×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Politique Internationale

    Cinéma : "Proposition indécente" : Une femme aux enchères

    Par L'Economiste | Edition N°:113 Le 20/01/1994 | Partager

    L'année 1992 a été celle de la femme-tueuse (avec notamment "Basic Instinct"), 1993 celle du règne de la femme-objet.

    De plus en plus, le cinéma américain prend un nouveau tournant avec des rôles féminins incarnés par des prédatrices ou des "minettes" en mal d'hommes. Aujourd'hui, Hollywood est en train de faire renaître la femme soumise, la femme-objet.

    Dans "Pretty Woman", Julia Roberts était une adorable prostituée disponible pour 3.000 Dollars la semaine face à un Richard Gere également disponible pour les plaisirs défendus.

    Dans "Proposition Indécente", Demi Moore négocie, malgré elle, ses charmes pour un million de Dollars. Et ce, pour passer une nuit avec un homme. Mais quand cet homme s'appelle Robert Redford...

    "Proposition indécente" met en scène deux jeunes personnes passionnément amoureuses l'une de l'autre. Mais les temps sont durs et le couple endetté décide d'aller à Las Vegas jouer ses dernières économies à la roulette. Enivrés par leur réussite le premier soir, ils finiront par perdre leurs économies et leurs gains. Heureusement, un séduisant milliardaire (Robert Redford) offre de régler tous leurs problèmes. Un million de Dollars cash en échange d'une seule nuit avec la jeune femme... Indécente, la proposition ? Pas tant que cela. Après tout, les temps sont devenus durs.

    Du film hot "Neuf semaines et demie" à la terrifiante "Liaison fatale", le réalisateur Adrian Lyne s'est spécialisé dans les sujets chauds. Avec ses images, ses plans et ses clichés sexy, "Propositions indécente" ne fait pas exception.

    Adrian Lyne tourne ici un film qui cherche à se faire passer pour une réflexion moralisante.

    Le scénario tourne parfois à l'absurde et à l'artificiel. Pour certaines scènes, le dialogue semble emprunté avec un peu "de déjà entendu".

    Le spectateur peut passer son temps à regarder le mari essayer d'avoir l'air jaloux face à un Redford qui, en séducteur indécent, fait un sans-faute. Le véritable objet du désir du film est Robert Redford, le magnifique "Gatsby", qui revient à la charge, smoking, gomina, milliards et Rolls en prime.

    Nombre de critiques ont accusé "Proposition indécente" de sexisme prononcé. Pour beaucoup de féministes, le personnages sans scrupule que joue Robert Redford viole une femme avec de l'argent.

    Dans tous les cas, "Proposition indécente" a été un énorme succès aux Etats-Unis. On verra au Maroc, où les salles de Casablanca affichent déjà complet. .

    M. O.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc