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Politique

Code de la famille
Satisfecit général

Par L'Economiste | Edition N°:1621 Le 13/10/2003 | Partager

Les avancées enregistrées au niveau du projet de code de la famille présenté par le Souverain vendredi 10 octobre sont applaudies à l'unanimité. Des femmes et des hommes représentatifs de la société marocaine expriment leur satisfaction quant aux nouvelles dispositions qui constituent une “révolution”. Saïd Saâdi, un des artisans du plan d'intégration de la femme: : “La désacralisation du code de la famille est fondamentale”- Le projet de code de la famille proposé par SM le Roi constitue une victoire historique car il représente l'expression d'une vision moderniste et démocratique. Je suis pour ma part comblé. Mais le combat n'est pas fini pour autant. Il faut veiller à son application et faire en sorte que les mécanismes à mettre en place soient adéquats. Cela doit aller de pair avec la réforme de la Justice. Ce qui suppose également des moyens financiers et humains ainsi que la mobilisation du Parlement pour mener à bien et le plus vite possible ces réformes. Le point qui m'a semblé le plus important est la désacralisation du code de la famille. Il relève à présent du civil. Aujourd'hui, la souveraineté populaire peut en débattre et y apporter les changements qu'elle juge nécessaires et conformes à la réalité. C'est une victoire différée des idées contenues dans le plan d'intégration de la femme.. Najat M'Jid, présidente de Bayti: “Cela me procure une dose d'énergie inimaginable pour continuer”- Le discours royal a permis d'effectuer un très grand bond en avant et de consacrer les droits de l'enfant. Pour nous, le code de la famille est primordial pour résoudre les problèmes que nous rencontrons chaque jour dans notre travail. Le parallèle entre la femme et l'enfant nous conforte. Entre autres problèmes réglés, celui de l'identité ainsi que l'indépendance donnée à la fille en ce qui concerne le choix de sa tutelle. Le texte complète par ailleurs la réforme du code de procédure pénale. Aujourd'hui, nous sommes en harmonie avec les conventions internationales. Reste à présent l'applicabilité des textes. La justice doit être plus sociale, il faut créer des relais entre le judiciaire et la société, améliorer l'existant, former les juges. Le travail de sensibilisation commence à peine. Je tiens par ailleurs à exprimer le fait que notre Roi a une vision de leader et dispose d'une vision de projet sociétal.. Nezha Guessouss, membre de la Commission royale pour la révision de la Moudawana: “C'est de changement de philosophie dont il s'agit”- Le Maroc vit un tournant de son Histoire. La réforme apportée à la Moudawana est un pas de géant puisqu'au-delà des dispositions précises, c'est de changement de philosophie dont il s'agit. On passe d'une philosophie dominant/dominé à celle de coresponsabilité et de partenariat. Certaines questions fondamentales ont été réformées. Je citerais à titre d'exemple la tutelle non-obligatoire. D'autres ayant trait au quotidien l'ont été aussi comme le droit au divorce donné à chacun des conjoints. C'est le principe même de l'égalité entre hommes et femmes qui fait son entrée dans la société marocaine. Ce travail a été effectué dans un cadre de respect total de notre culture. Ce n'est en aucun cas en rupture avec nos traditions. Les changements interviennent dans les rapports entre les membres de la famille, cellule de base de la société. La réforme a pour élément fondamental la stabilité de la structure familiale qui ne peut exister sans une femme épanouie et disposant de ses droits. La problématique ne doit en aucun cas être abordée en termes conflictuels ou d'opposition entre des personnes de sexe opposé. Il s'agit d'équilibre des rapports. Lorsque le père garde la tutelle suivant la volonté de sa fille, aucun droit ne lui est ôté. Il conserve sa place au sein de la famille mais n'a pas la possibilité d'imposer des lois désapprouvées par ses enfants. Il n'en sera que plus honoré lorsqu'on le lui demandera. La philosophie est différente. Celle sur laquelle a reposé cette réforme constitue un véritable facteur de progrès. . Assouli Fouzia, secrétaire nationale LDDF: “C'est une victoire pour la famille marocaine”- Je considère que c'est une victoire pour la famille marocaine, une justice rendue à la femme et en définitive pour la société marocaine qui pourra avancer avec les 50% restants de la population. La majorité des revendications ont été satisfaites. Il reste la bonne mise en oeuvre de ces décisions royales sous forme de dispositions et de procédures qui respectent le contenu. En définitive, c'est l'être humain qui a été honoré, conformément aux finalités et aux objectifs de l'islam.. Lahcen Daoudi, membre du secrétariat général du PJD: “Le projet est réaliste”- Le projet est réaliste et résout des situations existantes. Il répond à des besoins sociétaux. C'est la raison pour laquelle nous sommes globalement satisfaits. Tant que nous ne sortons pas du licite, le projet ayant tracé les limites, l'intervalle de manoeuvre est grand.❏Propos recueillis par Amale DAOUD

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