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Casablanca : Les victimes des inondations de Hay Boujdour relogées

Par L'Economiste | Edition N°:1630 Le 24/10/2003 | Partager

. Les familles sinistrées étaient hébergées depuis janvier 1996 dans des écoles du quartier. Les six écoles ont été évacuées Plus aucune école n'héberge aujourd'hui de sinistrés. A fin septembre 2003, plus de sept cents des familles sinistrées recensées qui avaient souscrit à la formule achat ont été relogées. Les autres ont préféré, pour une raison ou une autre, ne pas adhérer à ce programme et ont cherché à se reloger par leurs propres moyens. Certaines ont choisi de retaper leurs logements plutôt que d'aller vivre dans les quartiers nouveaux (Nassim et Omar Ibn Al Khattab).Les inondations avaient fait, en janvier 1996, des centaines de sinistrés dans le quartier Boujdour dans l'ex-commune de Bouchentouf. Outre les dégâts matériels, de nombreuses familles s'étaient retrouvées dans la rue. Les autorités de l'époque avaient décidé de les loger provisoirement dans des écoles transformées en centres d'hébergement. Les six écoles retenues étaient vides. Ainsi, 859 familles ont été recensées comme sinistrées et avaient reçu la ferme promesse qu'une solution allait être trouvée à leur problème. Les pouvoirs publics avaient entamé, en effet, dès février 1996, une étude technique des structures urbanistiques de ce quartier et une étude socio-économique des ménages qui y résidaient. C'est sur cette base, qu'a été engagée une profonde réflexion autour du sujet de relogement des sinistrés. Réflexion qui a abouti à la signature, dès septembre de la même année, d'une convention entre l'ex-Commune urbaine de Bouchentouf et la Sonadac. Cette dernière allait, aux termes de cette convention, réserver 400 unités pour le relogement des sinistrés. L'Agence nationale pour la lutte contre l'habitat insalubre (ANHI) avait également promis de leur consacrer 250 logements dans la première tranche du projet Omar Ibn Al Khattab, alors que 100 logements supplémentaires allaient être fournis par le projet immobilier de la préfecture d'Ain Sebaâ-Hay Mohammadi.Cette solution, qui avait reçu l'approbation du ministère de l'Intérieur dès octobre 1996, allait donner ses premiers fruits moins de deux ans et demi après. Le 23 mars 1998, il fut procédé à la première remise de clés à certaines familles qui avaient bénéficié du programme Nassim à Sidi Maârouf. Le succès de l'opération dans sa totalité s'était, en quelque sorte, heurté à la situation financière précaire des familles sinistrées. Les logements qui leur avaient été proposés coûtaient entre 170.000 et 230.000 dirhams. Grâce à l'intervention de la Préfecture Al Fida-Derb Soltane, les prix des appartements furent réduits de 50.000 dirhams et donc ramenés respectivement à 120.000 et 180.000 DH. Cette baisse substantielle des prix encouragea les familles sinistrées à acquérir leurs logements, d'autant plus que des modalités de financement fort avantageuses leur ont été accordées par le Crédit immobilier et hôtelier (CIH). Les taux préférentiels, conjugués à la mesure exceptionnelle décidée par le ministère des Finances en septembre 2000, de garantir les crédits contractés auprès de cet établissement par les familles sinistrées, ont donné plus d'élan à l'opération de relogement. Aux familles, totalement démunies et qui ne pouvaient donc s'adresser au CIH pour financer l'achat de leur logement, une solution de location achat fut trouvée avec la Sonadac. Les dossiers de ces familles ont été l'objet de réunions et de discussions entre les différents intervenants dans cette opération, discussions qui aboutirent à l'adaptation de l'échéance-location achat aux conditions des sinistrés. Ces derniers bénéficieront également de taux très bas et recevront la mainlevée sur leur logement dès le règlement de la dernière échéance.Après, tout est allé très vite. Le déblocage de tous les dossiers par le CIH est intervenu en avril-mai 2000 et le processus put connaître une accélération notable. Ainsi, dès décembre 2001, les écoles Annabigha, Ibn Tachfine et Mansour Addahbi furent évacuées de leurs occupants sinistrés. L'évacuation des trois autres est intervenue au fur et à mesure que les logements étaient réceptionnés par leurs nouveaux propriétaires.Jamal Eddine HERRADI

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