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Affaires

Casablanca
La qualité de l’eau change d’un robinet à l’autre

Par L'Economiste | Edition N°:2386 Le 19/10/2006 | Partager

. La vétusté des réseaux peut altérer le goût . Attention aux installations internes des immeubles!LES Casablancais n’ont pas tous la chance de recevoir à leur robinet une eau aussi pure qu’à sa production. D’un quartier à l’autre et même d’un immeuble à un autre, l’eau a un autre «goût». L’ONEP (Office national de l’eau potable) et la société d’exploitation des eaux d’Oum Er Bia, les deux fournisseurs de Lydec, sont responsables de la potabilité de l’eau à son arrivée aux réservoirs du gestionnaire. C’est à ce dernier d’en assurer ensuite la qualité aux ménages.Pourtant dans plusieurs quartiers, les habitants se plaignent de recevoir une eau altérée qui présente une couleur rougeâtre. Des cas que le concessionnaire affirme avoir traités, notamment à l’Oasis, Anfa, Ben M’sik, Hay Hassani, l’Hermitage, la Cité de l’air, Mabrouka. Zones où Lydec dit avoir découvert des réseaux de distribution vétustes, où rouille et différents résidus altèrent dangereusement la potabilité de l’eau. Le gestionnaire assure que dans tous ces quartiers-là, les branchements ont été complètement renouvelés. Et pour calmer les inquiétudes des consommateurs, la société a dernièrement diffusé des communiqués rappelant les différents mécanismes de contrôle mis en place, notamment le laboratoire d’analyse chargé des enquêtes de proximité et le bureau central de conduite. Ce dernier assure un suivi en temps réel de la qualité de l’eau.Selon le concessionnaire, le taux de conformité global relevé l’année dernière sur différents points de la région de Casablanca est de 99,93%. A noter que le chiffre représente une moyenne qui ne renseigne donc pas sur les zones à problème. Lydec invoque aussi le problème des branchements sauvages pouvant être effectués par des particuliers entre ses réseaux et des sources d’eau non contrôlées, notamment les puits.Par ailleurs, la société pointe toutefois du doigt les installations internes des constructions. Celles-ci peuvent être à l’origine de la détérioration de l’eau après son arrivée aux compteurs. Et là, la responsabilité de Lydec n’est plus engagée. Le problème se pose avec acuité dans des habitations dépassant 4 niveaux. La pression de l’eau au pied d’un l’immeuble à Casablanca ne dépasse généralement pas les quatre barres. Impossible d’assurer un jet plus fort qui mettrait en danger les fondations des constructions. Les régies ont la même contrainte dans les autres villes, indique un spécialiste. Pour relier les étages supérieurs, il revient aux propriétaires des habitations de mettre en place un système de pompage via surpresseur ou encore d’installer une citerne en haut de l’immeuble.Au niveau du gestionnaire et de la Commune, rien n’est envisagé pour intervenir à ce niveau-là. Actuellement, le contrat avec Lydec est en révision au sein du Conseil de la ville concernant les redevances perçues par la société (www.leconomiste.com). Mais rien sur des aspects tout aussi importants que la pression de l’eau par exemple. Pourtant, la situation peut être mieux gérée dans le cas des nouvelles constructions censées offrir des fondations plus solides.


Château d’eau et surpresseur

DEUX options se présentent aux habitants des immeubles de plus de 4 étages: l’installation d’un château d’eau ou la mise en place, plus coûteuse, d’un surpresseur. Le premier procédé consiste simplement à stocker et redistribuer l’eau. Stagnation et changement de l’aspect de l’eau sont des risques qui accompagnent une telle installation. Le second procédé, quant à lui, permet d’augmenter la pression de l’eau via un système de pompage. Pour les deux cas, l’entretien s’impose afin de garantir la potabilité de l’eau, ce que négligent de nombreux propriétaires.Ichrak MOUBSIT

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