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Chocolat: Surchauffe au rayon confiserie

Par L'Economiste | Edition N°:208 Le 14/12/1995 | Partager

C'est la haute saison pour le chocolat. Les professionnels accentuent leurs opérations de promotion et déclinent leurs nouvelles collections. Cependant, les mêmes tendances que l'an passé reviennent.


"La vie, c'est comme une boîte de chocolat", Forrest Gump dixit. A l'occasion des fêtes de fin d'année, cette expression retrouve tout son sens. En effet, à coups de campagnes de promotion, de dégustations, de mailings, les chocolatiers déclinent depuis quelques jours leurs productions et leurs collections. Cette période connaît traditionnellement une très forte demande de chocolat et absorbe près de 80% des ventes avec un pic de 40% pour les deux seules semaines entourant Noël et le Jour de l'An.
Pour cette année, au niveau de la majorité des intervenants du secteur, "nous restons sur les mêmes tendances que celles de l'an passé".
Le marché du chocolat aujourd'hui s'élargit et une profusion de marques émerge à l'occasion des fêtes de fin d'année. Cependant, soulignent les professionnels, "avec les opérations spot et la contrebande, nous nous retrouvons avec une masse de produits qui nous empêche de cerner la taille du marché".
Dans tous les cas, assortiments, spécialités et boules composent l'univers des boîtes de fin d'année. En volume, ces trois types de chocolats représentent des parts pratiquement égales: plus ou moins un tiers chacun.

Varier les goûts


Ainsi, les assortiments connaissent au Maroc des volumes relativement importants. "Au Maroc, comme en Europe, les plus forts développements sont enregistrés sur le créneau des variétés. L'objectif étant de faire varier les goûts", souligne M. Georges-Emmanuel Benhaïm, PDG de Foods & Goods. Pour cette période, la société commercialise sur le marché marocain la marque belge Guylian qui, "pour la première fois de son histoire, a lancé une gamme d'assortiments".
S'agissant des spécialités, elles dominent de loin avec près de 50% du marché. Il est vrai qu'entrent dans ces chocolats des spécialités très prisées des consommateurs marocains. Tel est d'abord le cas des pralines, créneau sur lequel s'est notamment spécialisée la société Pralinor. Celle-ci importe la matière première de Belgique et la transforme au sein de ses trois magasins de Casablanca, Rabat et Marrakech. Pour M. Yacoubi, responsable de Pralinor, "la définition de la praline diffère d'un pays à l'autre. Pour les Français, c'est une noix enrobée de chocolat. Les Belges, de leur côté, varient le fourrage qui peut être soit de la crème, soit de la pistache. Tout dépend des goûts".
Les truffes, seconde catégorie des spécialités, occupent un petit segment mais sont toujours appréciées des consommateurs fidèles.
Les liqueurs, troisième catégorie, sont en perte de vitesse. Pour les cadeaux de fin d'année, un grand nombre d'entreprises et de particuliers évitent les assortiments à base d'alcool. La raison, soulignent les chocolatiers, "en est tout simplement d'éviter de heurter les convictions religieuses". Cependant, cela n'empêche pas pour autant la commercialisation en grande surface des emballages sous forme de bouteilles de champagne remplies d'une sélection de chocolats liqueurs...

Le fond et la forme


Au centre des fêtes, le concept enfant profite lui aussi largement de cette période avec des ballotins, des oeufs au chocolat surprises, ou encore des produits de confiserie améliorés au chocolat dans de petits emballages de 60 à 70g.
Les professionnels soignent autant le "fond" que la forme, ainsi que les emballages, pour qui l'innovation est également de mise.
Par ailleurs, la clientèle ciblée par chaque chocolatier apparaît en filigrane dans les prix adoptés. Pralinor, qui commercialise ses produits à 260DH le kilo, cible "une catégorie moyenne". Leonidas, importateur de chocolat belge qui réalise en volume près de 600kg de chocolat uniquement sur le mois de décembre, affiche un prix de 410DH le kilo. De son côté, Choc'Late, représentant exclusif de la marque belge Neuhaus, propose des prix de 560DH le kilo et pour les boîtes une fourchette de prix de 480 à 1.700DH.

Par ailleurs, certaines sociétés fabricantes ou importatrices éditent, à la fin de chaque année, des catalogues destinés aux entreprises présentant les différents produits à offrir. Ainsi, Foods & Goods adopte le système de la commande par mailing. La société réalise pour cette période un chiffre d'affaires de 30 à 40% de son chiffre d'affaires avec les entreprises, le reste étant commercialisé via la grande distribution.
De plus en plus, les professionnels assistent à une évolution dans le comportement des consommateurs face à leurs produits. Pendant longtemps, les Marocains achetaient le chocolat pour l'offrir. Actuellement, c'est en grande partie pour leur consommation et leur satisfaction propres qu'ils poussent les portes des chocolatiers hors des fêtes de fin d'année. Et ils deviennent pour certains des connaisseurs avertis avec des goûts marqués. Toutefois, "le marché demande à être développé surtout face à une consommation encore insignifiante".

Meriem OUDGHIRI. & Mohamed BENABID.

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