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Cnuced: Les cures d’austérité mettent en danger la reprise

Par L'Economiste | Edition N°:3362 Le 15/09/2010 | Partager

. Risque de «spirale déflationniste»ABANDONNER les politiques de relance pour satisfaire les marchés financiers risque de freiner la reprise économique mondiale et de favoriser une «spirale déflationniste», a averti hier mardi la Cnuced dans un rapport sur le commerce et le développement.«Il est nécessaire de poursuivre la politique budgétaire expansionniste pour éviter une spirale déflationniste et une aggravation supplémentaire de la situation de l’emploi», recommande le rapport annuel de la Conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement.Pour le directeur de la division Globalisation et Stratégies de développement à la Cnuced, Heiner Flassbeck, «l’économie mondiale fait face à des risques de déflation spectaculaires» qui pèsent plus particulièrement sur les pays industrialisés.L’économiste craint avant tout une répétition du phénomène observé au Japon depuis la fin des années 80 où la déflation (baisse des prix) a asphyxié la croissance économique durant plusieurs décennies. La déflation «menace désormais l’économie américaine où le revenu privé des ménages a chuté pour la première fois depuis les années 50», a détaillé Flassbeck lors d’une conférence de presse.Les experts de la Cnuced estiment donc «contre-productif d’abandonner les mesures de relance trop tôt» uniquement dans le but de «tenter de rétablir la confiance des marchés».Ebranlés par la crise internationale et scrutés par les marchés financiers, plusieurs gouvernements européens, comme la Grèce ou l’Espagne, ont annoncé ces derniers mois de véritables cures d’austérité budgétaire. Mais la Cnuced estime que ces mesures mettent en danger la reprise mondiale qui reste «fragile», car dans la plupart des pays développés, particulièrement en Europe occidentale, la «demande privée ne s’est reprise que partiellement». Ces pays devront donc «compter sur leurs exportations» s’ils veulent relancer leur économie, mais tous «ne pourront pas y parvenir», prévoit le rapport. Le PIB réel mondial devrait tout de même croître d’environ 3,5% en 2010 selon la Cnuced, qui note une réaccélération de la croissance de la production dans la plupart des régions, sauf dans l’UE.Mais face aux réductions budgétaires mises en avant par les gouvernements, M. Flassbeck se montre moins optimiste pour 2011 et s’attend à une croissance atteignant entre 2% et 2,5%.F. Z. T.

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