×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Affaires

Centrale Aïn Beni Mathar: Premiers coups de pioche

Par L'Economiste | Edition N°:2742 Le 26/03/2008 | Partager

. 4,3 milliards de DH pour une puissance de 472 MWON a presque envie de croire que l’ONE, à ce rythme, tient le bon tempo pour faire face à la demande exponentielle en énergie électrique. La pose de la première pierre de la centrale thermo-solaire de Aïn Beni Mathar dans la région de l’Oriental, prévue demain jeudi 27 mars par le Roi, conforte cet espoir et répond à la volonté de l’Office de relever ce défi. L’inquiétude de Younes Maamar, directeur général de l’ONE, est facile à comprendre. D’autant plus que l’essor du développement économique exige «une électricité de qualité, au meilleur coût, et en mobilisant pour cela de nouveaux investissements et les technologies les plus performantes».En tout cas, le contexte de forte croissance de cette demande exige la mise en service de nouveaux moyens de production dont la puissance doit être comprise entre 500 et 600 MW par an, jusqu’en 2016, à raison d’un investissement de 10 milliards de DH chaque année. Ce qui laisse croire que la future centrale de Aïn Beni Mathar, cycle combiné thermo-solaire, est loin de répondre aux exigences de l’Office en termes de puissance. Elle ne développera que 472 MW dont la part du solaire va représenter 20 MW. Ce cycle fonctionnera au gaz naturel de redevance, acheminé par le gazoduc Maghreb Europe au moyen d’une bretelle directe de 12 kilomètres environ, et de l’énergie thermique en provenance du champ solaire. Une technologie qui, pour Maamar, «permettra de contribuer à la satisfaction de la demande nationale en matière d’énergie électrique tout en respectant les normes environnementales les plus strictes». Le coût de réalisation de cette centrale s’élève à près de 378 millions d’euros, soit environ 4,3 milliards de DH. Voilà qui bouche un trou au programme d’investissement annuel prévisionnel de 10 milliards de DH de l’Office. Les travaux de réalisation sont confiés, après appel d’offres, au consortium Abengoa-Alstom. Le financement de l’opération est assuré par la Banque africaine de développement et le GEF (Fonds mondial de l’environnement). Sa mise en service est prévue pour 2009.Rappelons, par ailleurs, que les projets de l’ONE engagés dans le cadre d’un programme visant la satisfaction de la demande en énergie électrique sur le quinquennat 2007-2011 concernent des installations de tout ordre. Ceux-ci intègrent des parcs éoliens (Amogdoul de 60 MW, inauguré le 13 avril 2007 à Essaouira, celui de Tanger de 140 MW), le complexe hydroélectrique de Tanafnit - El Borj de 40 MW, ainsi que la centrale thermo-solaire de Aïn Beni Mathar. Des turbines à gaz et des groupes diesel de 400 MW complètent ce programme. De même, l’initiative 1.000 MW éolien, dont le but est de renforcer la capacité de production de l’ONE, répond au même objectif. B. T.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc