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Casablanca: Des dos d’âne mais pas n’importe comment!

Par L'Economiste | Edition N°:2250 Le 06/04/2006 | Partager

. Il s’agit aussi, selon les autorités, de protéger les piétons . Les automobilistes râlentLA Commune urbaine de Casablanca a déclaré la guerre à l’excès de vitesse! Actuellement, circuler dans la capitale économique, c’est comme faire un petit tour en montagnes russes, une course 100 m haies… Les métaphores ne manquent pas pour qualifier ce phénomène de ralentisseurs (communément appelés dos d’âne ou plus communément encore «gendarmes couchés») qui envahissent les boulevards de la ville et contraignent les plus pressés des conducteurs à ralentir.Automobilistes et motards tempêtent contre ces obstacles qui ont chamboulé leurs habitudes de conduite. «Mes amortisseurs ne tiendront pas longtemps! Et puis, ce ne sont même pas des cassis, comme on nous l’apprend dans le code de la route, ce sont des montagnes!» s’exclame un taximan. Un autre conducteur est, pour sa part, remonté contre le peu de communication et surtout le manque de signalisation qui devait accompagner la mise en place de ces obstacles: «Je ne sais pas s’ils poussent pendant la nuit! En tout cas, avec ma petite voiture, j’ai failli être renversé une fois sur le boulevard de la corniche en en franchissant un sans ralentir parce que je n’en connaissais pas l’existence». Plusieurs autres conducteurs se plaignent, par ailleurs, de la succession de ces ralentisseurs: «Il est possible d’en trouver jusqu’à 6 successifs sur une petite distance! C’est frustrant pour le conducteur et fatal pour les voitures», indique un garagiste. Il faut dire que l’état détérioré du parc automobile marocain ne fait que compliquer la situation. Pour un vieux véhicule, franchir un ralentisseur est une véritable épreuve.Et pourtant, la ville semble bien déterminée à continuer sur sa lancée. La généralisation de la mise en place des ralentisseurs se poursuivra. «Il en va de la sécurité des piétons. Et c’est, en outre, le moyen le plus efficace de pénaliser la vitesse», souligne Abderrahman Bricha, chargé de la division des Infrastructures à la Commune urbaine de Casablanca. «Mais dans notre choix de mettre en place ce système, nous n’avons pas négligé la sécurité des conducteurs en optant pour des ralentisseurs plutôt que des dos d’âne car plus larges et moins élevés. La forme ainsi que les couleurs choisies -ocre et blanc- ont été définies pour offrir plus de visibilité aux automobilistes». Le coût de la mise en place de ce dispositif reste, par ailleurs, indéfini. La commune explique que l’installation des ralentisseurs est intégrée dans les budgets des divers projets d’infrastructures. Les ralentisseurs sont installés en face des établissements scolaires et aux abords des ronds-points, pour garantir la sécurité des écoliers et des piétons dans les zones à haut trafic. Une manière également de compenser le peu d’importance qui leur est accordée dans le cadre des plans de déplacement. Feux de signalisation et balises donnaient depuis toujours la priorité à la fluidité de la circulation, poussant les passants à traverser aléatoirement les rues. Le choix d’équiper les routes de ralentisseurs est toutefois motivé par un autre objectif. Celui de mettre en place progressivement un système de ronds-points giratoires en remplacement de la gestion par feux. Un système qui s’intègre, d’ailleurs, parfaitement dans la logique de priorité à la fluidité routière. Et pour cause, il consiste à céder le passage au véhicule déjà engagé dans le rond-point, la priorité à droite étant supprimée. Une signalisation spéciale accompagne cependant un tel mode de gestion afin de prévenir le désordre. Ce système est courant en Europe, mais complètement étranger aux habitudes de conduite marocaines. Il peut certes s’avérer plus efficace, comme il peut essuyer un échec retentissant sans la sensibilisation qui va avec. Or, jusqu’à présent, la communication brille par son absence. Pour changer la donne, il faudra d’abord changer la mentalité toujours présente au sein de l’administration publique, qui continue à considérer la communication comme un luxe qu’elle ne peut se permettre.


Un avenir meilleur?

LE plan de déplacement urbain promet monts et merveilles aux désespérés de l’infernale circulation casablancaise (cf. www.leconomiste.com). En termes de sécurité routière, des recommandations spéciales seraient adoptées, selon Bricha. Un plan d’action devrait être mis en place. Il visera, entre autres, le renforcement des infrastructures. Ainsi, des caméras devraient bientôt remplacer les policiers aux carrefours. Un tel dispositif vise la gestion des feux non plus par laps de temps, mais selon le trafic. Les caméras, qui seront reliées entre elles par ordinateur, permettront, par ailleurs, de synchroniser les feux. Un conducteur devrait trouver tous les feux verts à son passage à condition qu’il respecte la vitesse réglementaire… Fluidifier le trafic reste incontestablement le souci majeur des responsables. Les ralentisseurs, dont la généralisation est inévitable, ne sont finalement là que pour limiter les dégâts. D’autres décisions en faveur de la protection du piéton restent pour leur part difficile à prendre, comme la piétonisation des zones commerçantes par exemple.Ichrak MOUBSIT

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