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Economie

Casablanca veut se libérer du joug de Rabat

Par L'Economiste | Edition N°:2912 Le 01/12/2008 | Partager

. Trop de dossiers sont gérés à distance. La métropole économique s’oriente vers les services«Si je suis en retard, c’est à cause de la circulation». C’est une façon pour Ahmed Réda Chami, ministre de l’Industrie, du Commerce et des Nouvelles technologies, de critiquer la façon dont sont gérés la mobilité et les déplacements dans la métropole casablancaise. C’était à l’occasion de la conférence des Jeudis de la gouvernance organisée, le 27 novembre, sur le thème «Casablanca, métropole industrielle ou métropole de services? Quel positionnement pour quels objectifs?». Le ministre ne s’est pas contenté de cette remarque adressée indirectement au maire, Mohamed Sajid. Dans le cadre des débats portant sur les investissements, Chami est direct: «Souvent, l’investisseur bloque sur la rigidité des services communaux. Au point qu’il jette l’éponge». La réponse du maire est cinglante: «Si la ville n’est pas gérée comme le veut le citoyen, c’est que des pans entiers de la gouvernance locale sont soumis au bon vouloir des administrations centrales». Il donne, pour exemple, le secteur des taxis que «personne ne peut toucher». Ni les élus, ni le wali n’ont l’autorité de l’organiser ou d’imposer quoi que ce soit, affirme-t-il. Pour lui, les taxis sont gérés par un «système archaïque d’agrément», chasse gardée des autorités centrales. Le patron de la ville a aussi évoqué un autre fiasco, celui de l’Avenue royale. Un chantier géré à distance par les autorités de Rabat et qui, à ce jour, n’a pas avancé d’un pouce. «Le projet de l’Avenue royale, qui aurait pu être un vecteur de restructuration de tout le centre-ville, a été adopté sans associer les acteurs de Casablanca. Pourquoi vouloir faire des emprises de 100 mètres et obliger des milliers de personnes à déménager vers des quartiers dortoir comme Nassim?». Le maire déplore que ce projet ait été entamé sans études précises sur chacun des éléments le composant. Quoi qu’il en soit, aussi bien Sajid, Chami que les autres intervenants sont confiants dans le devenir de la métropole. Hamid Ben Elfadil, directeur du Centre régional des investissements (CRI), confirme le repositionnement de la capitale économique sur l’axe des services, à savoir les métiers de l’offshoring, de l’automobile, de l’aéronautique, de l’électronique. «Ce sont des métiers pourvoyeurs d’emplois. Et nous devons en créer 660.000 postes à l’horizon 2020», précise-t-il. Mais sans pour autant négliger l’histoire productive de la métropole qui s’est basée sur l’industrie. Abdelmalek Kettani, président de la Commission responsabilité sociale des entreprises-CGEM, appelle à un développement harmonieux qui allie l’économique et le social. Mohamed Lasry, membre du directoire de MedZ-CDG Développement, directeur général de Casanearshore et de Technopolis, met en garde: «L’avantage des bas salaires n’est pas un acquis permanent. Il faut développer le service et la qualité». C’est, en effet, dans ce domaine que se joue la concurrence. Ali JAFRY

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