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Combien serons-nous à vouloir travailler en 2014?

Par L'Economiste | Edition N°:1633 Le 29/10/2003 | Partager

. Les besoins nets en emplois sont évalués, à cet horizon, à un total de 5,1 millions. Pour résorber le chômage, le taux de croissance doit être de 5,5% en moyenne “Les projections de la population à l'horizon 2014 montrent qu'en dépit de la tendance au ralentissement du rythme de l'accroissement démographique amorcée depuis plus d'une décennie, la population marocaine connaîtra une évolution rapide pour les prochaines années”, soulignent d'entrée de jeu les analystes du Centre marocain de conjoncture dans la dernière Lettre du CMC. Dans une étude sur les perspectives démographiques corrélées aux besoins en emplois, ces derniers ont essayé de dresser différents scénarios permettant la résorption du chômage à cet horizon. Sur la base de ces projections, ils estiment que l'effectif global de la population marocaine atteindrait 35 millions en 2014 avec une moyenne de 448.000 personnes de plus par an par rapport à la population totale.Ainsi, même si le rythme d'accroissement démographique s'est inscrit en baisse depuis plusieurs années, la population additionnelle demeurera encore en hausse. Et même l'hypothèse d'un plafonnement de la fécondité à 2 enfants à partir de 2012 n'y changera rien. Les projections de la population active évaluent les besoins nets en emplois à l'horizon 2014 à un total de 5,1 millions, soit 4,3 millions en milieu urbain et 756.000 en milieu rural. Pour satisfaire ces besoins, les créations d'emplois devraient atteindre globalement la moyenne de 419.000 postes par an.“Cette perspective qui constitue le scénario fort de la projection impliquera la résorption totale du chômage à l'horizon retenu et nécessitera la stabilisation de la croissance au rythme annuel moyen de 6,6%”, précisent les experts du CMC. Quant au scénario faible, il retient l'hypothèse du maintien du niveau actuel du chômage à l'horizon de la projection. Les besoins en emplois atteindraient alors 2,9 millions, soit une moyenne de 250 milliers d'emplois par an sur la période 2003-2014.“Le scénario intermédiaire et qui semble le plus réaliste se base sur l'hypothèse d'une réduction du taux de chômage actuel de près de 4 points pour le situer autour de 10% (13% en milieu urbain et 5% en milieu rural). Les créations d'emplois selon ce scénario devraient cumuler, au terme de la période de projection, 3,6 millions d'emplois, soit 301 par an”, indiquent-ils. Les besoins tels qu'ils ressortent de ces projections doivent être confrontés à la capacité de création d'emplois du système productif.Considérée selon les principaux secteurs de production, la relation entre la croissance de l'activité et l'évolution de l'emploi apparaît relativement faible. Ceci pour les activités primaires englobant les branches de l'agriculture, des forêts et des pêches, en dépit du fait qu'elles pourvoient à elles seules plus de 45% de l'emploi total. La progression de l'emploi dans ces activités a représenté à peine la moitié du rythme de croissance de la production au cours de la période 1982-2002. “Cette faible performance trouve son origine dans l'irrégularité de la production sous l'effet de l'aléa climatique”. Le même constat s'applique aux activités minières et énergétiques avec un volume d'emplois qui a évolué aux taux moyens de 0,5% au cours des deux dernières décennies, pour une croissance de la production de 3,6%. Les activités de l'industrie manufacturière ainsi que celle du bâtiment et travaux publics présentent, en revanche, des capacités de génération d'emplois, à travers la croissance, plus importantes. Il en est de même du secteur tertiaire qui a enregistré des résultats appréciables en la matière, particulièrement dans les activités de commerce et de services. En termes absolus, la capacité de création d'emplois par le système productif s'est établie au cours des deux dernières décennies à une moyenne de 206 milliers de postes par an. Les emplois créés annuellement au cours de cette période se sont répartis à raison de 98.000 dans le secteur primaire, 67.000 pour le tertiaire et 29.000 pour le secondaire. Le reliquat, soit près de 23.000 emplois, a été pourvu par les administrations publiques et accessoirement par les activités diverses dénommées dans les statistiques de l'emploi “activités mal désignées”. A partir de là, on peut déduire qu'avec un rythme de croissance moyen de 3,5% par an au cours de vingt dernières années (1982-2002), l'économie a généré annuellement une moyenne de 206.000 emplois. La réalisation de l'objectif de créations d'emplois retenu dans le scénario intermédiaire nécessitera, donc, une accélération du rythme de croissance pour atteindre la moyenne de 5,1% par an sur la période de 2003-2014. “A titre de comparaison, le scénario faible impliquera un rythme de croissance moyen de 4,2% par an contre 6,6% pour le scénario fort”, est-il indiqué auprès du CMC. Dans les trois cas de figure, l'effort en la matière devra être concentré sur le milieu urbain compte tenu des tendances démographiques actuelles et à venir. Il ressort que le déséquilibre du marché du travail risque de s'amplifier si des mesures efficaces pour le résorber ne sont pas prises. Cette amplification est d'autant plus préoccupante qu'elle concerne les diplômés sans distinction de niveaux ou de spécialités. “Elle impose par conséquent des ajustements au système éducatif dans le sens d'une meilleure adéquation formation-emploi, prenant en considération les changements qui s'opèrent sur le plan économique et social.


Plus de chances pour les femmes

Les dernières données disponibles de l'enquête emploi évaluent la population active totale au premier semestre 2003 à près de 11,04 millions de personnes. Les hommes représentent 72,3% de cette population contre seulement 27,7% de femmes. “Cette structure n'a pas subi de changements par rapport à ce qu'elle fut il y a vingt ans”, relève-t-on du côté du CMC. En 1982, sur presque 6 millions d'actifs, 80% étaient de sexe masculin. L'offre de travail pour les femmes est en augmentation rapide en raison notamment d'une amélioration des possibilités de formation pour la femme. “Mais aussi de sa détermination à améliorer son bien-être, de ses aspirations à plus d'indépendance et de sa volonté à plus d'épanouissement”. La proportion des femmes actives est plus faible en ville qu'à la campagne. Elle est de 31,4% contre 68,6% pour les hommes. Alors que les citadines constituent une proportion de 24,4% contre 75,6% pour le sexe opposé. Par âge, les jeunes de moins de 15 ans qui représentaient 7% de la population active n'en constituent actuellement que près de 4%. En revanche, la part des personnes âgées entre 15 et 60 est passée de 87% à 91%. Cette évolution traduit à la fois un vieillissement progressif de la population en âge de travailler et un exode de plus en plus important de cette même population de la campagne vers la ville. . Les sans-diplômes plus demandésLe taux d'activité par diplôme observé au cours des trois premiers mois de 2003 s'est établi autour de 52,5% pour les sans-diplômes et aux environs de 54,3% pour les diplômés. Toutefois, si ces taux semblent être comparables, les taux de chômage se rapportant à ces deux catégories présentent beaucoup de différences. Il est de 5,8% pour les non-diplômés et de 23,8% pour la deuxième catégorie. La population active âgée de 15 ans et plus en chômage, qui comptait au début de l'année 1.246.000 individus, s'est inscrite en hausse de 5,9% comparativement à la même période de l'année écoulée, ce qui correspond à un effectif de 69.000 personnes. Cette tendance haussière a été induite par le nombre de chômeurs déclarés en accroissement de 119.000 personnes en milieu urbain contre une diminution de 50.000 personnes observée en milieu rural. Compte tenu de ces évolutions, le taux de chômage au niveau national est resté élevé et a atteint 11,9% à fin mars 2003.Fédoua TOUNASSI

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