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    Enquête

    CFG: Deux nouveaux associés parmi les cadres

    Par L'Economiste | Edition N°:271 Le 13/03/1997 | Partager

    Fidéliser les cadres à l'entreprise tout en garantissant une qualité de travail toujours supérieure: c'est ce que recherche CFG à travers l'actionnariat salarial.


    L'actionnariat salarial a toujours fait rêver les employés. CFG (Casablanca Finance Group) vient d'en faire un outil privilégié de motivation de son personnel. Le système a été finalisé fin 1996. «Elever nos cadres au rang de partenaires nous permettra, d'une part, d'éviter le fonctionnariat et, de l'autre, de les fidéliser», souligne M. Adil Douiri, associé fondateur.
    Ce système a fait des heureux: M. Younès Benjelloun, responsable du métier Intermédiation, et M. M'hammed Skalli, responsable du métier Gestion de Portefeuille.
    Chacun d'eux a reçu des parts dans une société de cadres créée pour l'occasion. Ce montage a nécessité un gros travail, est-il indiqué. En plus de la réflexion des responsables de CFG, une étude avait été effectuée par Arthur Andersen.
    Pour prétendre au rang d'associé, il faut avoir assumé au préalable tous les niveaux de responsabilité au sein de l'entreprise. De manière générale, les cadres entrent juniors à CFG. Le groupe assoit sa stratégie recrutement essentiel-lement sur le diplôme (MBA, HEC, Polytechnique, ISCAE). Il recherche ses futurs collaborateurs directement au niveau des universités. «Pour la construction d'une banque d'affaires dont la qualité est à vocation mondiale, nous avons des besoins ciblés. Aussi préférons-nous agir directement sur les cadres attirables», indique M. Douiri.

    Les juniors sont ensuite pris en charge par un manager. Alternant dans leur formation chapitres théoriques simplifiés et cas pratiques, ils passent au rang de séniors au bout de deux ans en moyenne. Ils peuvent alors prendre la réalisation complète de dossiers d'activité. En haut de la pyramide, le manager chapeaute tout un métier et une équipe de seniors. Et ce n'est qu'arrivé à ce rang que le cadre peut prétendre à un possible partenariat.
    «Ce partenariat des cadres résulte de la cooptation de l'ensemble des associés. Sa philosophie est que les futures contributions de cet associé compenseront la dilution pour l'ensemble des actionnaires existants», explique M. Douiri. Il fallait donc une solution compatible avec un actionnariat institutionnel. D'ailleurs, ce système a pour toile de fond les expériences des banques d'affaires internationales. Dans les modèles français, c'est Lazard Frères et Cie qui a le plus inspiré CFG. Elle fonctionne sous forme de commandite par actions où les cadres-associés sont les commandités et les actionnaires institutionnels les commanditaires. Dans ceux anglo-saxons, CFG a retenu les modèles Morgan Stanley et Goldman Sachs. Indépendamment du modèle choisi, «l'idée était de fidéliser les bons éléments du groupe. Ils constituent en fait le savoir-faire de l'entreprise qui a besoin d'être maintenu».
    L'actionnariat ne bénéficie, pour l'heure, qu'au personnel opérant directement dans l'activité de base de CFG. A l'opposé, le principe de l'intéressement s'applique au personnel dans son intégralité.

    Méritocratie


    En janvier de chaque année, le Département Ressources humaines procède aux évaluations qui vont déterminer l'intéressement. Les fiches d'évaluation sont consignées, d'une part, par l'encadré et, de l'autre, par l'encadreur. De même, celui-ci est évalué par l'équipe qu'il dirige. L'intéressement qui est distribué en février est fonction du niveau de responsabilité et des résultats de l'évaluation. Le principe retenu consiste à motiver par la hausse du fixe les nouveaux et par l'augmentation du variable les managers. De sorte que la courbe des salaires fixes, initialement basés sur le diplôme augmente et peut converger. «La différence créée au début par le diplôme s'estompe avec les années et les réalisations de chacun».
    Ce système a été mis en place dès le début de l'activité de CFG en 1993. La distribution des primes est précédée par l'exposition des comptes de l'entreprise à l'ensemble du personnel. «Il s'agit d'expliquer que ce n'est pas un cadeau mais le résultat d'un travail sérieux et participatif. L'ensemble de notre gestion des ressources humaines est fondé sur le principe de la méritocratie et la récompense de l'excellence», souligne M. Douiri.o

    Malika EL JOUHARI

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