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Affaires

Comment faire de Chaouia-Ouardigha une région entrepreunariale
Entretien avec Chafik Rachadi, président de la CCIS de Settat et Benslimane

Par L'Economiste | Edition N°:2360 Le 13/09/2006 | Partager

. 46 millions de DH pour réhabiliter les ZI. Gestion par objectifs et obligation de résultatsRepositionner les ZI de Settat et Berrechid à travers leur réhabilitation est la principale tâche à laquelle s’est attelé Chafik Rachadi dès qu’il a été élu une première fois à la tête de la Chambre de commerce, d’industrie et de services (CCIS). Entamant un deuxième mandat, il fait aujourd’hui le bilan du premier et parle de sa stratégie future pour faire de la Chaouia-Ouardigha une région dotée de compétences humaines créatrices de richesses et d’emplois. Une région capable de saisir des opportunités pour un développement durable dans une économie mondialisée.. L’Economiste: Après votre réélection à la tête de la CCIS de Settat, quelle sera votre nouvelle démarche pour l’accompagnement des différents secteurs économiques?- Chafik Rachadi : Si notre premier mandat a connu la réalisation de projets d’intérêt économique pour le secteur de l’industrie, nous allons veiller au cours de ce deuxième mandat à la réalisation de projets porteurs pour les secteurs du commerce et des services tout en assurant l’achèvement des projets entamés pour l’industrie. Aujourd’hui, la réussite des projets d’intérêt économique initiés nous encourage à persévérer et à faire intervenir un partenariat efficace entre la CCIS de Settat et ses partenaires locaux et nationaux. A titre d’exemple, il y a lieu de citer la réhabilitation des zones industrielles de Settat et Berrechid, action initiée par notre institution avec l’appui du ministère de l’Industrie, du Commerce et de la Mise à niveau de l’économie et la wilaya de Settat. Cette action a été accompagnée de mesures concrètes qui s’intègrent dans la stratégie globale de développement de la région Chaouia-Ouardigha. Son importance réside non seulement au niveau conséquent des crédits alloués par le ministère de tutelle, mais également au niveau de la consistance physique des travaux qui sont en cours d’exécution. En effet, tous les besoins de réhabilitation au niveau de ces deux zones ont été recensés par l’étude de faisabilité effectuée par la CCIS de Settat. Il faut signaler qu’un budget de 46 millions de DH a été alloué à cette action de réhabilitation. . On a constaté que, depuis quelque temps, des chantiers ont été ouverts dans les deux zones. Quel est le taux d’avancement des travaux?- Les taux d’avancement des travaux pour les ZI de Settat et de Berrechid sont respectivement de 85 et 50%. Dans la ZI de Settat, les travaux lancés concernent notamment la construction et le réaménagement des voies d’accès à la zone à partir de la route nationale (RN) 9 (Casablanca- Marrakech) et à partir de la pénétrante de l’autoroute et de la route régionale (RR) 308. Il y a également l’aménagement du carrefour existant en carrefour giratoire au niveau du raccordement des voies d’accès avec la R.R 308. Côté assainissement et évacuation des eaux pluviales, les travaux consistent à réaliser sept collecteurs le long des voies à l’intérieur de la zone. Quant aux réaménagements des voiries à l’intérieur de la zone, ils comprennent, entre autres, les travaux de terrassement, la construction du corps de chaussée des voies, des parkings et aires de stationnement et divers aménagements. L’opération de réhabilitation se poursuivra par la valorisation du réseau anti-feu (création de 5 nouvelles bouches d’incendie) et la protection de l’ensemble des autres déjà existantes par une signalisation adéquate. Le coût global de ces travaux s’élève à environ 1,5 million de DH. L’éclairage public sera aussi renforcé afin d’améliorer les conditions de circulation et la sécurité dans la zone pendant la nuit. La réhabilitation concerne également la réalisation des signalisations horizontale et verticale ainsi que de la signalétique composée de panneaux directionnels, d’orientation ou de jalonnement directionnel. Au programme aussi la construction du siège de l’Association des industriels de Settat et des structures d’accompagnement, d’accueil et de proximité pour accomplir les différentes formalités administratives.. Et pour Berrechid?- Dans la ZI de Berrechid, les travaux lancés concernent particulièrement les voiries qui recevront un revêtement en enrobé, la pose des bordures des trottoirs et l’aménagement des accotements dont des chemins de piétons. L’aménagement de la route nationale n°9 (Casablanca–Marrakech), qui représente la seule liaison de la zone industrielle avec l’extérieur, permettra désormais l’accès à celle-ci par l’élargissement d’un tronçon de 2.400 mètres linéaires ainsi que la réalisation de quatre carrefours giratoires aux points de liaison avec cette route. L’objectif étant d’assurer une bonne connexion de la zone industrielle aux secteurs limitrophes. L’opération de réhabilitation se poursuivra avec une valorisation des lots dont le coût global des travaux s’élève à environ 3,5 millions de DH.. Outre les partenariats locaux ou nationaux, est-ce que la CCIS en a conclu d’autres?- En tant qu’interlocutrice économique des pouvoirs publics et administratifs, la CCIS a signé une convention de subvention avec la Communauté européenne qui a accepté de cofinancer le projet de réhabilitation environnementale de la ZI de Berrechid dans le cadre du programme Life Pays Tiers 2004. Ce projet vise la réalisation d’un modèle-pilote de parc industriel durable à travers la création d’une équipe d’assistance aux entreprises de la zone pour l’adoption d’un système d’épuration des eaux usées et de monitorage. En particulier, il s’agit de promouvoir l’introduction des technologies pour la protection de l’environnement, tout en considérant les critères d’efficacité économique, de mettre en place un système intégré pour la gestion durable des ressources hydriques dans un parc industriel sur les moyen et long termes et aussi de promouvoir l’adoption d’un système de traitement des eaux usées par les industriels et les assister dans la phase d’introduction de ces technologies… Le coût du projet est d’environ 4,816 millions de DH. La Communauté européenne a cofinancé 70% du coût global jusqu’à concurrence de 3,250 millions de DH. Il est important de noter que la réussite de ces projets d’envergure est due, entre autres, au recours à une gestion par objectif avec obligation de résultats. . De façon générale, quelle est la stratégie adoptée par la CCIS de Settat pour mieux servir ses adhérents?- Tout d’abord, il faut bien signaler que notre champ d’action se trouve dans un emplacement stratégique sur la carte économique du pays. Du fait de son positionnement autour du premier pôle économique du royaume, à proximité des plus importants sites portuaires, et de ses différents atouts (base logistique, compétences professionnelles diversifiées, culture entrepreneuriale des populations…), la CCIS de Settat vise à y instaurer une dynamique encourageant l’investissement et la création d’emplois. C’est dans cet objectif que notre Chambre abrite le guichet Moukawalati qui accompagne des dizaines de porteurs de projets dans divers domaines d’activité. Par ailleurs, dans le cadre d’un partenariat efficace qui la lie à ses partenaires locaux, la CCIS des provinces de Settat et Benslimane a joué un rôle primordial dans l’élaboration de la stratégie de développement économique de la région Chaouia-Ouardigha. Stratégie qui vise la mutation de la Chaouia-Ouardigha en région entrepreneuriale, dotée de compétences humaines créatrices de richesses et d’emplois et capables de saisir des opportunités pour un développement durable dans une économie mondialisée.


Expérience-pilote

SELON Rachadi, les projets de la CCIS de Settat s’inscrivent dans un contexte particulier. L’organisme a en effet été retenu au niveau national en tant que CCIS-pilote à la réhabilitation et à la création de zones industrielles. C’est une expérience nouvelle au niveau national pour une CCIS de piloter ce type de projets, qui se veut une aide et un soutien à l’ensemble des industriels pour leur permettre d’exercer leurs activités dans des conditions optimales de travail et de production. «De ce fait, nous assurerons non seulement une attractivité pour attirer de nouveaux investisseurs, mais aussi une pérennité des unités industrielles existantes», ajoute Rachadi.Propos recueillis par Abdellah ECHAKHS

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