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    Economie

    Commerce extérieur : Le taux de couverture à 74 %

    Par L'Economiste | Edition N°:269 Le 27/02/1997 | Partager

    Les exportations progressent de 6,6%. Les importations régressent de 2,4%. L'année 1996 est une bonne année en terme de réduction du déficit de la balance commerciale. Mais la baisse des importations n'est pas un bon signe pour l'économie, surtout quand les investissements reculent.

    Après un premier semestre de sueurs froides en 1996, la relance était bien au rendez-vous au cours du second semestre et se poursuit même en ce début 1997. Cependant, deux points noirs au tableau: une baisse importante des importations, surtout de biens d'équipement, et un recul des investissements et prêts privés étrangers (-2,5%) traduisant une régression de l'investissement
    Globalement, les résultats 1996 du commerce extérieur sont bons. Le déficit commercial a reculé de 18,6% à 5 milliards de DH, améliorant ainsi le taux de couverture de 5,4%. Celui-ci a atteint 74%, niveau le plus élevé sur ces 5 dernières années (68,6% en 1995, 67% en 1994, 65,1% en 1993 et 61,7% en 1992).

    Produits à faible valeur ajoutée

    La réduction du déficit provient de l'effet conjugué d'une baisse des importations (-2%) et d'une augmentation des exportations (+5,6%).
    Autre volet de ces résultats, les transactions réalisées dans le cadre des admissions temporaires sans paiement ont permis une amélioration de la valeur ajoutée de 10,8%. En effet, les importations sont restées stables autour de 12,6 milliards de DH, alors que les exportations se sont accrues de 3,6%, soit 19,09 milliards contre 18,4 milliards.
    En excluant les opérations en admission temporaire, les exportations connaissent un accroissement de 6,6%.
    Pour la seconde année consécutive, les ventes à l'étranger enregistrent un accroissement de 2,6 milliards DH, mais le taux de progression reste inférieur à celui enregistré en 1995 par rapport à 1994, de plus de 10%. En valeur, les exportations se sont établies à près de 42,9 milliards contre 40,2 milliards un an plus tôt. Cette performance est due principalement aux produits alimentaires, phosphates et dérivés.
    Des produits, d'ailleurs, que la Banque Mondiale considère comme à faible valeur ajoutée et aux perspectives limitées.

    Recul des achats de blé

    Néanmoins, les échanges extérieurs auront été sauvés par les bons résultats des produits agricoles et alimentaires qui représentent 37,5% des exportations et 16,1 milliards de DH. Arrive en tête un secteur dont les performances étaient plutôt inattendues en raison d'un premier semestre 1996 très difficile, la pêche. A lui seul, le secteur réalise 19% des exportations et rapporte 8,1 milliards, soit plus de 18% par rapport à 1995.
    Il est suivi par les produits agricoles et agro-industriels qui concentrent plus de 18% des exportations avec près de 8 milliards de DH.
    Les ventes de phosphates et dérivés du Groupe OCP ont également contribué à ces performances avec plus de 9,1%, soit 11,1 milliards contre 10,2 en 1995.
    Les produits agricoles et alimentaires ainsi que les phosphates et dérivés représentent donc 63,5% des expéditions au titre des marchandises générales après 60,2% en 1995.
    Le textile et cuir, jadis fleuron de l'économie locale, ne connaît qu'une faible progression. Les exportations se sont quasi-stabilisées à 9,6 milliards de DH. La hausse des exportations d'articles de bonneterie n'aura pas suffi à combler le recul de 6,1% des exportations de vêtements confectionnés.
    Quant aux importations, la baisse a concerné la quasi-totalité des produits, à l'exception des produits énergétiques et des biens de consommation. Les approvisionnements ont en effet reculé de 2,4% à 71,1 milliards de DH.

    Les importations de biens d'équipement industriel régressent de 10,5%, traduisant une régression de l'investissement. Le recul des importations concerne aussi les demi-produits, en particulier les fer et acier (-6,9%), les produits bruts d'origines animale et végétale (-13,6%) suite au recul des achats de bois bruts. Les produits alimentaires ont baissé de 3,7%, après le retrait des achats de blé depuis septembre dernier, en raison bien évidemment des bons résultats de la campagne agricole.
    En revanche, les importations de biens de consommation progressent de 16,9%, tirées principalement par les achats de voitures de tourisme qui ont plus que doublé.
    Les importations de pétrole brut se sont également accrues de 11%, soit 7,5 millions de tonnes pour un volume en baisse de 14% et ce, principalement en raison de la substitution par l'ONE du charbon au fuel.

    Pêche: Des chiffres surprenants

    · Plus de 8 milliards de DH d'exportations

    Alors que les professionnels s'attendaient à des résultats franchement catastrophiques, en raison d'un mauvais premier semestre 1996, l'année se révèle excellente avec plus de 8 milliards de DH d'exportations et une hausse de 18,2%. Le secteur arrive en tête des exportations avec une part de 19%.
    C'est la surprise, le Ministère des Pêches Maritimes et de la Marine Marchande est lui-même soulagé, bien que les chiffres soient encore provisoires. En fait, les bons résultats proviennent surtout des exportations de crustacés, mollusques et coquillages qui enregistrent à elles seules 13,2% des exportations globales, soit plus de 5,6 milliards de DH. Les expéditions de poissons frais ont enregistré également de bonnes performances avec une augmentation de plus de 64%, soit 1,2 milliard de DH.
    En revanche, les exportations de poissons en conserve régressent légèrement de 1,7%. La baisse en volume prévue par les professionnels est de plus de 37%. A fin novembre, d'après les statistiques mensuelles de l'Office des Changes, le recul en volume ne serait que de 6,3% pour une augmentation en valeur de 3%.

    Quelques activités de ce secteur sont néanmoins réellement sinistrées. Il s'agit de la farine et de la poudre de poisson d'une part, et des graisses et huiles de poisson, d'autre part.
    A fin novembre, ces deux activités ont enregistré des baisses importantes, tant en volume qu'en valeur, et cette tendance se confirme pour toute l'année. Pour la farine et la poudre de poisson, la chute atteint 33,8% en volume et 13,2% en valeur.
    Quant aux exportations de graisses et huiles de poisson, même si elles ne représentent qu'une faible part de l'activité du secteur, elles ont dégringolé de 65,5% en volume et 56% en valeur.
    Globalement, ces bons chiffres réconfortent un secteur qui entame cette année sa mise à niveau. La restructuration de la flotte côtière a démarré en effet début janvier.

    Fatima MOSSADEQ.

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