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    Economie

    Casablanca/Transport en commun
    Les propositions du PDU

    Par L'Economiste | Edition N°:2925 Le 22/12/2008 | Partager

    . Une restructuration de 1,5 milliard de DH à partir de 2009. 90% sur le compte des opérateurs, 10% à débloquer par la villeDevant l’ampleur des défaillances, les autorités casablancaises n’ont qu’une solution: la restructuration. Celle-ci doit être mise en œuvre à partir de 2009 selon un planning d’investissement bien précis. Le financement n’est pas chose facile. Sur le 1,5 milliard prévu, le PDU en met 90% sur le compte des opérateurs et 10% sur celui de la ville. Il faut souligner que l’amélioration des transports collectifs ne se limite pas à une simple restructuration physique du réseau, affirme le rapport de la mission 4 du PDU dont L’Economiste détient une copie. Toute solution qui ne fait pas place aux acteurs concernés (usager, opérateur, administration) est vouée à l’échec. La restructuration vise d’abord l’amélioration de la qualité du service. C’est une responsabilité conjointe de la ville, de l’administration de tutelle et de l’opérateur. La première définit, via le cahier des charges, les termes qualitatifs et quantitatifs de la prestation et en contrôle la réalisation. Mais force est de constater que dans toutes les concessions, le contrôle et le suivi sont les maillons faibles en l’absence de RH qualifiées et de moyens conséquents. Par ailleurs, l’autre contrainte qui pèse sur la restructuration est «l’amélioration de l’équilibre économique de l’exploitation», selon le PDU. Chose qui incombe, certes, à l’opérateur mais aussi à l’autorité délégante et à l’usager à travers le système des tarifs. Le PDU met en garde: «Les investissements en cours nécessitent une couverture des charges sans laquelle les exploitants cesseront les services à plus au moins brève échéance». L’étude du PDU, commanditée par la région au prix de 24 millions de DH, propose quelques solutions. A commencer par la création d’une autorité organisatrice des déplacements. Le principe en a déjà été voté par les conseils locaux. Mais elle n’est pas encore effective.Ensuite, des mesures de restructuration physique du réseau sont également prioritaires. Il faut aussi agir sur la signalétique du réseau, les couloirs réservés et les investissements à réaliser dans le parc. En plus concret, il faudrait à terme arriver à un réseau simplifié de 73 lignes au lieu de 89 et un parc de bus d’un peu plus de 1.000 unités. Il est aussi attendu que la restructuration parvienne à augmenter les trajets de 7,5% pour une plus grande adaptation aux besoins des usagers.


    Déplacements

    LES dépenses effectuées pour les déplacements dans la région de Casablanca atteignent des montants considérables de l’ordre de 14,5 milliards de DH/an. Les ménages y représentent près de 82% et les administrations, 17%. Le reste constitue la part des opérateurs de transport. En termes de modes de transport, 74% des dépenses vont aux véhicules particuliers, 17% aux taxis et uniquement 7% pour les transports en commun. Les deux roues motorisées s’adjugent 2% et l’entretien de voirie 0%. Le PDU indique que les transports publics et les infrastructures n’ont pas reçu des financements adéquats de l’Etat, des collectivités locales ou des opérateurs privés. Ali JAFRY

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