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Casablanca: Trois heures d'attente pour un retard de train

Par L'Economiste | Edition N°:1628 Le 22/10/2003 | Partager

. A Casa-Voyageurs, les usagers n'étaient pas informés, ce qui a créé un grand désordre. En colère, certains ont demandé le remboursement de leurs billets C'est un “incident technique” qui a été à l'origine du retard puis de l'annulation, lundi dernier, du train partant de Fès vers 11 h à destination de Marrakech. Le train était parti à son horaire habituel. Entre Sidi Kacem et Sidi Slimane, il percuta un troupeau de moutons, mais ne s'arrêta pas. Ce n'est qu'à l'approche de la gare de Bouknadel (soit 100 km après) que le machiniste se rendit compte qu'il y avait une défaillance dans le système de freinage. L'accident avait endommagé la conduite générale et cisaillé tout le système; ce qui a provoqué une perte de pression. C'est l'explication qui a été donnée par l'ONCF. Mais au-delà de cet incident technique, c'est la capacité de réaction des services concernés et la célérité dans la prise de décision qui sont remises en cause. L'incident n'aurait pas eu de répercussions majeures, ni provoqué le mécontentement et la colère des usagers si une autre rame avait été acheminée dans des délais acceptables vers la gare de Bouknadel pour prendre en charge les passagers du train en panne. A la gare Casablanca-Voyageurs, on avait annoncé un retard de 50 minutes de ce train qui devait arriver vers 15h 15. Ce retard, un de plus, a fait dire à certains habitués de cette ligne, qu' “il aurait mieux valu changer les horaires pour les adapter aux retards”. Certains voyageurs prirent leur mal en patience et se dirigèrent vers le café de la gare, d'autres essayaient de trouver un téléphone pour avertir, ceux de leurs proches ou amis, qui allaient les attendre dans les gares desservies par ce train qui ne venait pas.16h15. Le train n'est toujours pas là. Les 50 minutes de retard annoncé devinrent 65. Des signes d'impatience commencent à se dessiner sur tous les visages. On s'adresse aux guichets pour savoir ce qui se passe, pour être informé. La même phrase revient, laconique: “on ne sait rien. Nous sommes en train de nous renseigner”.16h 45. Une rame est amenée sur les rails du quai n°2. On annonce aux voyageurs que c'est le train qui va partir pour Marrakech en remplacement de celui habituellement prévu. Les passagers, mécontents mais soulagés, s'engouffrent dans les compartiments avec enfants et bagages. Vingt minutes plus tard, on leur demande d'évacuer ce train car “il ne partait plus pour Marrakech, faute de… locomotive”. C'est ce qui a provoqué la colère de nombreux usagers qui se dirigèrent illico presto vers les guichets et réclamèrent le remboursement de leurs billets. 17h. Les voyageurs qui devaient prendre le train de 17h15 vinrent grossir les rangs des autres usagers. Aucune information ni explication plausibles n'étaient données par les agents de l'ONCF. Des touristes commentaient de manière sarcastique le retard au Maroc: “Depuis deux jours que nous sommes là, nous avons eu droit à tous les retards. Retard de l'avion qui nous a amenés de Paris, du bus qui devait nous conduire à notre hôtel puis celui des trains dont on nous avait pourtant dit beaucoup de bien”. 17h 35. Une voix présentait tant bien que mal les excuses de l'ONCF pour “ce retard indépendant de notre volonté”. Soit donc 2h 25 après la première annonce. Un train arriva enfin vers 17 h 45. C'était celui de 17 h 15 qui avait lui aussi pris du retard. Il débarqua son flot de voyageurs en colère, surtout parmi ceux qui ont raté les correspondances vers l'aéroport Mohammed V et donc leurs vols. Le millier de voyageurs s'entasse dans les wagons. On décida quand même d'en rajouter trois autres. Mais c'était insuffisant et de nombreux voyageurs ont fait le trajet debout après trois heures d'attente sur le quai n° 2.Jamal Eddine HERRADI

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