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Economie

Code de la route
Le test du 1er octobre

Par L'Economiste | Edition N°:3359 Le 10/09/2010 | Partager

. Port de brassards, menaces de grèves, lobbying… annoncés. Les limites de la com’Plus que 20 jours nous séparent de l’entrée en vigueur du nouveau code de la route. Du coup, l’application de ce code devient le sujet de prédilection des Marocains. Professionnels du transport de marchandises, taxis, entreprises, loueurs, automobilistes particuliers… Tous les usagers de la route sont concernés. Une situation qui nourrit des supputations surdimensionnées.En attendant le 1er octobre, des syndicats de transporteurs brandissent des menaces de grèves perlées et de port de brassards (voir encadré). La corporation des taxis émet aussi des messages confus sur fond de contestations et de représailles. C’est dire que le lobbying bat son plein auprès de la communauté des routiers et des taxis. Autre particularité à la veille de l’application du nouveau code, les automobilistes et autres usagers de la route se posent beaucoup de questions «sur l’applicabilité du nouveau code et sa cohérence avec les spécificités de la société marocaine, les mentalités, l’état des routes…». D’autres encore appréhendent le nouveau code et redoutent déjà les abus des agents verbalisateurs… Ce qui alimente une psychose tous azimuts. Nouveau permis et système de retrait de points, montants des amendes, corruption, qualité des infrastructures, signalisation, radars, contrôle routier, droits de recours… sont autant de grandes inconnues qui alimentent les appréhensions à la veille du 1er octobre.Depuis son annonce, le projet de réforme a fait l’objet de nombreux blocages et tergiversations. De grève en grève et de report en report, le projet a accusé beaucoup de retards. A cause des différents amendements, le Maroc a finalement mis 5 ans pour faire adopter le nouveau code. Et ce n’est pas encore acquis!Pourtant, c’est la première fois que le Maroc dispose d’un vrai code aux standards internationaux. L’actuel code remonte à 1953! Et pour que la population s’approprie la réforme, tout un dispositif de sensibilisation est programmé de mai à décembre 2010 avec des spots radio, des capsules TV, de l’affichage 4/3… Sauf que l’actuelle campagne, menée tambour battant, montre certaines limites. De l’avis de nombreux observateurs, le débat de société n’a pas eu lieu et les spots et capsules TV ne sont pas suffisants pour avoir l’adhésion du plus grand nombre. Le choix d’une seule et même personne dans le casting finit par lasser. De plus, le contenu pèche par un discours, souvent technique, et qui focalise plus le conducteur professionnel, alors que le code s’adresse à l’ensemble de la population. Du coup, les incompréhensions persistent. Or, la campagne devrait insister sur la portée de la loi, les enjeux… avec des efforts de vulgarisation et d’illustration. Et c’est l’unique moyen de mettre fin aux rumeurs les plus infondées sur les peines privatives, les montants des amendes, la responsabilité du conducteur… L’enjeu final est de réduire considérablement le nombre d’accidents de la circulation. Pour rappel, le Maroc est parmi les pays qui enregistrent les plus forts taux de sinistralité avec une moyenne de plus de 11 morts par jour! En 2009, près de 4.000 personnes ont été tuées sur les routes (soit une hausse de 6,45% par rapport à 2008).


Brassard

Une levée de boucliers est attendue après Ramadan. C’est du moins ce qu’annoncent plusieurs syndicats de transporteurs. Pour commencer, l’Union nationale des fédérations des chauffeurs de poids lourds et des professionnels au Maroc a appelé, il y a une semaine, ses membres à porter le brassard en guise de contestation du nouveau code. A l’origine de ce mouvement, des revendications d’ordre social.A. R.

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