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Centrale thermique de Safi
«C’est l’emploi qu’il faut privilégier»
Entretien avec Mohammed Karim, président de la région Doukkala-Abda

Par L'Economiste | Edition N°:2728 Le 05/03/2008 | Partager

. Les élus campent sur leurs positions. Une rencontre prévue le 11 mars avec Amina Benkhadra, ministre de l’Energie Pas question de construire une centrale thermique à Bir Al Har, près de la station touristique de Souiria Laqdima, à 30 km de Safi. Elus locaux et populations sont plus que jamais mobilisés contre le projet. Cette mobilisation a déjà porté ses fruits puisque la semaine dernière, la Primature a fait savoir qu’un autre site est à l’étude (www.leconomiste.com). Pour Mohammed Karim, président de la région Doukkala-Abda, la décision est raisonnable. Il s’agit non seulement de préserver l’environnement, mais aussi de promouvoir le développement touristique de la zone. Et par conséquent, l’emploi dans une région où le taux de chômage est très élevé. Ce dernier reproche à la direction de l’Office national de l’électricité son manque de communication. - L’Economiste: Comment vous a été présenté le projet de la centrale thermique, près de Souiria Laqdima?- Mohammed Karim: En fait, l’ONE n’a pas jugé utile de donner d’amples détails sur ce projet. Seulement, les élus, après investigations, ont pu mettre la main sur le dossier. Et jusqu’à présent, la direction n’a jamais rencontré les élus.  - A quel niveau réside donc le problème? - A mon avis, après l’échec de Cap Ghir (www.leconomiste.com), la Primature avait demandé, en 2007, à l’Office de voir un autre site à Safi. Et de consulter au préalable les élus locaux. Ce qui n’a pas été fait. En clair, l’Office a mis tout le monde devant le fait accompli. Alors, qu’avec un peu de concertation, on aurait pu trouver des solutions qui satisfassent toutes les parties. - Pour vous, la centrale thermique remet en question tous les projets touristiques annoncés à Souiria Laqdima… - Tout à fait. Bir El Har est situé à 3,5 km de la station. Ainsi, les cheminées et leurs fumées seront visibles aux touristes. Je rappelle que de grands projets touristiques sont prévus. Des projets qui représentent 8.000 emplois directs et 30.000 indirects pour les trois premiers contre seulement 150 postes spécialisés offerts par la centrale. Il faut savoir que le taux de chômage pour Safi est de 18% et c’est parmi les plus élevés du Maroc. Le choix est clair. . Impact visuel- Pourtant, la centrale thermique permettrait d’assurer des revenus annuels pour deux communes ? - L’Office annonce 200 millions de DH par an comme taxes au profit des communes limitrophes et de la province. Mais ce sont des chiffres gonflés et qui sont basés sur des textes anciens et quasiment caducs. Le nouveau code des impôts ne permet plus ces prévisions. De plus, le projet sera exempt d’impôts pendant cinq ans et donc jusqu’en 2017, après une mise en service en 2012. A titre indicatif, la commune de Moulay Abdellah ne perçoit que 15 millions de DH de la centrale thermique de Jorf Lasfar. - L’ONE annonce aussi 3,5 milliards de DH en équipements en matière d’environnement? - Quels que soient les investissements en équipements en matière d’environnement, ces installations resteront toujours polluantes. Ajoutons à cela l’impact visuel avec les tours de fumée et de gaz et les dispositifs des grands poteaux en fer avec leurs enchevêtrements électriques. La centrale aura aussi à trouver des points de stockage pour gérer les cendres de charbon. Par ailleurs, l’impact sur la mer sera considérable. Il faut savoir que 30% des marins du Maroc sont de Safi. Le projet portera atteinte à une très large frange de la population. - Pour vous, le projet est dans l’impasse? - Nous attendons du gouvernement des solutions qui contentent tout le monde. Certes, l’intérêt économique et social de la population de Safi est à défendre. Mais il faut tenir compte de la crise en électricité annoncée en 2012. Un rendez-vous a été fixé, le 11 mars, avec Amina Benkhadra, ministre de l’Energie et des Mines. Propos recueillis par Mohamed Ramdani

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