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Economie

Casablanca va instaurer des patrouilles d’hygiène

Par L'Economiste | Edition N°:1898 Le 17/11/2004 | Partager

. Un projet d’arrêté est en cours d’élaboration Les autorités de la ville de Casablanca sont décidées à ne plus tolérer les atteintes à l’hygiène, à l’environnement et à la propreté de la rue. Aussi, les Casablancais doivent-ils faire attention à leur moindre geste sur les lieux publics. Ils ne peuvent plus se débarrasser des déchets comme bon leur semble ni délaisser sur le sol les résidus de construction ni, non plus, étaler leur linge sur d’autres lieux que la terrasse. Ce ne sont là que des exemples d’actes qui vont tomber sous le coup de la nouvelle mesure qui se prépare au Conseil de la ville de Casablanca. Gare donc aux contrevenants, ils auront à payer une amende de 100 DH! Les autorités entendent ainsi remettre en éveil l’ancien «arrêté permanent sur la répression des contraventions aux règlements municipaux d’hygiène et la protection des plantes». A maintes rencontres, le wali du Grand Casablanca, M’Hamed Dryef, et le président du Conseil de la ville, Mohammed Sajid, ont exprimé leur attention de rendre effectives des mesures répressives datant de 1930 et 1952. Des patrouilles d’hygiène feront donc la tournée à la recherche d’éventuels contrevenants.Certes, la base juridique ne manque pas (charte communale de 2002, dahirs de 1958 et 1992 et arrêté fiscal de 2004). Mais auparavant, l’arrêté doit être adopté par le Conseil de la ville. Sinon, ces actes seront dénués de tout fondement légal: «Pour que nos actes soient légaux, les infractions à sanctionner doivent être prévues par arrêté communal», explique Sajid. Lors de sa dernière session d’octobre, l’arrêté municipal permanent était justement parmi les points à l’ordre du jour. Les conseillers l’ont discuté amplement. Mais ils lui ont opposé une fin de non recevoir. Le PJD, qui soutenait la présidence de la mairie et qui fait partie de la majorité, a même été jusqu’à le critiquer. D’autres intervenants l’ont également chargé de reproches. Tout simplement, il est estimé que l’arrêté permanent “ignore totalement la réalité du citoyen casablancais”.En fait, la plupart des dispositions de l’arrêté mettent les Casablancais dans l’embarras. Il est difficile, sinon impossible matériellement, de les respecter. Pour Mustapha Sabik, membre du MP et conseiller à la mairie, «le principe du pollueur-payeur est bien connu. Encore faut-il préciser les modalités d’application selon les contrevenants et le contexte: particuliers ou industriels, quartiers périphériques ou centre-ville».Le PJD est de loin le plus critique. L’intervenant au nom de ce parti a passé au crible tous les articles de l’arrêté. Il en a démontré “l’absurdité et l’irréalisme”. «Certes, l’arrêté est en soi positif, mais pèche par ses excès irréalistes», affirme Mustapha Elhaya. “Les Casablancais n’habitent pas tous dans des villas ou des maisons individuelles pour qu’ils puissent étaler leur linge uniquement sur les terrasses”, poursuit-il. C’est pareil pour les autres dispositions. L’arrêté impose aux habitants de sortir les poubelles une heure avant le passage du camion de collecte et de les récupérer une demi-heure après leur évacuation. Mais comment pourrait-on assurer le respect de cette condition? Qui pourra contrôler cette horlogerie minutieuse? Ne pas doter un immeuble d’une poubelle commune; ne pas y mettre dessus le numéro de l’immeuble et de la rue; déposer des matières solides dans les poubelles ou manipuler les déchets… sont aussi incriminés. Par ailleurs, les habitants sont tenus de nettoyer devant leurs portes avant le passage du «service de la propreté». Au-delà de 8 heures, il leur est interdit d’étaler les draps, couvertures ou autres literies à travers les fenêtres. Secouer les tapis dans la voie publique tombe aussi sous le coup de l’arrêté. Les propriétaires de terrains non bâtis sont également tenus de les clôturer. Bien plus, l’arrêté municipal oblige les Casablancais à peindre leurs maisons de l’intérieur et de l’extérieur et de ravaler leurs façades. Selon la version contestée de l’arrêté, toutes ces infractions sont traitées sur un même pied d’égalité. Elles donnent lieu à une même sanction (100 DH d’amende).Les 40 articles composant l’arrêté ne peuvent nullement être mis en œuvre sans susciter une vive réaction de la part des gens. Ils visent, certes, l’instauration d’un cadre de vie plus agréable, mais sans la coopération des destinataires de l’arrêté, celui-ci restera lettre morte. Les directeurs médecins des bureaux d’hygiène et les receveurs municipaux, responsables de son application, auront à endurer des résistances, tant la première version de l’arrêté est muette sur les modalités d’application.


Histoire de buanderies

Très ambitieux, le projet d’arrêté sur la répression des contraventions aux règlements d’hygiène semble partir sur de mauvaises bases. En effet, il ne prévoit pas de solutions intermédiaires notamment en matière de séchage du linge. Or, la loi impose aux propriétaires, constructeurs et promoteurs immobiliers de doter les habitations de buanderies. Mais rares sont ceux qui se plient à cette loi. Il faut donc que le projet d’arrêté prenne en compte cette contrainte et permette de procéder au contrôle dans les maisons pour voir si oui ou non elles disposent de buanderies! Ali JAFRY

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