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Centrale d’Aïn Béni-Mathar
Un apport de 8,5% à la production nationale

Par L'Economiste | Edition N°:2745 Le 31/03/2008 | Partager

. Première au monde en cycle combiné thermo-solaire. Réhabilitation et projet d’extension de JerradaL’hypothèse d’un report, pour une troisième fois en une semaine, de la cérémonie de pose de la première pierre de la centrale électrique thermo-solaire d’Aïn Béni-Mathar, par SM le Roi, aura planée jusqu’à la veille. Au point qu’à quelques heures encore de la cérémonie, vendredi 28 mars, le directeur général de l’ONE ne savait pas sur quel pied danser. Plus de peur que de mal. A l’arrivée, on retiendra ces images d’un cérémonial sans moindre fausse note, au milieu de nulle part, à quelque 87 kilomètres au sud d’Oujda. L’ONE est déterminé à relever les défis. En atteste de ce qui sera, dans 34 mois à compter de juin prochain, la centrale d’Aïn Béni-Mathar. Fruit d’un deal savamment bien négocié avec l’espagnol Abengoa, cette centrale thermo-solaire à cycle combiné intégré, d’une puissance de 472 mégawatts (MW), sera livrée clés en main. La première réception provisoire du cycle dit ouvert de 300 MW est prévue en avril 2009. Le directeur de l’Agence de développement de l’Oriental, Mohamed MBarki, estime que ce projet «va contribuer à la dynamique générale de la région». Une région qui pourrait tenir le rang de pôle énergétique du Royaume. Le rêve semble désormais permis. En effet, dans l’immédiat, dans le pipe de l’ONE il y a le projet de réhabilitation de «la vieille dame» Jerrada. Une centrale d’une puissance de 160 MW. Ce «vestige» de l’ère brejnévienne des années 70, dont le génie de Hassan II avait permis d’imaginer un cycle combiné de paiement, en dirhams et oranges, verra son espérance de vie rallongée de 10 ans. En plus du projet de l’étude de faisabilité en 2009 que l’Office va lancer pour déterminer la pertinence ou non de porter, sa puissance à 660 MW, soit une extension de 500 MW! Dèjà la région commence à peser lourd dans la production électrique nationale. L’apport de 8,5% de la centrale d’Aïn Béni-Mathar et de 10% en pointe, porte le poids de l’Oriental à 13% dans cette production. In fine, la région sera excédentaire de 300 MW!La centrale d’Aïn Béni-Mathar, qui tournera grâce à deux turbines à gaz, deux chaudières de récupération, un champ solaire de 88 ha pour 2.688 plaques solaires, a coûté la bagatelle de près de 4,6 milliards de DH. La production solaire portera sur 20 du total des 472. Sur le site du projet, digne du livre des records, tout semble démesuré. Par exemple, le système de production mis en place réduirait l’utilisation de fuel de 12.000 tonnes/an et les émissions de gaz carbonique de 33.500 tonnes. A noter que le projet bénéficie d’un prêt de la Banque africaine de développement (BAD) à hauteur de 71%, équivalent à 287 millions d’euros et de l’ICO-Espagne du fonds d’aide au développement d’un montant de 43 millions d’euros, soit 10% du montant. Il y a aussi la part du Fonds mondial pour l’environnement de 7%, soit 43,2 millions de dollars. Le reste (12%), environ 552 millions de DH, est constitué de fonds propres de l’ONE.Le choix du site procède d’une série d’avantages notamment la proximité avec le Gazoduc Maghreb-Europe pour l’alimentation de la centrale, qui utilisera le gaz naturel de redevance comme combustible, via une conduite de 13 km. On parle de l’ensoleillement du site qui atteindrait 300 jours/an ou encore d’une importante nappe phréatique. Au-delà, «la centrale d’Aïn Béni-Mathar est conçue pour optimiser les coûts de production», laisse entendre un des responsables du projet, Wahibi Abdelkrim. Il en veut pour preuve l’utilisation de la technologie de refroidissement à sec. Un aérocondenseur qui permettrait d’économiser plus de 50% de la quantité nécessaire pour une centrale de même puissance. Le reste est «conforme aux normes environnementales».


«On ne discute pas»!

Lors de la cérémonie du 28 mars, les journalistes accrédités n’en verront que ce qui en échappait à travers l’embrasure d’une porte ou fenêtre, tant ils étaient sommés de se tenir loin de la parade, contrairement aux populations venues par centaines. On s’est exécuté, même si quelques ténors des rédactions locales ont essayé de sauver la face. «C’est ainsi et ça ne se discute pas!» assènera un colosse de près de 2 mètres, yeux cachés derrière des lunettes noires. De qui vient cet ordre? On ne le saura jamais. Bachir THIAM

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