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    Economie

    Céréales: La FAO revoit à la hausse ses prévisions

    Par L'Economiste | Edition N°:446 Le 18/02/1999 | Partager

    Après avoir envisagé le pire, la FAO révise à la hausse ses prévisions concernant la production céréalière mondiale. Ce sont 1,880 milliard de tonnes qui seront ainsi récoltées. Ce chiffre sera cependant inférieur de 1,3% aux besoins théoriques de la consommation mondiale.


    Contrairement aux premières prévisions de la FAO, la récolte céréalière ne sera pas si mauvaise. L'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture vient de réviser à la hausse ses prévisions de novembre concernant les céréales. Dans son bulletin "Perspectives mondiales de l'alimentation", publié lundi 15 février à Rome, la FAO estime que la production céréalière mondiale devrait atteindre 1,880 milliard de tonnes. La production céréalière mondiale sera cependant inférieure de 1,3% aux besoins de consommation escomptés pour 1998/1999. Deux mois plutôt, la FAO redoutait un décalage entre l'offre et la demande de plus de 2%.
    Pour l'heure, ce sera donc aux stocks céréaliers mondiaux de compenser la faiblesse de la production et de répondre aux besoins alimentaires mondiaux. Ces derniers, qui ont augmenté en 1997/1998, devraient atteindre 328 millions de tonnes. Les stocks de fin de campagne devraient représenter 17,2% de la consommation prévue pour 1998/1999, soit une moyenne qui se situe dans la fourchette des 17/18% de la consommation mondiale. Un seuil minimum, considère la FAO, pour garantir la sécurité alimentaire mondiale.
    Le bon niveau des stocks n'a pas empêché cependant des pays de souffrir de pénuries alimentaires. Ainsi, 41 pays, dont 19 en Afrique, ont enregistré des carences alimentaires graves, soit en raison de conditions climatiques défavorables, soit en raison de troubles et guerres civiles, soit enfin les deux à la fois.

    Mais dans l'ensemble, le constat dressé par la FAO reste assez optimiste. La production de blé devra s'établir à 598 millions de tonnes. Celle des céréales secondaires (maïs, avoine, sorgho, orge, seigle...) sera de 909 millions de tonnes, tandis que la production rizicole devra flirter avec les 373 millions de tonnes.
    De ce fait, le commerce mondial de céréales devrait atteindre 204 millions de tonnes en 1998/1999, soit un peu moins de 3% de mois que l'année précédente.
    Paradoxalement, alors que les cours mondiaux devaient grimper du fait du recul de la production, c'est le contraire qui s'est produit. Les cours mondiaux du blé et des céréales secondaires restent relativement déprimés.
    Explication: l'effondrement de la demande en Asie consécutif à la crise économique et à la stagnation des importations mondiales ont contrebalancé le déséquilibre entre l'offre et la demande.
    Sur les marchés à terme, les cours de blé ont perdu entre 5,25 et 5,75 Cents par boisseau (entre 0,49DH et 0,54DH). Et la seule chose qui empêche pour l'instant les cours de s'effondrer, estime M. Steve Bruce du cabinet spécialisé ED and F Man, est que les agriculteurs américains ne commercialisent pas encore leurs productions.
    Le prix du riz s'est quant à lui raffermi début 1999 en raison d'une reprise du commerce de riz de haute qualité et des craintes quant aux effets de la sécheresse en Asie du Sud-Ouest, particulièrement en Thaïlande.

    Ghassan KHABER

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