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Economie

Chambres agricoles
Beaucoup d'attributions pour peu d'actions

Par L'Economiste | Edition N°:1711 Le 24/02/2004 | Partager

. Le budget de la plus riche de ces institutions ne dépasse guère 310.000 DHLes chambres d'agriculture ont consacré le samedi dernier à décortiquer les obstacles qui freinent leur développement. Intitulée «la réalité des chambres d'agriculture et les exigences de la réforme», la journée d'étude a réuni agriculteurs, professionnels de l'agroalimentaire et juristes. Abdelhamid Aouad, ex-ministre de la Planification, entre dans le vif du sujet. «Le foncier est un handicap majeur, hérité du passé, qu'on n'a pas pu régler», dit-il. La structure foncière (80% des terres agricoles couvrent moins de 6 ha) n'est plus adaptée à l'agriculture moderne et à ses exigences. Pour Abdelhaq Tazi, membre de l'Istiqlal, l'exemple de l'agriculteur américain est pertinent. Déjà en 1962, cet agriculteur a été formé pour équiper et gérer un domaine, de pas moins de 100 ha. Chaque agriculteur était assisté par un universitaire dans la gestion de sa ferme. Au Maroc, les terres souffrent du morcellement, ce qui rend l'investissement agricole non rentable. Gagner le pari de la mise à niveau n'est pas pour demain. Les agriculteurs marocains ne sont pas prêts. 88% d'entre eux n'ont aucun diplôme dans le domaine rural. Les ingénieurs agricoles ne sont que 197.000 en ville et 1.500 dans les campagnes. Ainsi, moderniser le secteur devient difficile. «La Fédération des agriculteurs doit s'y mettre. Participez à la politique, aménagez des filiales de la Fédération dans toutes les villes et organisez-vous en élites», lance Abdelhamid Aouad aux professionnels. Au niveau statutaire, Ibrahim El Hassnaoui, président de la Fédération des chambres d'agriculture du Maroc, relève le problème d'ambiguïté dans les attributions des chambres. Ce qui donne souvent lieu à des empiètements. Bien plus, la loi 1962 confie de nombreuses compétences aux chambres agricoles, mais qui sont laissées à l'appréciation de l'Administration. Leurs attributions restent confinées à un rôle consultatif et les chambres ne sont que rarement sollicitées pour donner leur avis. «Dans les négociations avec les USA, le secrétaire d'Etat américain chargé de l'agriculture fixe un seuil minima établi en concertation avec la Fédération des agriculteurs américains et pour lequel aucune concession ne peut se faire», indique Mohammd Ben Chaïb, intervenant lors du débat. Et le budget des chambres agricoles ne serait pas une aubaine. Tout au plus, il ne peut que couvrir les dépenses de fonctionnement. L'encadrement, la recherche, la gestion des barrages... sont négligés, faute de moyens. «Le budget de la plus riche des chambres agricoles, celle de la région de Settat, ne dépasse guère 310.000 DH, dont 160.000 représentent le salaire annuel d'un seul fonctionnaire», ironise un participant. El Hassnaoui déplore aussi le fait que des régions, réputées être agricoles, ne disposent pas d'industries de transformation, ni de débouchés localement. Les 130 coopératives laitières de Tadla Azilal envoient leurs produits à Agadir et à Casablanca pour être transformés ou simplement vendus.


Scrutin de liste

De toutes les chambres professionnelles, les chambres agricoles sont les seules à être élues selon le scrutin uninominal. Les agriculteurs veulent être alignés sur le régime de liste. «Celui-ci permet la concurrence des programmes et non des personnes», constate Lahcen Ben Sassi lors de la journée d'étude. Le scrutin de liste «mettra aussi un terme aux opportunistes qui font des chambres une passerelle vers la Chambre des Conseillers», ajoute-t-il. Ali JAFRY

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