×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Dossiers

Ce qui accroche les investisseurs étrangers

Par L'Economiste | Edition N°:2229 Le 08/03/2006 | Partager

. Stabilité politique et infrastructures… les facteurs déterminants. La Justice toujours à la traîneStabilité politique, qualité des infrastructures et du système financier. Ce sont là les principaux critères qui interviennent dans la décision d’un investisseur étranger. De l’avis des cabinets conseil contactés par L’Economiste, la proximité avec l’Europe constitue également un atout pour le pays. «Elle n’est pas uniquement géographique mais culturelle. Ce qui permet à un groupe européen de s’implanter au Maroc et non ailleurs», assure Patrick Larrivé du cabinet UGGC& Associés. Cette proximité est également renforcée par les échanges en termes de formation des jeunes mettant ainsi à la disposition des entreprises du personnel disposant d’une expérience dans des firmes installées à l’étranger. En général, l’on s’accorde sur le bon niveau des ressources humaines: «Le personnel est qualifié, avec un bon niveau d’études. Le Maroc dispose aussi d’une grande force de travail». Abdelkader Masnaoui du cabinet Masnaoui Mazars parle de «ressources humaines pleines de potentiel».Ce qui fait la force du Maroc, c’est également le dispositif réglementaire mis en place. «La législation est tournée vers l’encouragement de l’investissement et le Maroc dispose d’un droit des affaires et d’un code de commerce modernes aux standards européens», précise Abdelkader Masnaoui.La réglementation des changes est favorable et elle a amélioré l’attractivité du pays. Les opérateurs étrangers ont ainsi la liberté de transférer à l’étranger, les capitaux investis ainsi que la totalité des plus- values réalisées. La fiscalité, souvent critiquée au niveau interne, ne semble pas poser de problème. Ce n’est pas d’ailleurs un élément déterminant, mais il est pris en compte dans l’étude effectuée par l’entreprise. «Elle n’est pas diamétralement différente de ce qui peut se pratiquer dans les pays européens ou du pourtour méditerranéen, constate Patrick Larrivé.Pour être attractif, le Maroc est obligé de s’aligner sur la concurrence.Les changements du régime fiscal des plus-values sur actifs des entreprises non cotées consacré par la loi de Finances 2006, a fait couler beaucoup d’encre. Il pénaliserait les investissements émanant de pays n’ayant pas de convention de non-double imposition avec le Maroc. Cette disposition irait à l’encontre de la tendance européenne. En réalité, elle servait pour certains investisseurs à faire de la spéculation foncière. C’est ce qui sous-tend la décision du législateur. Les délais de constitution de société sont également qualifiés de satisfaisants. «Il faut être bien conseillé et disposer de la bonne information. Dans ce cas, le dossier peut être bouclé dans un délai de 10 à 15 jours». Au Centre régional d’investissement (CRI) de Casablanca, l’on assure que le délai de constitution est de 48 heures, mais à condition que le dossier soit complet. Dans le cas des investissements étrangers, les retards seraient dus aux délais de transfert des fonds. Dans son rapport sur le climat d’investissement au Maroc, la Société financière d’investissement (SFI) relève qu’au Maroc, le délai pour créer une entreprise est de 11 jours contre 14 en Tunisie et 9 jours en Turquie (cf. www.leconomiste.com). En revanche, enregistrer une propriété reste «plus long et plus coûteux que la moyenne Mena» : 82 jours au Maroc contre 57 jours en Tunisie et 9 jours en Turquie. En fait, des améliorations sont attendues du côté de l’Administration. L’on s’attend à plus de professionnalisme des CRI et de différents points d’accueil des investisseurs étrangers (conseillers économiques à l’étranger, banques et réseaux de professionnels). Car malgré les efforts, les investisseurs ont toujours du mal à avoir la bonne information et le guichet unique ne fonctionne pas réellement. Les prestataires privés sont également concernés: banques et réseaux de professionnels. Les CRI, en tant que véritables centres d’affaires, doivent jouer la carte de la proximité vis-à-vis de l’investisseur étranger ou national et assurer le rôle complet d’un accompagnateur. Ils devraient se professionnaliser par pôle de compétitivité, par secteur économique ou par taille d’investissement.Abdelkader Masnaoui recommande la «création au sein des CRI de véritables conseillers d’investissement». Les relations avec l’Administration fiscale sont également pointées du doigt, surtout par rapport aux «méthodes de vérification jugées peu professionnelles». Parmi les points qui jouent également en défaveur du Maroc, la lenteur de la Justice. Le traitement des dossiers traîne toujours.


Compétition entre les CRI

SI la décision d’investir est plus facile pour les grands groupes qui font de la veille stratégique et disposent de réseaux leur permettant d’avoir une bonne connaissance du pays, la tâche est plus difficile pour les PME. Pour cela, il est important de mettre à disposition la bonne information. Ce qui suppose une mise à niveau des différents points d’accueil. «Nous n’avons pas besoin d’une nouvelle législation mais d’un changement des comportements de tous les acteurs. Ces derniers doivent se considérer comme des producteurs d’investissements», soutient Abdelkader Masnaoui du cabinet Masnaoui Mazars. Il suggère qu’un climat de réelle compétition soit encouragé entre les différents CRI et que le bilan annuel de leur réalisation soit publié pour consacrer leurs mérites respectifs.Khadija MASMOUDI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc