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    Courrier des Lecteurs

    Ciments : La demande recule de 2,6% en 1993

    Par L'Economiste | Edition N°:113 Le 20/01/1994 | Partager

    Le marché du ciment s'est inscrit en baisse de 2,65% en 1993. Les ventes sont effectivement tombées à 6.178.609 tonnes après 6.346.952 tonnes au titre de la même période de 1992. Au premier semestre, le recul accusé atteignait encore 4,8% par rapport aux six premiers mois de 1992. La distinction par région de production met en évidence une régression d'environ 5% à 4.514.170 tonnes pour la zone nord et une progression de 4,2% à 1.664.439 tonnes pour la zone sud.

    Les cimentiers connaissent ce déclin depuis pratiquement un an et demi, période qui a été marquée par l'alternance de sentiments pessimistes et optimistes. L'optimisme avait prédominé jusqu'à la fin du premier trimestre pour céder la place à une inquiétude plus ou moins intense suivant les cimenteries. Certes, les causes saisonnières expliquent en partie le déclin de la demande, mais vu la longue période sur laquelle s'est étalée la morosité, "il n'est plus question d'invoquer l'attentisme généré par les dernières élections législatives, ni les fêtes ou les conditions climatiques qui freinent les ventes", déclare un cimentier. Les causes sont beaucoup plus profondes et s'appliquent pour la plupart à l'essentiel des secteurs d'activité. Il s'agit de la sécheresse, du ralentissement des projets de grands travaux, de la crise du logement, bref de la récession économique.

    Les extensions réalisées par les principales cimenteries laissaient croire en outre que le marché était en sous-capacité. La demande n'a pourtant pas suivi l'offre. Pour que le marché puisse absorber la production additionnelle, il aurait fallu, estiment quelques spécialistes du secteur, que les extensions soient étalées dans le temps. En fait, le marché du ciment est très cyclique et dépend beaucoup du développement économique de la région où la cimenterie est implantée.

    Avec la modification de la règle de calcul du taux plafond intervenue en juin dernier, le secteur pensait redynamiser indirectement ses ventes, mais malgré cette modification, le loyer de l'argent est jugé trop cher.

    L'évolution de la demande observée sur l'ensemble de l'année 1993 varie sensiblement d'une cimenterie à l'autre. A l'exception des cimenteries de Tanger et Asmar qui ont vu leurs ventes augmenter de 9,6 et 15,9% à 205.684 et 600.587 tonnes respectivement, le reste des cimenteries ont subi la baisse. Celle-ci a particulière ment frappé Cinouca (-10,2% à 1.270.381t.) qui, avec une part de marché de 20,5%, se place en deuxième position derrière Cior, le leader, dont les ventes ont reculé de 4,3% à 1.409.409 tonnes. Asment Temara, qui a assuré près de 9,7% du marché, n'a vendu que 596.946 tonnes contre 630.804, soit un retrait d'environ 5,4%. Avec 231.601 tonnes, ce qui représente un taux de pénétration de 3,7%, la cimenterie de Tétouan a accusé une baisse de 3,5%. Les plus faibles variations ont été enregistrées au niveau des Ciments du Maroc (-1,3% à 1.063.852t.) et de Cadem (-0,5% à 800.149t.).

    H.E.

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