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Casablanca: Le grand cirque du Conseil de la ville

Par L'Economiste | Edition N°:3513 Le 21/04/2011 | Partager
Crises de nerfs, évanouissements, démissions… les ingrédients
Pour la troisième fois, Sajid reporte la session de février
La métropole paralysée?

A coup de joutes verbales et de gesticulations en tout sens, la session du Conseil de la ville du mardi 19 avril aura été des plus mouvementées. En plein milieu de sa tirade, Mohamed Fahim (sur la photo), élu istiqlalien, est subitement pris d’une crise de nerfs et s’évanouit. Il sera rapidement transféré à l’hôpital

ACCROCHAGES, bagarres verbales, crises de nerfs… et une infinité de points d’ordre ont entaché la session ordinaire de février 2011. Une session dont Mohamed Sajid, président du Conseil de la ville de Casablanca, a tenté, et pour la troisième fois, d’ouvrir les travaux. La salle de réunion était pleine à craquer. Elus, journalistes et citoyens ont tous assisté à cette séance tenue l’après-midi du mardi 19 avril et qui s’est poursuivie jusqu’à 1h30 du matin, mais sans résultat. Reportés par deux fois (le 25 février faute de quorum et le 31 mars à cause de la pagaille semée au conseil), les travaux de cette session ont été encore une fois ajournés. Impossible de les poursuivre, Sajid a levé la séance sous les huées et les critiques de la salle.
Au début, les élus ont ouvert le débat sur la légalité ou non de la tenue de cette session qui coïncide avec celle d’avril 2011. Au cours de la séance du mardi dernier, les points d’ordre se sont succédé à l’infini jusqu’à ce que les élus décident enfin d’aborder la question du compte administratif de l’exercice 2010. Celui-ci, rappelons-le, constitue le principal point de discorde, sur les 15 points à l’ordre du jour.
Comme cela est prévu par la Charte communale, ce n’est ni le président du Conseil de la ville, ni l’un des membres du bureau qui doit présider le débat sur le compte administratif. Ainsi, il a été convenu, toujours au cours de la séance du mardi, de confier cette mission à Abdelaziz Nacer, président de l’arrondissement Hay Mohammadi et élu du parti de l’Union constitutionnelle. Une décision qui a été vivement contestée par les deux élus istiqlaliens, Hassan Moumen et Mohamed Fahim. Ce dernier, en plein milieu de sa tirade, est subitement pris d’une crise de nerfs et s’évanouit. Il sera rapidement transféré à l’hôpital. Choquée, l’équipe du Rassemblement national des indépendants (RNI) a annoncé sa démission collective bien que cette formation fait partie de la majorité de Sajid. «Nous avons pris cette décision parce que nous ne pouvons plus défendre les intérêts des Casablancais dans de telles conditions», indique un élu du RNI. Bouleversé et ne sachant plus à quel saint se vouer, Sajid décide donc de lever cette séance «extraordinaire». A l’heure où nous mettions sous presse, une réunion devait se tenir avec la présidence du RNI. Le parti avait aussi prévu d’organiser, hier mercredi, une conférence de presse pour donner les raisons de cette décision.

Bouchra SABIB

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