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Economie

Ce que critiquent les ONG

Par L'Economiste | Edition N°:1442 Le 22/01/2003 | Partager

. Le mutisme de la commission au lendemain de la présentation de l'avant-projet ranime les craintes des associations fémininesLa réforme de la Moudawana continue à soulever des remous chez les ONG féminines. Des sources proches du dossier estiment que les revendications risquant le plus de subir le veto de la Commission consultative chargée de la réforme sont celles ayant trait à l'abolition de la polygamie et l'unification de la procédure de divorce. Selon Nezha Skalli, membre de l'Association démocratique des femmes du Maroc (AFDM), «le moment est venu pour faire connaître à l'opinion publique les points sur lesquels il existe des divergences entre les membres de la commission». Cette dernière, poursuit Skalli, a pour mission de répondre aux revendications des femmes et de leur rendre justice. Pour ce faire, ses membres ne doivent pas s'éloigner de cette optique, estime-t-elle. Beaucoup de critiques ont foisonné concernant le travail et la composition de la commission. Le penchant conservateur qui caractérise la majorité des membres est l'un des plus fustigés. Vient ensuite, d'après une militante féminine, le caractère à huis clos des travaux, puisqu'aucune information n'est donnée sur l'avancement ou le déroulement des concertations. Il est aussi reproché à la commission de ne pas considérer les ONG comme faisant partie de la révision de la Moudawana, en se limitant au simple fait de les écouter et «de recevoir leur mémorandum, sans donner suite à travers une collaboration continue». Rappelons que les ONG féminines déclarent avoir agi dans le cadre du Printemps de l'Egalité, regroupement des différentes associations féminines. Ces dernières ont présenté un mémorandum revendicatif détaillant leur perception de la future Moudawana.


Contenu

Le mémorandum du Printemps de l'Egalité contient trois catégories de réformes: avant la conclusion de l'acte de mariage, pendant le mariage et la dissolution de l'acte et ses conséquences. - Avant le mariage, les ONG demandent le changement de la dénomination de l'acte de mariage, «aqd annikah», pour que cette dernière ne contienne pas une connotation péjorative pour la femme. Autres points soulevés, l'unification de l'âge du mariage des deux sexes à 18 ans et l'élimination du tuteur légal au moment de la conclusion du mariage pour les femmes majeures. L'annulation de la polygamie fait aussi partie de ces revendications. - Pendant le mariage, les ONG revendiquent une égalité dans les droits et obligations des deux époux au niveau de la prise en charge de la famille et des enfants.- Lors de la dissolution du mariage, les associations féminines demandent l'unification de la procédure de divorce. Une seule manière de divorcer qui se passera devant le juge, aussi bien pour la femme que pour l'homme.Le partage des biens acquis pendant la durée du mariage, aussi bien au moment du divorce qu'après la mort de l'un des époux, figure aussi sur la liste établie par les ONG.La femme divorcée doit pouvoir garder le logement marital pour éduquer ses enfants. D'ailleurs, le problème de la pension alimentaire et de la garde des enfants est au coeur des revendications féminines. Enfin, les ONG insistent sur la nécessité de la création de tribunaux de familles et de la formation de juges spécialistes en la matière. Houda BENBOUYA

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