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Gestion des services urbains: Peut mieux faire!

Par L'Economiste | Edition N°:2234 Le 15/03/2006 | Partager

. Entre public et privé «qui fait quoi?». Les ressources en eau s’épuiseront dans quatre ans!. Encore trop de difficultés à gérer la pollutionUNE situation «délicate», «peu satisfaisante», c’est dans ces termes-là que l’Agence urbaine de Casablanca (AUC) évoque la gestion des services urbains. Dans son «Projet de diagnostic et enjeux de développement» dévoilé dernièrement (www.leconomiste.com), l’AUC dresse un tableau assez sombre de la gestion de la distribution d’eau et d’électricité, de l’assainissement ou encore de la collecte des déchets. Plusieurs problèmes sont enregistrés concernant les deux premiers volets. L’intervention de plusieurs acteurs ne facilite en rien la tâche. L’exploitation des ressources en eau et leur distribution sont, en effet, assurées par l’Onep (Office national de l’eau potable) dans le secteur rural et Lydec dans les communes urbaines. L’AUC signale, dans ce sens, des problèmes de partage des compétences dans certaines zones de la ville à cause de l’extension rapide de l’urbanisation périurbaine. «Problèmes qu’il convient de clarifier», indique le rapport sans plus de détails. A part la distribution, plusieurs autres problèmes entravent la généralisation de l’eau potable. L’insuffisance des ressources naturelles en tête. Casablanca, comme le confirme le diagnostic, dépend des territoires voisins, les bassins de Bouregreg et de Oum El Rbia surtout. Et pour cause, la ville est caractérisée par un climat assez sec avec une moyenne régionale de précipitations de 400 mm. La nappe phréatique n’arrive pas, pour sa part, à sauver la mise. Elle est, en effet, exploitée, voire surexploitée aléatoirement à cause de pompages particuliers. Les eaux souterraines sont de surcroît polluées (forte contamination bactériologique et azotée). Leur manque de profondeur les rend vulnérables aux rejets industriels et domestiques. Selon l’AUC, plusieurs projets de renforcement de l’alimentation en eau potable sont envisagés et s’attaqueront surtout à l’élargissement des capacités des barrages. Des mesures plus qu’urgentes puisque le rapport met en garde contre le tarissement des ressources en eau d’ici 2010.Le volet du traitement des eaux usées est, quant à lui, délégué à la société française Lydec. Les raccordements aux réseaux d’assainissement ne sont effectués qu’à 50% dans certaines zones de Casablanca et atteignent 90% dans d’autres. Par conséquent, une grande quantité de déchets est directement évacuée dans la nature sans aucun traitement. Le rapport indique, en outre, que 2.400 unités industrielles polluantes ne font aucun effort pour réduire ou désintoxiquer leurs rejets. Le bord de mer reste la première cible de cette pollution. Dans la partie est de la ville (80% des installations industrielles) par exemple, on relève que d’énormes quantités de produits toxiques équivalent de pollution de 6,5 millions d’habitants y sont déversées. Plusieurs plages deviennent, par conséquent, interdites à la baignade. Là encore des projets de constructions de stations de prétraitement sont à l’étude. L’achat du foncier pour accueillir ces structures semble poser problèmes à certaines communes.L’air de la métropole n’est également pas à l’abri de la pollution. Plusieurs rejets atmosphériques sont recensés. La production d’énergie y est pour beaucoup, surtout au niveau de la centrale thermique de Mohammédia où un projet de rénovation est envisagé par l’ONE (Office national de l’électricité). Outre les émissions atmosphériques, la distribution de l’électricité ne semble pas souffrir de grands déséquilibres bien que Casablanca accapare 30% de la consommation nationale d’énergie. Quelques incidents techniques récurrents sont toutefois à signaler. Accidents, incendies et coupures sont parfois causés par l’implantation d’habitat non réglementaire, contraignant les opérateurs à des travaux de déplacement de leurs installations et branchements. Enfin, le rapport de l’AUC se penche sur la gestion «peu satisfaisante» de la collecte des déchets à Casablanca. On apprend dans ce sens que la ville produit plus d’un million de tonnes de déchets domestiques par an. La collecte en est confiée à trois sociétés privées (Sita, Techmed et Segedema). Celles-ci ont trois missions principales: le transfert à la décharge publique, le nettoiement de la voirie et le lavage de quelques boulevards. Déchets verts, gravats et déchets médicaux échappent ainsi à cette organisation, ce qui cause un grand nombre de désagréments aux habitants. Un grand projet est censé améliorer cette gestion prochainement. Il s’agit de la création d’une nouvelle décharge publique qui obéirait cette fois aux normes internationales. Elle devrait ainsi soulager l’unique décharge actuelle de Médiouna qui est arrivée à saturation. Quant aux déchets hospitaliers, dont la collecte nécessite un soin particulier, une expérience est menée actuellement au niveau du CHU. Le ramassage est délégué à une société privée qui a en charge la stérilisation et l’exportation des déchets vers des entreprises spécialisées. Une expérience qui devrait bientôt être généralisée.Ichrak MOUBSIT

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