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Economie

Collecte des ordures à Casablanca: La concession pour bientôt

Par L'Economiste | Edition N°:537 Le 25/06/1999 | Partager

· Le cahier des charges relatif à la concession du ramassage des ordures sera finalisé dans une dizaine de jours

· La proposition de la société canadienne, Biotren, pour la concession de la décharge est écartée

· Un appel d'offres pour le même projet sera lancé en même temps que celui de la collecte des ordures


La concession de la collecte des ordures à Casablanca s'achemine vers la concrétisation. La Communauté Urbaine de Casablanca (CUC) se prépare à lancer un appel d'offres. Le cahier des charges est en cours de finalisation. "Il sera arrêté définitivement dans une dizaine de jours et présenté devant le Conseil de la Communauté", indique M. Abdelmoughit Slimani, président de la CUC. En principe, la session ordinaire se tient en août, mais les responsables de la Communauté n'excluent pas la possibilité de convoquer une session extraordinaire le mois prochain.

Répartition géographique


Le cahier des charges sera par la suite présenté aux représentants du Wali et des collectivité locales. Une fois approuvé, un appel d'offres international sera lancé. La préparation du document est confiée à une commission technique. Celle-ci doit veiller à ce que le cahier des charges réponde aux normes de Casablanca en matière de propreté et aux souhaits des élus. Une dizaine de sociétés sont intéressées par ce marché. Différentes nationalités sont en présence: allemandes, françaises, américaines, espagnoles, anglaises. L'option privilégiée est de confier la collecte des ordures à quatre sociétés. L'objectif est d'assurer une meilleure concurrence et un service de qualité, tout en évitant de tomber dans une situation de monopole. A chacune de ces entreprises sera confiée une zone limitée. Le découpage géographique n'est pas pour l'instant établi.
Une commission technique étudie les différentes propositions. Mais ce qui est sûr pour le moment c'est que la collecte des ordures ne suivra plus le découpage administratif des communes, mais une nouvelle répartition géographique. Pour assurer la réussite de cette opération, une cellule interne à la Communauté Urbaine est entrée en contact avec des responsables français des villes de Paris, Marseille et Bordeaux. L'objectif est de bénéficier de leur expérience en matière de collecte des ordures. "Ce qui est intéressant dans cette démarche c'est que chacune de ces villes dispose d'une expérience particulière, ce qui va nous être d'une grande utilité", explique M. Slimani.
Cette initiative de la Communauté Urbaine intervient juste après que les communes urbaines aient accepté de confier leurs compétences en matière de collecte des ordures à la CUC. Les délibérations des communes ont porté en même temps sur le transfert du budget de collecte.

Affaire classée


Le projet de concession du ramassage des ordures s'inscrit dans le cadre d'une politique générale de la CUC en matière de propreté de la ville qui inclut également la concession de la décharge. Les discussions entamées il y a quelque temps sur ce registre avec la société canadienne Biotren n'ont pas abouti. Le président de la Communauté parle désormais d'une affaire classée. Motif invoqué, la société n'a pas respecté ses engagements. Elle a maintenu sa demande pour que les communes urbaines payent pour chaque tonne traitée 19 Dollars canadiens, soit 114 DH.
"Cette condition n'était pas contenue dans l'accord passé avec le Conseil de la Communauté", explique M. Slimani. La mise en écart de Biotren a ouvert la voie à d'autres sociétés intéressées par le projet. Un appel d'offres est prévu en même temps que celui relatif à la concession de la collecte des ordures. Le cahier des charges est finalisé. Huit sociétés de nationalités différentes sont entrées en contact avec la communauté urbaine. Le montage du projet doit s'accompagner par la création de quatre centres de transfert pour le compactage des ordures. Le coût de réalisation de chacun est estimé à 40 millions de FF.
Il est à rappeler que pour la construction de la décharge, Biotren envisageait d'investir près de 400 millions de Dollars, soit 2,4 milliards de DH. Le contrat de gestion déléguée devait s'étaler sur une période de 30 ans. En contrepartie, Biotren devait extraire du biogaz de la décharge et le vendre à l'ONE. Le programme prévoyait la création d'une filiale spécialisée dans la valorisation du gaz dès que le traitement des ordures aura commencé.

Adil BOUKHIMA

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