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Economie

Comment vivons-nous aujourd'hui?

Par L'Economiste | Edition N°:1672 Le 29/12/2003 | Partager

. Près de 63% des citadins sont propriétaires de leurs logements. La part des ménages ayant accès à l'eau potable a progressé de 11 points. Nous sommes aussi très friands de téléphones portables et de parabolesLES Marocains préfèrent être propriétaires de leurs logements, s'équipent de plus en plus de téléphone portable au lieu du fixe et possèdent presque tous un téléviseur, un réfrigérateur et une parabole. L'image est assez flatteuse et les chiffres rassurants. Mais cela n'occulte en rien les vrais maux dont souffre la population. Habitat insalubre, chômage, analphabétisme… sont le lot quotidien des Marocains qui essayent malgré tout de faire contre mauvaise fortune bon coeur et investissent de plus en plus dans les moyens de divertissement tels que les téléviseurs et les paraboles. Premier indicateur à renseigner sur le niveau de vie et les éléments de confort des ménages, les conditions d'habitat se sont améliorées ces dernières années selon les statistiques du département du Plan. “L'examen de l'évolution de ces indicateurs par milieu de résidence montre tout de même la persistance de fortes disparités entre les villes et les campagnes”, notent les experts du département des statistiques. En matière de logement, le constat le plus flagrant reste la course à la propriété. “Le premier souci des Marocains et de devenir propriétaires de leurs logements”, affirment les sociologues. Ainsi, en milieu urbain, le statut d'occupation évolue en faveur d'un accroissement de la part des ménages propriétaires. Le taux est passé de 55% en 1996 à 63,1% en 2001. En parallèle, la proportion des ménages citadins locataires a diminué passant de 31 à 27,4% durant la même période. Paradoxalement, c'est dans le monde rural que la proportion des propriétaires est la plus forte. Plus de 88% des campagnards possèdent leurs logements. Concernant l'habitacle, le nombre moyen de pièces d'habitation par ménage est de 3. La part des familles occupant de petits logements (1 à 2 pièces) a reculé de 2,2 points passant de 43,2 à 41% entre 1996 et 2001. Et le nombre moyen de personnes par pièce est de 1,9 aux derniers recensements. En matière d'approvisionnement en eau potable et d'accès à l'assainissement liquide, les avancées sont également notables en dépit de grandes différences entre l'urbain et le rural. Ainsi, la part des ménages ayant accès à l'eau potable du réseau (branchements individuels et bornes fontaines) a progressé de 11 points. Le taux est passé en 5 ans de 55 à 66%. Le pourcentage des ménages ayant accès à l'assainissement liquide (égouts, fosse septique, latrine) a sensiblement augmenté pour atteindre 77,7% en 2001 contre seulement 62,8 en 1996. Cette amélioration de l'équipement a également été observée au niveau de l'accès à l'électricité. Près de 92,2% des ménages citadins disposent de l'électricité en 2001 contre 84,4% en 1996. L'augmentation est plus notable dans les villes (+16,2%). Les ménages ne disposant pas d'électricité, recourent de plus en plus à l'éclairage au gaz au détriment des bougies, lampes à pétrole…Mais le fait le plus étonnant est tout de même le rush sur les téléphones portables. Ce qui a pour effet la quasi-stagnation de l'accès à la téléphonie fixe. De 16,3% en 1996, le pourcentage est passé à seulement 18,9%. Les données disponibles, révèlent par ailleurs que la proportion des ménages possédant au moins un portable atteint 30,8% en 2001. Quoique disparate selon le milieu de résidence, une amélioration de l'équipement en certains biens durables est visible. Il en est ainsi pour le téléviseur, la parabole et le réfrégirateur. Les taux de pénétration de ces derniers se sont améliorés passant respectivement de 63,3 à 75,6%, de 11,7 à 30,3% et de 35,1 à 46,4% entre 1996 et 2001. La proportion des ménages disposant d'un téléviseur, même en milieu rural, s'est accrue passant de 34,7 à 51,1% entre les deux dates.Fédoua TOUNASSI

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