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CCIS: Trop lourde, la tutelle!

· Les chambres de commerce réclament leur réforme

Par L'Economiste | Edition N°:445 Le 17/02/1999 | Partager

Le statut de la Fédération des Chambres de Commerce, d'Industrie et de Services du Maroc ne répond plus aux nouvelles exigences d'une gestion moderne et souple. Le contrôle du ministère de tutelle est jugé lourd, ce qui freine le dynamisme de cette institution.

"Les chambres de commerce d'industrie et de services ne peuvent jouer pleinement leur rôle sans autonomie financière", indique M. Ahmed Lamrabet, président de la FCCIS (Fédération des Chambres de Commerce, d'Industrie et de Services du Maroc). Une assemblée générale extraordinaire a eu lieu au siège de la Fédération à Rabat le 3 février pour discuter de la redynamisation de cette institution. Les représentants des différentes chambres de commerce marocaines ont étudié, entre autres, les formes d'adaptation du statut au nouveau contexte économique.
Les chambres de commerce, d'industrie et de services sont assujetties à un contrôle financier de la part de leur ministère de tutelle. Les procédures sont jugées lentes et compliquées "puisqu'il y a un contrôle a priori et un autre contrôle a posteriori. Nos institutions perdent de leur dynamisme avec ce double contrôle", ajoute M. Lamrabet. L'idéale selon lui est de maintenir un contrôle a priori, mais laisser la liberté aux chambres de commerce de gérer leur budget a posteriori. L'assemblée générale était l'occasion de proposer des solutions souples dans ce sens, de nature à redynamiser le rôle de la Fédération.
La redéfinition de quelques lignes de conduites des chambres de commerce a été également à l'ordre du jour. Les différents membres ont débattu de la restructuration des départements des chambres de commerce. Des commissions ont été créées pour mener une réflexion à ce sujet. Mais encore faut-il que l'ensemble des présidents des chambres de commerces adhèrent à une politique commune. "Il faut alors mieux les sensibiliser à venir participer aux réunions de la Fédération, même s'ils doivent venir de villes lointaines", note M. Lamrabet.

Plan d'action


Par ailleurs, la Fédération des Chambres de Commerce se félicite aujourd'hui d'être représentée à travers 24 de ses membres dans la deuxième Chambres des Conseillers. Ainsi, la voix des opérateurs économiques sera entendue et prise en considération au niveau de l'élaboration des textes de loi, rassure le président de la Fédération. Les chambres de commerce se préparent aussi au démantèlement douanier et à l'ouverture des frontières. Une campagne de sensibilisation sur le plan national est lancée pour accélérer le processus de mise à niveau des entreprises marocaines, surtout les PME et PMI.
Sur la plan international, les chambres de commerce veulent aussi être plus dynamiques. Elles pensent avoir un rôle important à jouer au niveau de l'amélioration de l'image du pays et la promotion de l'investissement étranger.
Le Bureau de la Fédération a été chargé d'élaborer un plan d'action qui sera présenté pour adoption lors de l'assemblée générale prévue pour le 5 mars prochain au siège de la Fédération. L'objectif est de préparer les actions à prendre aux niveaux local, national et international.
Selon M. Lamrabet, il y a eu plusieurs actions déjà concrétisées. Pour l'année du Maroc en France par exemple, la Fédération a prévu la participation d'une quarantaine d'opérateurs économiques. Mais le plus important aux yeux du président de la Fédération est d'assurer le suivi après la manifestation. "Des résultats concrets d'une manifestation ne peuvent avoir lieu qu'après plusieurs mois, voire plusieurs années de suivi", explique-t-il. D'où la nécessité selon lui de créer des cellules et des commissions de suivi pour recueillir les fruits de la prospection.

Hicham RAÏQ

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