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Chine/yuan: Washington revient sur ses dires

Par L'Economiste | Edition N°:2274 Le 12/05/2006 | Partager

. Les USA s’abstiennent d’accuser Pékin de manipuler son tauxEn s’abstenant d’accuser Pékin de manipuler son taux de change, les Etats-Unis ont choisi la seule voie s’ouvrant à eux, celle de la sagesse, ont estimé jeudi les analystes. Le 10 mai, dans son rapport semestriel sur les politiques de change dans le monde, le département du Trésor américain s’est dit «extrêmement mécontent de la lenteur» des réformes chinoises dans ce domaine, mais a jugé que les conditions techniques «n’étaient pas remplies» pour accuser la Chine de manipulation de sa monnaie. «Le Trésor n’a jamais été persuadé que la manipulation était un concept réalisable. Washington est en train d’adopter une approche plus intelligente qui se concentre sur ce qu’ils peuvent prouver, comme leur récente plainte auprès de l’OMC contre le traitement réservé aux pièces détachées américaines pour automobiles en Chine», indique Stephen Green, économiste en chef de la Standard Chartered Bank. «C’est plus judicieux», ajoute-t-il. «Cela a l’avantage en tous cas de ne pas compliquer encore davantage la situation», souligne un économiste de BNP Paribas, Chen Xingdong. Si les Etats-Unis avaient accusé la Chine de manipuler sa monnaie, «cela aurait empiré les choses», renchérit Wang Lingyi, de l’Académie des sciences sociales de Shanghai. D’autant que «la Chine ne manipule pas sa monnaie intentionnellement», estime-t-il. Envers et contre toutes les pressions internationales pour une réévaluation du renminbi (monnaie du peuple, autre nom du yuan), Pékin répète régulièrement sa volonté d’améliorer graduellement son système de change, sans à-coups qui déstabiliserait le yuan et l’ensemble de l’économie. La seule réaction officielle au rapport jeudi n’a pas dévié de ce credo. «Nous continuerons à mener de l’avant la réforme (...) et perfectionner le mécanisme des changes qui est en train de prendre forme», a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Liu Jianchao. Le gouvernement, qui ne juge pas les entreprises chinoises mûres pour gérer le risque de change, veut renforcer ses marchés financiers - et les secteurs créateurs d’emploi comme les services - avant d’adopter une réelle flexibilité. Ces derniers mois, la Chine a entrepris d’entrebailler la porte du marché des changes et des capitaux, permettant aux institutions et aux individus d’avoir un meilleur accès aux devises, autorisant certains établissements à investir à l’étranger, y compris sur le marché boursier. Depuis la réévaluation de juillet, le yuan, autorisé à fluctuer dans une marge sous contrôle, a progressé de quelque 1,20%, 1,25%. Un rythme jugé bien trop lent par les Etats-Unis. Un haut responsable du Trésor confiait d’ailleurs jeudi l’opposition farouche de Washington «au protectionnisme et à l’isolationnisme» et aux différents projets de loi qui «réduiraient l’accès au marché américain». D’autant, soulignent les experts, qu’une bonne part des importations chinoises aux Etats-Unis sont le fait d’entreprises américaines installées dans le géant asiatique.Synthèse L’Economiste

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