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Cimenteries: L'éventuelle ouverture des frontières maroco-algériennes conforterait le poids de la Cior

Par L'Economiste | Edition N°:577 Le 20/08/1999 | Partager

· Meilleur emploi des capacités de production et baisse des coûts de transport
· Nouvel investissement: Une unité de broyage à Casablanca

Perspectives rassurantes pour les Ciments de l'Oriental (Cior). Le management mise désormais sur un meilleur emploi des capacités de production avec en avant-plan un nouveau moteur de croissance, l'export vers le marché algérien. En effet, l'éventuelle ouverture des frontières maroco-algériennes donnerait un nouveau souffle à l'unité d'Oujda, conçue initialement pour écouler l'essentiel de sa production vers le pays voisin. "L'ouverture des frontières représente, non seulement une opportunité de croissance, mais aussi un avantage compétitif pour la Cior, vu la proximité de son usine des frontières et sa connaissance du marché algérien", explique une étude de MIT (Maroc Inter Titres) qui a d'ailleurs revu sa recommandation de sous-pondérer à surpondérer la titre dans les portefeuilles.
Pour la société de bourse de BMCE-Bank, un tel événement se traduira par un accroissement du volume des ventes avec l'écoulement de 150.000 tonnes de ciment en l'an 2.000, à 200.000 en 2.001 et 250.000 à partir de 2.002. Ces estimations reposent sur un contrat conclu, il y a cinq ans, avec un client algérien pour la livraison de 450.000 tonnes de ciments sur une période de trois années. Pour les analystes de MIT, cet accord pourrait toujours être valable du fait de la compétitivité de la Cior par rapport à ses homologues européens, proximité oblige.
Autre conséquence: la baisse des coûts de transports. L'usine d'Oujda sera amenée à servir un marché de proximité au lieu d'écouler une bonne partie de sa production vers des marchés lointains (Taza, Fès). Face à la croissance du marché, les analystes de la société de bourse prévoient une montée en flèche des ventes pour les années à venir. En 2.005, celles-ci devraient atteindre 2,254 millions de tonnes contre 1,55 million en 1998. Petite contrariété: la capacité de la cimenterie était plafonnée à 2,2 millions de tonnes à fin 1998. Dans ce sens, MIT juge que la Cior devrait s'accommoder d'une nouvelle unité de broyage, l'évolution de la demande ne justifiant pas encore la mise en place d'une cimenterie complète.
Selon la même société de bourse, cette unité serait installée dans la région de Casablanca et disposerait d'une capacité de 400.00 tonnes. L'enveloppe d'investissement est estimée à 100 millions de DH. "Outre les économies qui seront réalisées, cet investissement permettra de renforcer la présence de Cior sur la région centre où est déjà installée une unité d'ensachage", explique MIT.
En bourse, le parcours de la cimenterie a été sans faute ces derniers jours. Son cours a grimpé à 1.079 DH contre 1.021 DH il y a deux semaines.
Aujourd'hui, la Cior fait partie d'un secteur qui est considéré comme l'un des blue-ships de la cote. Sa force: actionnariat solide, expertise des participants étrangers, produit de première nécessité.

Youssra MAHFOUD

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