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Entreprises

CCI: Assistance technique des chambres françaises

Par L'Economiste | Edition N°:203 Le 09/11/1995 | Partager

La première visite au Maroc de M. Trémège, président de l'Assemblée des Chambres Françaises de Commerce et d'Industrie (CFCI) a permis d'aborder les conditions susceptibles d'attirer les investisseurs étrangers.

L'état français a homologué le titre de Technicien supérieur en commerce et en gestion délivré par l'Ecole Française des Affaires de Casablanca. M. Trémège, président de l'Assemblée des Chambres Françaises de Commerce et d'Industrie, est venu au Maroc la semaine dernière à l'occasion de cet événement, présenté comme "une première mondiale".

A l'image des actions des CFCI, sa visite a été couronnée par des résultats qualifiés de concrets, tournés vers le développement des relations entre entreprises par l'intermédiaire des chambres de commerce et d'industrie. A ce titre, l'application d'un programme de formation des cadres des chambres de commerce marocaines sera le premier stade de ce partenariat. Dans un deuxième stade, des techniciens français viendront au Maroc pour mettre en place dans les chambres de commerce des services comparables à ceux existant en France. Ces services seront tournés vers les entreprises des différentes régions du Maroc. Le financement de cette formation entre dans le cadre du partenariat et sera assuré par la Fédération des Chambres de Commerce marocaines et par le biais du Ministère français des Affaires étrangères dont dépendent les CFCI.

Les obstacles à l'investissement étranger

Ce sens pragmatique des CFCI vient de leur implication permanente dans le monde des affaires, loin des considérations politiques connues par leurs homologues marocaines.

Lorsque les chambres s'étaient réunies il y a 15 ans pour dénombrer les difficultés à s'implanter au Maroc, elles en avaient localisé 27 dont la marocanisation de tout un secteur de l'économie. "Progressivement, les choses se sont améliorées. Mais il reste encore 5 ou 6 obstacles à l'investissement étranger, affirme M. Alain André, directeur général de la CFCI. Le principal obstacle est la lenteur avec laquelle évoluent les conditions d'accueil". Depuis des années, les refontes du code d'investissement, du code du travail, de la création des tribunaux de commerce, sont évoquées sans parvenir à franchir le pas. Des hésitations motivées par le souci d'être perfectionniste afin de satisfaire tout le monde (syndicats, patronat, partis politiques, investisseurs étrangers), font prendre le risque de s'éloigner de l'essentiel. Pendant ce temps, l'investisseur étranger ayant des fonds à placer part ailleurs au lieu d'attendre. "Quand un investisseur vient au Maroc, il faut le prendre en main de façon à ce qu'il trouve tout ce dont il a besoin ici. On ne veut plus entendre dire que tel est parti en Tunisie par exemple parce qu'il n'a pas été satisfait au Maroc", soutient M. Giaconia, président de la CFCI.

En dépit d'un climat de méfiance dû à cette incertitude, de très nombreux investisseurs restent intéressés par le Maroc. L'intérêt manifesté est large: il va de la multinationale à la PME-PMI de 7 ou 8 personnes. Les secteurs visés sont les équipements industriels, les sociétés des services, l'agro-alimentaire... Si l'infrastructure juridique est développée, le climat de confiance s'installe. Comme le Maroc n'est pas le seul pays au monde à vouloir attirer les investisseurs étrangers, il devra faire preuve d'imagination pour se montrer plus attractif, insiste M. André. Outre la concurrence des autres pays, les communes, les régions françaises accordent des facilités à l'investisseur français en lui fournissant des terrains, des bâtiments gratuits, des exonérations de toute sorte. Tous ces avantages pèsent en effet sur le choix de l'investisseur avant de s'aventurer à l'étranger.

Malgré ces avantages, beaucoup cherchent des niches de partenariat dans des créneaux précis. La CFCI vient de recevoir deux demandes de partenariat émanant de France: l'une concerne la fabrication de cafetières et l'autre l'installation d'une fiduciaire. En moyenne, la CFCI reçoit 40 demandes de renseignements par semaine. Souvent, la personne cherche un partenariat commercial dans un premier temps. Etape importante comparée par M. André à la période des fiançailles précédant le mariage: elle permet de se connaître et de se tester avant de passer au partenariat industriel. Pour promouvoir le marché marocain en France, la CFCI s'appuie sur le réseau des chambres françaises avec lesquelles elle organise des journées de présentation du pays avec un exposé général et des rendez-vous individuels avec les entreprises. Celles qui sont intéressées sont regroupées et viennent en prospection au Maroc dans les mois qui suivent. Après une préétude de marché, la CFCI sélectionne les entreprises marocaines pour une rencontre entre partenaires potentiels.

M.C.

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