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Casablanca: Un quartier dépouillé de son parking à des fins immobilières

Par L'Economiste | Edition N°:1621 Le 13/10/2003 | Partager

. Les habitants du quartier contestent la procédure de cession du terrain . Le plan du lotissement introuvable . Une étrange affaire qui a coïncidé avec la période de flottement postélectoral A leur surprise, les habitants du quartier Sidi Maarouf 6 (rue 70, non loin du souk Koréa) se sont réveillés un jour pour trouver leur parking en chantier. C'est la société “Boqai” qui a clôturé le site. Elle veut y construire un immeuble “R+4”. Les premières démarches des habitants pour récupérer l'espace se sont avérées sans effet. Ils comptent maintenant intenter une action en justice après avoir informé les administrations et les autorités d'El Fida.“Depuis que nous habitons ce quartier, dans les années 70, ce terrain était inconstructible. D'ailleurs, le lotisseur nous a rassurés, à l'époque, qu'un parking était aménagé sur place. Et c'est la raison qui nous a motivé à acquérir nos lots”, indiquent des habitants.Le chantier sur le parking a toutes les apparences d'être légal. Une toute petite plaque affiche le numéro d'autorisation (1166) mais sans aucune date. Ce qui constituerait une infraction. “Normalement, la date d'autorisation doit être affichée”, explique un responsable de l'Agence urbaine. Justement, c'est cette fameuse date qui donne un parfum de scandale. Pour les habitants, l'autorisation de construire aurait été accordée le jour même des élections communales, c'est-à-dire le 12 septembre. “Ce qui laisserait croire que quelqu'un aurait tenté de profiter de la période de flottement consécutive aux dernières communales”. A l'Agence urbaine, c'est une autre date qui est donnée, en l'occurrence le 22 août 2003. Quant aux travaux de construction, ceux-ci ont commencé une semaine après le scrutin, juste quelques jours avant la constitution des bureaux des arrondissements. Tout cela fait croire aux habitants que ces transactions entre le propriétaire (la famille Sebti), la société “Boqai” et la commune El Fida posent beaucoup d'interrogations. A noter que c'est Lamrabet Aghbalou qui présidait la commune El Fida et c'était sous son autorité que l'autorisation a été délivrée. Mais ce président n'a pas été réélu. Et la commune El Fida n'existe plus avec le nouveau découpage communal. C'est l'arrondissement Mers Sultan qui étend sa juridiction sur El Fida. Ce qui complique davantage la situation.Du côté de l'Agence urbaine, on renvoie la balle à la commune: “Nous, on ne donne que l'avis conforme après vérification du dossier. C'est le président de la commune qui autorise la construction”, affirme un responsable de l'Agence. Ce qui reste à trouver dans cette affaire, c'est le plan du lotissement. Ce plan pourrait informer sur la destination initiale du terrain. Mais l'Agence urbaine, n'en disposant pas, renvoie la responsabilité à la commune et aux lotisseurs : “Ce lotissement a été fait avant même la création de l'Agence. On n'a pas le plan de lotissement. C'est la commune ou les lotisseurs qui doivent l'avoir”. Et de poursuivre: “A présent, nous menons nos investigations et l'option de l'arrêt du chantier n'est pas écartée ”. Par ailleurs, auprès du cadastre, L'Economiste a pu relever que le terrain (940m2) objet de construction avait le titre foncier T.16484/34. Toutefois, celui-ci n'a été séparé du titre-mère pour former un titre à part que le 04 décembre 2002. Ce qui veut dire qu'avant cette date, il portait toujours le numéro du titre-mère qui est 9042c. Il est donc clair que l'éclatement avait pour objectif de permettre la cession du terrain faite le 18 février 2003 et inscrite auprès de la Conservation foncière le 10 mars 2003. Les vendeurs que sont Halima Sebti et héritiers (30 héritiers) ont cédé le terrain à la société “Boqai” qui est une SARL représentée par Bouchaïb Boufalah et Mohammed Oqaidi.Ali JAFRY

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