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Economie

Colloque des X : La déréglementation fait l'unanimité

Par L'Economiste | Edition N°:149 Le 13/10/1994 | Partager

La déréglementation est actuellement un élément crucial de la politique économique. L'Etat s'est décidé à confier la fourniture de certains services publics au privé en contrepartie d'une participation aux financements des investissements.

Le consensus s'est noué autour de la déréglementation. Il ne s'agit plus de s'interroger sur sa nécessité, mais sur la méthode et les moyens de sa mise en oeuvre. Le Colloque organisé par les Polytechniciens(1) a permis aux pouvoirs publics et au secteur privé de marquer leur position sur un élément de politique économique devenu aujourd'hui fondamental et consistant à ouvrir la fourniture des services publics au secteur privé. De l'avis de M. André Azoulay, conseiller économique de S.M le Roi, "le choix fait par le Maroc s'inscrit dans une approche internationale et la réflexion sur cette question s'est effectuée en terme de stratégie". Et de poursuivre: "les modalités d'appréciation sont différentes mais il existe une réelle convergence".

Par ailleurs, rappelle M. Omar Kabbaj, ministre délégué auprès du Premier ministre chargé de l'lncitation de l'Economie, "I 'élargissement de la fourniture des services publics permettra à l'Etat de consacrer davantage de ressources à la promotion des secteurs où il intervient traditionnellement, notamment les secteurs sociaux (santé et éducation)" .

Les données du problème sont en réalité très claires. Le budget n'arrive plus à supporter les lourds investissements en infrastructures dont a besoin le pays pour se maintenir dans une phase de forte croissance. Pour illustration, M. Mohamed Hassad, ministre des Travaux Publics, estime que sur les dix prochaines années le montant nécessaire pour financer les investissements en routes neuves, eau potable et infrastructures portuaires s'élève à quelque 63 milliards de Dirhams. A cette somme s'ajoutent 25 milliards de Dirhams devant servir à l'électrification pour la seule période 1993-1997.

En ce qui concerne le programme de développement du secteur des télécommunications, il prévoit, pour la période 1993-1998, l'installation d'un million de lignes téléphoniques. L'ensemble des autres activités et services de communications sera également développé dans le cadre d'un programme d'investissement estimé à plus de 19 milliards de Dirhams.

La seule solution est donc de solliciter la participation du privé dans le financement des infrastructures en contrepartie du démantèlement des monopoles publics supposés être généralement inefficaces. La déréglementation ne se traduit cependant pas par un retrait total de l'Etat. Les pouvoirs publics "n 'entendent pas se soustraire à leur rôle de régulation et d'impulsion", précise M. Azoulay. Au demeurant, ils doivent mettre en place un cadre juridique adéquat permettant de sauvegarder aussi bien les intérêts du consommateur que ceux du privé. Cependant, il a été relevé que le processus de déréglementation diffère selon les secteurs en raison de la nature des services et de la complexité des montages financiers qui en découlent. Reste maintenant la participation du secteur privé à la mise en oeuvre de la nouvelle politique. Pour M. Kabbaj, ce secteur "est en mesure aujourd'hui de prendre, chaque fois que cela devient possible, le relais de l'Etat dans les différents secteurs de l'activité économique et sociale". Cela a d'ailleurs été réaffirmé par d'autres opérateurs au cours des débats.

(1) Colloque organisé par l'Association Marocaine des Anciens Elèves de l'Ecole Polytechnique le 6 et 7 octobre sur le thème "Déréglementation et financement des infrastructures".

A.D.N. & F.M

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