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Casablanca
Créer un SIG… mais surtout y donner accès!

Par L'Economiste | Edition N°:2245 Le 30/03/2006 | Partager

. Il faut d’abord le finaliser et le mutualiser. Qui pourra en profiter?Casablanca devrait bientôt se munir d’un SIG (Système d’information géographique). En tout cas, la réflexion a déjà été lancée sur les meilleurs moyens de le réaliser. Les décideurs de la ville (wali, maire et présidents des conseils), les représentants de l’Agence urbaine de Casablanca (AUC) ainsi que des établissements de formation et des entreprises privées étaient tous présents pour en débattre lors d’une conférence gracieusement animée par Mohamed Benabid, rédacteur en chef adjoint de L’Economiste. L’objectif était avant tout de prouver l’importance d’un tel système pour la réalisation des ambitions de la ville.En clair, le SIG est une base de donnée, constituée à partir de diverses sources. Il permet de gérer, d’analyser et de présenter des informations géographiques. Autrement dit, ce système peut être défini comme un recueil cartographique. L’apport d’un tel outil n’est pas à démontrer que ce soit pour la réalisation des plans urbains, touristiques, de transport ou pour la gestion du cadastre, grand problème de la capitale économique. Actuellement, à Casablanca, l’organe fédérateur mobilisé pour la réalisation du SIG est l’AUC. Celle-ci est déjà avancée sur les deux volets techniques nécessaires à sa mise en place: les données cartographiques et l’outil informatique. Pour que l’agence puisse assurer ce rôle, il est prévu la création d’une division SIG rattachée au gouverneur directrice de l’agence, Fouzia Imensar.Dans l’immédiat, les responsables du projet se retrouvent face au problème de la rareté des données géographiques, sinon de leur dispersion sur plusieurs organes et parfois même du dépassement ou de l’inexactitude des informations que certaines cartes présentent. Ce qui ne facilite pas la tâche aux responsables du SIG. En effet, au lieu de simplement rassembler des données, il s’agit, d’abord, de les créer.Il est également question d’investir dans du matériel nécessaire: licence des logiciels informatiques, imagerie satellitaire… Des moyens, coûteux, mais que les intervenants comptent bien s’offrir cette fois-ci. Plusieurs expériences, soutenues par des organes étrangers, ont échouées, auparavant, faute de moyens mais aussi de mobilisation.Actuellement, même les universités et les écoles spécialisées seront sollicitées pour contribuer avec les compétences humaines requises.Côté public, Mohamed Sajid, maire de Casablanca, voit en le SIG un «système intelligent» qui, en offrant les mêmes informations à tous les acteurs, devrait permettre une vision unie et cohérente pour la gestion de la ville. Une question pourtant se pose. La manière dont l’information et l’accès au système seront partagés n’est pas encore clairement définie. Côté privé, un SIG détaillé et complet est susceptible d’offrir plus de visibilité aux promoteurs et investisseurs marocains et étrangers. Une autre idée évoquée lors de la rencontre: la mise en place du système GPRS (pour les véhicules notamment). Démarche qui serait facilitée par la clarté des schémas de circulation accessibles via SIG.


La formation

Combinaison des mots géomètre et informaticien, le «géométricien doit avoir cette double» compétence de gérer les données cartographiques via un système électronique. Une filière spécialisée dans cette formation existe depuis 1998 au sein de l’Ecole Hassania des travaux publics à Casablanca. Actuellement, plus d’une quarantaine de lauréats sont déployés sur le marché du travail. Un effectif qui reste assez réduit. Et pour cause, une fois la demande des recruteurs diminue, la filière est mise en veilleuse. Signalons que c’est une formation qui a été développée grâce au partenariat avec une école spécialisée à Paris. Ichrak MOUBSIT

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