoles transformés lors de la campagne 95/96 s'est stabilisé aux environs de 2,4 milliards de DH, en dépit de la baisse importante des tonnages. A l'origine de cette hausse, les efforts de la profession pour s'adapter à la demande. Concernant particulièrement les ventes à l'étranger de conserves de légumes, elles se sont inscrites durant la décennie 1986-95 sur une tendance orientée à la hausse.
    En effet, le tonnage exporté est passé de 50.832 tonnes en 1986 à 83.031 tonnes en 1995, enregistrant ainsi une augmentation de 63%. Selon les données de l'Office des Changes, le chiffre d'affaires à l'export est passé de 1.097,9 millions de DH en 1995 à 1.157,6 millions en 1996, soit une hausse de
    5,4%.

    Meriem OUDGHIRI.

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