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Economie

Chantiers de construction
Où est passée la brigade de contrôle?

Par L'Economiste | Edition N°:2728 Le 05/03/2008 | Partager

. Elle existe dans les textes, mais pas sur le terrain . Bureau de contrôle, juste pour un avis consultatifDepuis quelques années, le Maroc connaît un véritable boom dans le secteur de l’immobilier. Malheureusement, cette croissance quantitative n’a pas son égal en termes de qualité. C’est pour remédier aux innombrables lacunes qui rongent le secteur -et qui ne semblent pas déranger grand monde- que la Fédération nationale des promoteurs immobiliers (FNPI) a initié un cycle de formation sur les chantiers propres. «Il ne s’agit pas seulement d’exiger des mesures de sécurité, mais de mettre en place les outils d’évaluation», explique Mohammed Koutbi, conseiller auprès de la FNPI. Une extrême vigilance s’impose pour assurer la stricte application de la réglementation en matière de sécurité individuelle et collective. Les aménagements qui doivent avoir lieu nécessairement à l’intérieur d’un chantier sont connus de tous et ne sont respectés par personne. A qui la faute? L’absence d’outils de contrôle semble être la principale raison à ces infractions systématiques. «Depuis la fin des années 1970, il y a eu un net recul au niveau du suivi et du contrôle de la part de l’administration», poursuit le consultant. «Avant, il y avait les surveillants de chantier qu’on ne voit plus désormais». Est-ce que ce corps existe toujours? La question posée à des professionnels du métier est restée en suspens. Même si ce corps a une présence quasi invisible, il existe bel et bien «au niveau de l’agence urbaine, au niveau des préfectures et au niveau des communes», indique un fonctionnaire de l’administration. Dès qu’un drame survient et rappelle à l’ordre entreprises et administrations, le promoteur immobilier est pointé du doigt. Si la responsabilité de ce dernier est plus qu’évidente, il faut noter, par ailleurs, l’insuffisance des mesures prises en cas de non-respect des normes de sécurité. «La pénalisation n’est pas dissuasive», ajoute Koutbi. Car, dans ce secteur juteux, ce ne sont pas les 1.000 ou 1.500 DH d’amende qui apporteront un réel changement au niveau des comportements. Mais ce ne sont pas là les seules lacunes. Autre grand problème qui se pose, le non-respect des différentes phases de construction. «Le délai de 21 jours de décoffrage de dalles est souvent réduit à 15 jours», affirme un maître d’ouvrage. Ce temps que gagne le promoteur est à soustraire de la vie des futurs acquéreurs. Mais tout le monde s’en fout. Car l’administration n’intervient qu’à deux niveaux, «en amont pour délivrer les permis de construire et en aval pour octroyer le permis d’habiter. A ce niveau, elle s’assure de la conformité au plan», explique Mohamed Kadiri, technico-commercial à Copref, société de bâtiment, de travaux publics et de promotion immobilière. En matière de suivi et de contrôle, le vide juridique joue un rôle important,  prévient Koutbi. «Actuellement, aucune loi n’oblige le promoteur à sous-traiter avec un bureau d’études ou à se conformer à un bureau de contrôle». D’ailleurs, ce dernier n’a qu’un avis consultatif. En attendant que l’administration prenne les rênes du contrôle, la FNPI organise des cycles de formation pour sensibiliser les professionnels à la problématique de la sécurité à l’intérieur des chantiers. Amira KHALFALLAH

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