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    Economie

    CMC: La croissance par budget stratégique

    Par L'Economiste | Edition N°:505 Le 12/05/1999 | Partager

    · Les activités économiques en baisse le premier trimestre

    · Seul l'investissement public peut redresser la barre


    LE Budget public devrait secourir la croissance. Telle est la solution préconisée par le Centre Marocain de Conjoncture (CMC) dans sa lettre d'avril. Pour cette dernière, la relance par le Budget est la seule alternative pour redresser une activité d'ensemble en perte de vitesse. Les indicateurs récoltés et analysés témoignent d'un ralentissement des activités productives. Selon le CMC, si cette tendance s'affirme pour le reste de l'année, la croissance visée serait difficile, voire impossible à atteindre. Ainsi, en plus d'une récolte prévisionnelle moyenne, les secteurs des mines, de l'énergie, des industries de transformation, du bâtiment et travaux publics "font apparaître une nette décélération au terme du premier trimestre''.
    Pour l'industrie, le CMC fait ressortir une progression "ne dépassant guère 1% contre 2% au premier trimestre de 1998''. Par branche, le repli s'annonce "plus marqué'' pour le textile et les IMME. Les niveaux de production de ces dernières devraient varier entre 1 et 3%. Partant de la baisse des ventes du ciment, le bâtiment semble suivre cette orientation. Dans le même registre, la valeur des exportations a accusé une baisse sensible de 3,3% par rapport au début 1998. Les importations, elles, se sont réduites de 7,8%.
    Côté finance, le taux de progression du crédit intérieur s'est contracté, provoquant une décélération du rythme d'expansion monétaire. Quant au taux d'inflation, il s'est fortement réduit pour s'établir à 0,8%.

    Seuls le tourisme et les services qui lui sont liés échappent à cette liste négative. Les afflux de visiteurs étrangers ont progressé de 17,2% pendant le premier mois de l'année. Cela a engendré un accroissement des nuitées de 9,7% dans les hôtels classés. Dans ce contexte, l'intervention par des investissements publics peut redynamiser le secteur productif. De même qu'il remettra l'économie nationale sur sa "trajectoire de croissance''. Ce faisant, l'instrument budgétaire devrait, selon le CMC, se dégager de sa fonction de régulation pour devenir stratégique.
    Le mécanisme de stimulation par l'investissement public a des incidences directes et indirectes. Directement, la dépense publique agit sur la demande. Indirectement, elle induit des accroissements successifs de consommation provenant des augmentations du revenu des ménages. L'impact sur la demande se mesure à travers un coefficient multiplicateur. Plus la dépense est importante et bien orientée, plus ses effets se multiplient à court terme.
    En outre, les années à forte croissance démontrent que l'investissement public mobilise le facteur capital. Ainsi, pendant les trois dernières décennies, le facteur capital a contribué à l'accroissement de la production à hauteur de 54%. Le CMC reconnaît toutefois qu'il serait hasardeux de préconiser un taux d'investissement similaire à celui de cette époque. Néanmoins, la règle générale selon laquelle l'investissement public peut améliorer les activités économiques est toujours valable.


    Risque de déflation ?


    Baisse des prix, affaiblissement de la demande et ralentissement des crédits; le CMC insiste sur la prévention de la déflation. Ainsi, pour ce dernier, même s'il y a une tendance régressive(1) , elle reste gérable.
    Cependant, n'est-il pas temps de changer de thérapie? s'interroge le CMC. Il s'agit pour le conjoncturiste de revoir les choix de politique économique. Celle-ci doit être conçue de telle sorte que la priorité soit donnée à la promotion de l'emploi par la relance de l'activité.


    (1) Cf L'Economiste n° 493 du 27 avril 1999.

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