×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Economie

Casablanca: Les soldes battent leur plein

Par L'Economiste | Edition N°:2313 Le 06/07/2006 | Partager

. Depuis quelques jours, les boutiques «bradent» leurs articles. Des prix cassés ou juste raisonnables?«LES soldes, c’est quand un article vaut 10 euros, qu’on vend toute l’année à 20 euros et qu’on revend pendant les soldes à 10 euros», un animateur de télévision français tentant de détruire le «culte» des soldes qui «rend fous les acheteurs». Les Marocains aussi commencent dernièrement à apprécier ces périodes de l’année où les vitrines affichent des prix cassés et des réductions allant parfois jusqu’à 80%! Et si ces derniers, contrairement aux voisins du nord, ne se précipitent pas, le premier jour des soldes, devant les magasins et les galeries des heures avant leur ouverture, ils augmentent considérablement leur fréquentation des commerces, comme en témoigne la gérante d’une franchise de prêt-à-porter. Celle-ci explique cette affluence par la baisse des prix mais également par la période de vacances qui permet à la clientèle plus de temps pour le shopping.A l’origine, la tradition des soldes est étrangère aux habitudes marocaines. Elle a été peu à peu importée de l’Occident avec l’installation, à Casablanca notamment, de franchises européennes qui s’alignent sur les stratégies de vente des maisons mères. Mais les réclames de l’été profitent-elles vraiment aux clients ou seulement aux commerçants qui rattrapent leur saison? Les soldes représentent pour certains commerces jusqu’à 40% du chiffre d’affaires annuel. Et pour cause, parfois les clients achètent non seulement par besoin mais, parfois, seulement parce qu’ils sont persuadés de faire de bonnes affaires. Ce qui n’est pas forcément le cas. D’abord parce qu’un grand nombre de magasins changent de vitrine à l’approche des soldes, ressortant les articles des anciennes collections et soldant par-dessus tout les articles qui se vendent le moins. Dans plusieurs boutiques, la mention «articles non soldés» domine dans les rayons. Mais dans l’affaire, une question se pose. Comment les vendeurs parviennent-ils à opérer de telles baisses de prix? Vendraient-ils à perte? Certainement pas! La question posée à plusieurs gérants de magasins n’obtient aucune réponse franche. Ceux-ci se contentent de préciser que «la valeur d’un article ne consiste pas seulement en sa qualité, il y a également le facteur mode qui joue». Aussi les fashion victim qui veulent toujours être à la page doivent payer une sorte de «taxe de luxe». Lors des soldes, les articles retrouveraient ainsi leur valeur réelle.En tout cas, une chose reste sûre, et les habitués du shopping dans le vieux continent le confirment: les soldes marocaines ne sont pas aussi intéressantes en France par exemple. Les réductions sont parfois dérisoires. «Un même article de la même marque est vendu en France à 10 euros (110 DH), au Maroc à 450 DH, ce qui est complètement inacceptable. En l’absence de contrôle, les franchises se permettent tous les abus», s’indigne une cliente.Ichrak MOUBSIT

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc