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    CIOR propose ses fours pour l'incinération des déchets des industriels

    Par L'Economiste | Edition N°:502 Le 07/05/1999 | Partager

    · Le tonnage annuel consommable en déchets s'élèverait à près de 400.000 tonnes pour le cimentier
    · La revalorisation sera soumise à une procédure préalable d'acceptation. L'objectif est d'évaluer l'impact sur l'environnement


    Un partenariat d'un nouveau type pour la protection de l'environnement. C'est ce que propose le cimentier CIOR aux industriels en mettant à leur disposition ses fours pour revaloriser leurs déchets solides.
    Le procédé a été présenté lors d'une demi-journée d'information organisée, le 6 mai dernier, conjointement par l'Association Professionnelle des Cimentiers et la Fédération de la Chimie et de la Parachimie.
    Actuellement la CIOR a besoin de grandes quantités de matières premières et d'énergie. Le groupe consomme annuellement plus de 85.000 tonnes de combustible (coke de pétrole), essentiellement importées. Les industriels, quant à eux, recherchent un site spécifique pour stocker leurs déchets. La solution proposée par ce groupe est donc d'incinérer ces déchets dans ses fours qui tournent d'une manière ininterrompue et à des températures s'élevant à plus de 1.400 degrés. "A cette température plus rien ne résiste", explique un expert. Ainsi, le cimentier peut consommer jusqu'à 400.000 tonnes de déchets incinérés annuellement.
    Ce procédé a démontré son aptitude à endiguer de manière efficace les déchets solides en Europe notamment. D'ailleurs, des experts étaient présents lors de cette réunion pour présenter leurs expériences.
    Selon les spécialistes belges, par exemple, "tous les déchets peuvent être injectés dans les fours". Reste que, souligne M. Degré, vice-président de la Corporate Industrial Ecology du groupe Holderbank, une seule condition est à prendre en compte. Ainsi, les déchets à valoriser doivent contenir des minerais qui peuvent être utilisés dans la fabrication du ciment ou disposer d'une capacité calorifique élevée.
    Pour leur part, les responsables du groupe CIOR, notamment M. Ahmed Reggad de la Direction des Etudes et Développement, estiment que tout déchet n'est pas destiné à être valorisé par ce procédé. Certains résidus, explique-t-il, peuvent contenir des matériaux présentant un danger pour l'environnement une fois incinérés. Aussi le groupe CIOR a-t-il mis en place une procédure d'acceptation des déchets. Celle-ci a pour objectif l'identification et l'analyse en plus d'une évaluation d'impact sur l'environnement avant acceptation. Les déchets n'ayant pas reçu le permis sont orientés vers d'autres filières d'élimination.
    Sur la liste des déchets déjà acceptés figurent notamment les schistes des terrils de charbon, les cendres volantes de centrales thermiques, les margines d'olives et les pneus usés notamment.

    Abdelaziz MEFTAH

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