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Politique Internationale

Cinéma: Règlements de comptes à Disney

Par L'Economiste | Edition N°:507 Le 14/05/1999 | Partager

· Batailles de chiffonniers dans le dessin animé

· Enjeu: Qui imite qui dans les derniers films sortis?

· Primes réclamées: L'équivalent de 4 milliards de DH!


Le procès opposant deux des poids lourds de Hollywood, Katzenberg (ex-directeur des studios Disney de 1984 à 1994) à Eisner (patron de la Disney Co depuis 1984) n'a pas déçu les foules.
Eisner -un des titans les plus secrets d'Hollywood- a comparu comme témoin, sous le regard glacé de son ex-protégé devenu son rival depuis qu'il a fondé (avec Spielberg et Geffen) DreamWorks SKG, le studio qui ambitionne de défier Disney. La confrontation, par avocats interposés, a tourné par moments au genre pugilat. On a pu entendre Eisner reconnaître avoir dit qu'il «hait ce nabot» (Katzenberg fait 1,60 mètre), et l'accuser d'avoir «coûté des centaines de millions de Dollars» en produisant une succession de films qui ont été des fours.
Katzenberg l'a accusé en retour d'être «un menteur» qui l'a privé «par pure vindicte personnelle» des bonus auxquels il avait droit, pour avoir produit les énormes succès qu'ont été «Le Roi Lion» ou «Toy Story».
Le procès actuel est en fait le second épisode d'une saga qui dure depuis que Katzenberg a claqué avec fracas la porte de Disney en 1994, après qu'Eisner ait refusé de faire de lui son dauphin.
Katzenberg accuse son ex-patron de lui devoir entre 250 et 500 millions de Dollars (2,3 à 4,6 milliards de DH: en regard, le prix de Al Wataniya, jugé délirant, n'est qu'une broutille!). C'est le montant des bonus auxquels son contrat donnait droit.

Rumeur


Lors du premier procès, en 1997, Disney avait reconnu devoir de l'argent à Katzenberg, au terme d'un accord «à l'amiable». Il ne s'agit à présent que de fixer le montant exact des sommes dues. L'ex-patron de Disney, Michael Ovitz, a tenté de jouer les intermédiaires en proposant de fixer la compensation de Katzenberg à 100 millions de Dollars (900 millions de DH). Il s'est fait éconduire par les deux adversaires.
Car depuis 1997 les rapports se sont encore envenimés entre les deux anciens collaborateurs jadis inséparables (Eisner avait lancé la carrière de Katzenberg à la Paramount dans les années 80, puis l'avait amené avec lui chez Disney en 1984). L'an dernier, Eisner avait accusé Katzenberg de piratage quand DreamWorks a sorti sur les écrans «Antz» avant que Disney ne sorte «A Bug's Life» -deux films d'animation qui se déroulent dans des colonies d'insectes.
Puis Katzenberg avait reproché à Eisner d'avoir cherché à empêcher la promotion de «Prince d'Egypte», le premier grand dessin animé de DreamWorks, en faisant pression sur la chaîne Virgin pour qu'elle ne lui fasse pas de publicité.
Pendant que leurs PDG respectifs se disputent leur magot, les choses ne vont pas au mieux pour les sociétés en conflit. DreamWorks, qui n'a pas vraiment gagné d'argent depuis sa création, a dû récemment démentir la rumeur insistante d'un retrait de Spielberg. Disney a vu ses profits et le cours de ses actions chuter l'an dernier, et Michael Eisner a même subi l'humiliation d'être détrôné par Rupert Murdoch (patron de la News Corp., donc de la Fox) du titre "d'homme le plus puissant d'Hollywood» décerné chaque année par le magazine Première.

Patrick SABATIER
Syndication L'Economiste-Libération/France


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